vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2120887 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | JAKOB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2021, Mme A C, représentée par Me Jakob, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du ministre de l'Europe et des affaires étrangères de ne plus la recruter au poste de chercheur à l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain et portant recrutement de la candidate classée en deuxième position ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'Europe et des affaires étrangères de poursuivre son processus de recrutement sur le poste envisagé et de l'installer sur ce poste ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'est pas en mesure de produire les décisions contestées, le ministère ne lui ayant pas transmis la décision de rejeter sa candidature ni celle de recruter une autre candidate sur ce poste, malgré ses demandes en ce sens ;
- le ministre, en rejetant sa candidature, a entaché sa décision d'un vice de procédure et d'erreur de droit ;
- aucune condition de nationalité ne peut être imposée pour le recrutement sur ce poste ; une telle discrimination sur l'accession à un emploi public, fondée sur la nationalité, est irrégulière.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 avril 2023, la ministre de l'Europe et des affaires étrangères conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 30 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 30 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2000/78/CE du 27 novembre 2000 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 ;
- l'accord-cadre entre le ministère de l'Europe et des affaires étrangères et le CNRS conclu le 14 mars 2018 ;
- l'accord relatif à l'organisation des instituts de recherche français en méditerranée relevant du ministère des affaires étrangères conclu le 5 décembre 2000 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Kanté, première conseillère,
- les conclusions de M. Thulard, rapporteur public,
- et les observations de Mme B, représentant le ministre.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, née à Palerme le 16 avril 1979, de nationalité italienne, docteur en anthropologie et en sociologie, a candidaté, en octobre 2020, à l'obtention d'un poste de chercheur contractuel à l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) à Tunis. Ce poste était à pourvoir à compter du 1er septembre 2021. Il a été proposé à la candidate classée en deuxième position qui, ayant accepté cette proposition, a signé son contrat le 20 octobre 2021 et pris ses fonctions à l'IRMC le 1er janvier 2022. Mme C doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision implicite de rejet du ministre de l'Europe et des affaires étrangères (MEAE) de ne pas la recruter au poste de chercheur à l'IRMC et de la décision de recruter la candidate classée en deuxième position.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes des stipulations de l'article 6.2 de l'accord relatif à l'organisation des instituts de recherche français en méditerranée relevant du ministère des affaires étrangères conclu le 5 décembre 2000 : " Les personnels scientifiques, recrutés sur poste de titre III du ministère des affaires étrangères, sont des enseignants-chercheurs ou chercheurs titulaires, français ou étrangers, exceptionnellement docteurs non titulaires de l'enseignement supérieur ou d'un organisme de recherche. Ils sont recrutés pour deux ans, renouvelables pour une année et exceptionnellement pour une quatrième année. Ils reçoivent une lettre de mission signée par le directeur après avis du conseil scientifique ". Aux termes du point 5.2 de cet accord modifié dans le cadre de la réforme des centres de recherches en sciences sociales et humaine du pourtour du bassin méditerranéen : " Le conseil [scientifique] émet un avis motivé sur les compétences scientifiques de chaque candidat aux postes de directeurs. Il a pour fonction () d'auditionner et de proposer au ministère des affaires étrangères la nomination des candidats directeurs des études, chercheurs et boursiers, de donner son avis sur les lettres de mission des chercheurs signées par les directeurs () Le conseil se réunit une fois par an. Le conseil ne délibère valablement que si la moitié des membres sont présents. Les votes sont acquis à la majorité simple des membres présents. Les directeurs des instituts participent au conseil scientifique avec voix consultative ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 4 de l'accord-cadre entre le ministère de l'Europe et des affaires étrangères et le CNRS conclu le 14 mars 2018 : " Les personnels sont affectés par le CNRS à l'USR ou par le MEAE à l'(aux) IFRE constitutifs d'une UMIFRE () Chaque partie gère les demandes de passeports de service de ses personnels. () Chaque partie associe l'autre aux procédures de sélection des candidatures. A l'issue de ses campagnes de mobilité interne, le CNRS informe le MEAE de la nomination des chercheurs qu'il affecte dans les USR constitutives du Dispositif UMIFRE. Le CNRS participe à l'ensemble de la procédure de recrutement des directeurs et des chercheurs recrutés par le MEAE, au travers des bureaux des conseils scientifiques et des conseils scientifiques compétents, ainsi qu'au travers du comité d'orientation stratégique, lesquels sont définis à l'article 6 du présent accord. Le comité d'orientation stratégique se prononce, notamment, sur la nomination des directeurs d'IFRE ". Aux termes de l'alinéa 3 de l'article 6.2 (Les conseils scientifiques), " () auditionnent les candidats aux postes de directeur et de chercheurs affectés aux IFRE par le MEAE. Ils émettent un avis motivé sur les compétences scientifiques de chaque candidat au poste de directeur d'IFRE et de chercheur affecté par le MEAE et proposent aux parties un classement des candidats ".
