vendredi 24 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2121353 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | ROJANO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 8 octobre 2021, 28 novembre 2021, 26 février 2022, 17 mars 2022, 12 août 2022, 28 octobre 2022, 14 novembre 2022, 16 novembre 2022 et 17 novembre 2022, et des mémoires enregistrés les 5 décembre 2022, 11 janvier 2023 et 2 février 2023 mais non communiqués, Mme A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2021 par lequel le ministre des solidarités et de la santé l'a placée en congé de longue durée d'office pour pathologie contractée hors du cadre de ses fonctions, pour une période de six mois à compter du 21 juillet 2021 jusqu'au 20 janvier 2022 ;
2°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles le ministre des solidarités et de la santé a rejeté ses demandes des 27 mars 2019 et du 6 juin 2019 par lesquelles elle sollicitait sa réintégration anticipée, à la suite de son détachement ;
3°) d'enjoindre au directeur des ressources humaines du ministère des solidarités et de la santé de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, de la replacer rétroactivement en position d'activité sur la période du 21 juillet 2021 au 20 janvier 2022 inclus, de la réintégrer sur un poste correspondant à son grade et à ses compétences et de reconstituer sa carrière de manière rétroactive ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 15 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision la plaçant d'office en congé de longue durée est entachée de vices de procédure ; la décision a été prise sans qu'elle ne soit informée au préalable de la mise en œuvre de cette procédure ; elle n'a pas été informée de la tenue du comité médical ministériel des affaires sociales du 21 juillet 2021 en méconnaissance des dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ; par ailleurs, la composition du comité médical du 21 juillet 2021 est irrégulière ;
- elle n'est pas motivée eu égard aux dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration
- elle est entachée d'un vice d'incompétence ;
- l'arrêté du 19 août 2021 est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir, constituant une sanction disciplinaire déguisée ;
- les décisions implicites par lesquelles l'administration a refusé de la réintégrer sont entachées d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle n'a pas reçu de réponse écrite et circonstanciée à sa demande de réintégration du 27 mars 2019 et n'a reçu aucune information sur le déroulement et le compte rendu de la commission administrative paritaire qui s'est tenue le 23 mai 2019 ;
- elle n'a jamais reçu communication des motifs des décisions implicites de rejet des 2 juin et 6 août 2019 à sa demande de réintégration, malgré une demande de communication des motifs ; l'article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires a donc été méconnu ;
- elle n'a pas reçu de réponse aux nombreux courriers adressés à l'administration relatifs à son statut de fonctionnaire et à ses droits, notamment à ses droits à congés restants ;
- il est porté atteinte à ses libertés fondamentales ;
- il existe des incohérences et des irrégularités dans le traitement de sa requête en référé suspension.
Par des mémoires en défense enregistrés les 1er juillet 2022 et 27 octobre 2022, la ministre de la santé et de la prévention conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté du 19 août 2021 :
- le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte manque en fait ;
- le moyen tiré de la composition irrégulière du comité médical du 21 juillet 2021 au regard de l'article 5 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 n'est pas fondé ;
- le moyen tiré du défaut d'information quant à la procédure de placement en congé de longue maladie manque en fait ;
- le moyen tiré du défaut de motivation est inopérant dès lors que la décision plaçant un agent public en congé de longue maladie n'a pas à être motivée ;
- le moyen tiré de l'absence de communication des motifs des décisions implicites des 2 juin et 6 août 2019 doit être écarté ;
- le moyen tiré du défaut d'information quant aux droits à congé restants de l'intéressée est inopérant contre la décision attaquée ;
- le moyen tiré de la sanction disciplinaire déguisée n'est pas fondé ;
- les moyens tirés des erreurs de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation entachant l'arrêté du 19 août 2021 au regard des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986 et de l'article 34 (3° ou 4°) de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique d'Etat ne sont pas fondés ;
- le recours introduit le 8 octobre 2021 pour contester le refus implicite né le 28 mai 2019 est tardif ;
- les décisions implicites de rejet des divers courriels et courriers de Mme B à destination de la direction des ressources humaines ne présentent pas de caractère décisoire et ne font pas grief ; les conclusions tendant à leur annulation sont donc irrecevables ;
- les conclusions tendant à obtenir réparation des préjudices subis du fait de l'arrêté du 19 août 2021 et des décisions implicites de rejet nées de ses multiples et diverses demandes de nature à porter atteinte à ses libertés fondamentales doivent être rejetées ;
- l'ordonnance n° 2121347 du 18 février 2022 prise par le juge des référés du tribunal administratif de Paris n'est pas susceptible de faire l'objet d'un appel devant le tribunal ; les conclusions de la requérante tendant à sa " révision " doivent donc être rejetées ;
- les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées, l'administration n'ayant pas commis d'irrégularité en plaçant Mme B en congé de longue durée d'office pour une durée de 6 mois à compter du 21 juillet 2021 jusqu'au 20 janvier 2022 inclus pour une pathologie contractée hors du cadre de ses fonctions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Kanté, première conseillère ;
- et les conclusions de Mme Lambrecq, rapporteure publique.