4. Il résulte de ces stipulations, que le conseil scientifique des unités mixtes des instituts français de recherche à l'étranger (UMIFRE), chargé d'auditionner les candidats présélectionnés par le bureau du conseil scientifique intervient dans le processus de recrutement des chercheurs des instituts français de recherche à l'étranger (IFRE) en émettant à l'issue des auditions un avis sur les compétences scientifiques des candidats et en procédant à un classement. Le MEAE demeure toutefois l'autorité de recrutement des chercheurs des UMIFRE. Il n'est donc pas lié par le classement proposé par le conseil scientifique et n'est pas tenu de recruter le candidat classé en première position par celui-ci. Ainsi, c'est sans méconnaître les règles de procédure qu'il avait établies dans le cadre de ces accords, que le ministre des affaires étrangères a pu décider de recruter la candidate classée en deuxième position sur le poste de chercheur à l'IRMC de Tunis, au détriment de Mme C classée en première position, à l'issue des auditions par le conseil scientifique. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure et de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
5. En deuxième lieu, Mme C fait valoir que la décision de ne pas la recruter au poste de chercheur contractuel à l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) à Tunis, malgré la qualité de son dossier de candidature, bien qu'elle ait été placée en première position à l'issue de son audition le 8 février 2021 par le conseil scientifique, est liée à sa nationalité italienne.
6. Aux termes de l'article 4 de la loi du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations : " Toute personne qui s'estime victime d'une discrimination directe ou indirecte présente devant la juridiction compétente les faits qui permettent d'en présumer l'existence. Au vu de ces éléments, il appartient à la partie défenderesse de prouver que la mesure en cause est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles ".
7. Si de manière générale, il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction, cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
8. En l'espèce, Mme C qui s'estime victime de discrimination fait valoir que la problématique liée à sa nationalité s'était déjà posée lors du dépôt de sa candidature, le ministère ayant refusé, dans un premier temps, de présenter son dossier au conseil scientifique en raison de sa nationalité italienne qui l'empêcherait d'obtenir un passeport de service et donc de bénéficier de la protection consulaire renforcée qu'offre ce document, avant de se raviser, par la suite. Elle produit, à l'appui de ses allégations, un message interne du 29 janvier 2021 des services du MEAE relatant cet état de fait ainsi qu'un message du 10 juin 2021 de ces mêmes services faisant état de l'agrément par la direction des ressources humaines (DRH) et l'ambassade de France en Tunisie de sa candidature au poste de chercheuse affectée à l'IRMC de Tunis sous contrat MEAE. Ce dernier message précisant qu'en tant que ressortissante d'un autre pays que la France, elle ne pourra être détentrice d'un passeport de service et qu'en conséquence sur instruction formelle de l'ambassade de France à Alger, elle ne pourra se rendre dans ce pays afin d'y mener d'éventuelles recherches, son terrain d'étude devant donc se concentrer exclusivement sur la Tunisie. Ce courriel précise également que l'intéressée, avertie dans les plus brefs délais par la direction des ressources humaines (DRH) du ministère, avait bien été retenue sur l'emploi de chercheuse MEAE à Tunis.
9. Mme C, qui a vu le poste de chercheur contractuel à l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) à Tunis être proposé à une autre candidate le 20 octobre 2021, pourtant moins bien classée qu'elle à l'issue de l'audition du conseil scientifique du 8 février 2021 en a déduit, eu égard à ce qui précède, que sa candidature avait été écartée en raison de sa nationalité italienne. Les éléments de fait qu'elle produit doivent être regardés comme permettant de faire présumer l'existence d'une telle discrimination. Par suite, il appartient à la partie défenderesse d'établir que la décision de rejet de sa candidature reposait sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination.
10. L'administration fait valoir en défense que si la nationalité italienne de Mme C a été évoquée dans le cadre du processus de recrutement, c'est sous l'angle de la sécurité et du bon fonctionnement du service au regard de l'exécution de sa mission de chercheur. Mme C n'étant pas de nationalité française, elle ne pouvait se voir délivrer, eu égard à la législation en vigueur, de passeport de service, lequel, selon le ministère, se justifie dans certains Etats, par des considérations sécuritaires, administratives ou politiques et constitue de facto une protection pour son détenteur. L'absence de possibilité de se voir délivrer ce passeport, détenu par la précédente titulaire du poste pour l'exercice de ses missions était donc susceptible d'entraver ses travaux de recherche notamment ceux nécessitant de se rendre en Algérie ou en Lybie.
11. S'il ressort des pièces du dossier, et notamment de la réponse de l'ambassadeur de France en Tunisie, interrogé par la DRH du ministère sur le risque encouru par un chercheur de l'IRMC qui ne disposerait pas de passeport de service, que l'absence d'un tel passeport n'exposait le chercheur à aucun risque sécuritaire en Tunisie, il pouvait cependant l'exposer à un risque sécuritaire en cas de déplacement en Algérie et en Lybie qui font partie du périmètre de recherche de l'IRMC et du projet de recherche de Mme C. Les services de l'ambassade de France à Alger, également consultés, indiquent la nécessité pour le chercheur recruté de détenir un passeport de service " indispensable pour franchir sereinement la frontière " alors que la sous-direction de l'enseignement supérieur et de la recherche confirme dans un courriel du 22 juin 2021 adressé à la DRH du ministère qu'" aucun déplacement en Algérie n'était possible en l'absence de passeport officiel ".
12. Dans ces conditions, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères a pu estimer eu égard aux risques pour la sécurité du titulaire du poste et aux exigences de sa mission que la détention d'un passeport de service constituait une exigence professionnelle essentielle et déterminante et proportionnée à des objectifs légitimes de sécurité de l'agent et de bon fonctionnement du service.
13. L'administration fait valoir, en outre, que si les candidatures de Mme C classée en 1ère position, à l'issue de son audition par le conseil scientifique et de la candidate classée en 2ème position et finalement retenue pour le poste étaient très bonnes, celle de cette dernière candidate était davantage en adéquation avec le profil recherché pour le poste.
14. Il ressort, en effet, des pièces du dossier que, du point de vue de l'expérience professionnelle, la candidate classée en deuxième position présentait un profil académique " junior " généralement attendu sur ce type de poste, les postes de chercheurs dans le réseau des UMIFRE étant principalement destinés à la valorisation des travaux des chercheurs en début de carrière ainsi que l'a rappelé l'un des membres du conseil scientifique. Or, le profil de Mme C, forte d'une expérience de plus de quinze années dans son domaine de recherche, correspondait davantage à celui attendu sur des postes de direction. La candidate classée en deuxième position, présentait, par ailleurs, un profil de politiste, attendu sur le poste de chercheur à l'IRMC et permettant de diversifier les profils des chercheurs au sein de l'Institut, ainsi qu'il ressort des pièces du dossier, les UMIFRE souffrant, de manière générale, d'un manque de politologues. Or, Mme C étant anthropologue, la recruter aurait eu pour effet de n'avoir que des chercheurs issus de cette même discipline au sein de l'IRMC. Enfin, si les projets d'étude des deux candidates ont reçu un avis très favorable, les deux candidates ayant obtenu les notes maximales sur la qualité du projet de recherche et la pertinence de leur candidature, le projet d'étude de la candidate classée en deuxième position, dotée d'une meilleure évaluation que celle de Mme C sur le critère de l'excellence scientifique du candidat, davantage orienté vers l'Algérie conformément aux axes de recherche définis par la directrice de l'IRMC, était celui qui selon celle-ci " répond le plus aux besoins de l'IRMC en termes de stratégie de recherche ".
15. Il résulte de ce qui précède que les éléments produits par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères en défense permettent d'établir que la décision d'écarter la candidature de Mme C repose sur des éléments objectifs liés au bon fonctionnement du service, voire à la sécurité de la titulaire du poste et aux exigences de sa mission, étrangers à toute discrimination. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que cette décision est entachée d'erreur de droit et à en demander pour ce motif l'annulation.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des décisions du ministre de l'Europe et des affaires étrangères de ne pas recruter Mme C au poste de chercheur à l'IRMC et de recruter la candidate classée en deuxième position doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions présentées à ce titre doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme C doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Riou, présidente,
Mme Kanté, première conseillère,
M. Coz, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
La rapporteure,
C. KantéLa présidente,
C. Riou
La greffière,
V. Lagrède
La République mande et ordonne à la ministre de l'Europe et de affaires étrangères en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026