Une note en délibéré présentée par Mme B a été enregistrée le 9 mars 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Mme Térésa Artigny, secrétaire administrative de classe normale relevant des ministres chargés des affaires sociales, affectée au sein de l'administration centrale, a été placée en congé de longue durée à plein traitement du 1er janvier 2016 au 30 juin 2016, puis maintenue dans cette position du 1er juillet 2016 au 31 décembre 2016. Détachée pour un an, à compter du 1er octobre 2018, au ministère de l'agriculture auprès de l'Institut des sciences et industrie du vivant et de l'environnement, AgroParisTech, elle a, par courrier du 27 mars 2019, puis par courrier du 6 juin 2019, sollicité sa réintégration anticipée, au 1er juin 2019, auprès du ministère des solidarités et de la santé, lequel n'a pas répondu à sa demande. Par un arrêté du 24 septembre 2019 du ministre des solidarités et de la santé, il a été mis fin à son détachement sur sa demande, à compter du 1er octobre 2019. Mme B a alors été réintégrée dans le corps des secrétaires administratifs relevant des ministères sociaux et placée en instance d'affectation. Par un arrêté du 19 août 2021 du ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion et du ministre des solidarités et de la santé, sur proposition du directeur des ressources humaines et après avis du comité médical du 21 juillet 2021, Mme B a été placée en congé de longue durée d'office pour une période continue de six mois à compter du 21 juillet 2021 jusqu'au 20 janvier 2022 inclus. Mme B demande, dans le dernier état de ses écritures, l'annulation de l'arrêté du 19 août 2021 ainsi que l'annulation des décisions implicites de rejet de ses demandes des 27 mars et 6 juin 2019 par lesquelles elle sollicitait sa réintégration effective sur un poste correspondant à son grade et à ses compétences, à la suite de son détachement auprès du ministère de l'agriculture. Elle demande, en outre, qu'il soit enjoint au directeur des ressources humaines du ministère des solidarités et de la santé de réexaminer sa situation, de la replacer rétroactivement en position d'activité sur la période du 21 juillet 2021 au 20 janvier 2022, de la réintégrer sur un poste correspondant à son grade et à ses compétences et de reconstituer sa carrière de manière rétroactive.
Sur la recevabilité des conclusions tendant à l'annulation des décisions implicites de rejet des demandes des 27 mars 2019 et 6 juin 2019 :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée " et aux termes de l''article R. 421-2 du même code, applicables aux décisions attaquées : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. () La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête. ". Aux termes de l'article R. 421-5 de ce code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation. ". Toutefois, l'article L. 112-2 du même code dispose que les dispositions de cet article " ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents ".
3. Par courriers des 27 mars 2019 et 6 juin 2019, Mme B a sollicité sa réintégration anticipée auprès du ministère des solidarités et de la santé. Ces courriers adressés en recommandé avec accusé de réception ont été reçus les 2 avril 2019 et 12 juin 2019 par les services du ministère des solidarités et de la santé. Par suite, la requête ayant été enregistrée au tribunal, le 8 octobre 2021 et la demande de l'intéressée, agent public, auprès de son administration, ne devant pas faire l'objet d'un accusé de réception comportant les indications exigées par la réglementation, les conclusions de Mme B en excès de pouvoir tendant à l'annulation des refus de la réintégrer de manière anticipée étaient tardives et doivent donc être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 août 2021 portant placement d'office de l'intéressée en congé de longue durée :
4. Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique d'Etat : " Le fonctionnaire en activité a droit : () " 4° A un congé de longue durée, en cas de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite ou déficit immunitaire grave et acquis, de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement. () ". Et aux termes de l'article du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime des congés maladie : " Il est institué auprès de l'administration centrale de chaque département ministériel un comité médical ministériel ().Ce comité comprend deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, pour l'examen des cas relevant de sa qualification, un spécialiste de l'affection pour laquelle est demandé le bénéfice du congé de longue maladie ou de longue durée prévu à l'article 34 (3e et 4e) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. Un suppléant est désigné pour chacun de ces membres ". Selon l'article 7 du même décret : " Les comités médicaux sont chargés de donner à l'autorité compétente, dans les conditions fixées par le présent décret, un avis sur les contestations d'ordre médical qui peuvent s'élever à propos () de l'octroi et du renouvellement des congés de maladie, de longue maladie et de longue durée et de la réintégration à l'issue de ces congés. Ils sont consultés obligatoirement en ce qui concerne: () 2. L'octroi des congés de longue maladie et de longue durée ; 3. Le renouvellement des congés de longue maladie et de longue durée ; 4. La réintégration après douze mois consécutifs de congé de maladie ou à l'issue d'un congé de longue maladie ou de longue durée ; () Le secrétariat du comité médical informe le fonctionnaire : - de la date à laquelle le comité médical examinera son dossier ; - de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de faire entendre le médecin de son choix ; - des voies de recours possibles devant le comité médical supérieur. L'avis du comité médical est communiqué au fonctionnaire sur sa demande. Le secrétariat du comité médical est informé des décisions qui ne sont pas conformes à l'avis du comité médical ". Enfin aux termes de l'article 9 de ce décret : " Le comité médical supérieur, saisi par l'autorité administrative compétente, soit de son initiative, soit à la demande du fonctionnaire, peut être consulté sur les cas dans lesquels l'avis donné en premier ressort par le comité médical compétent est contesté ".
5. En l'espèce, Mme B, qui dans son mémoire du 12 août 2022 reconnaît " avoir été convoquée à une expertise médicale prévue le 15 juillet 2021 faisant suite à la demande de l'administration de mise en congé d'office ", mais " ne s'y être pas rendue eu égard au contexte entourant cette convocation qui violait manifestement ses droits ", ne peut sérieusement soutenir qu'elle n'a pas reçu le courrier du 9 juillet 2021 qu'elle joint à ses écritures la convoquant à cette expertise médicale du 15 juillet. Elle n'est ainsi pas fondée à soutenir qu'elle n'a pas été informée de la mise en œuvre de la procédure de placement d'office en congé de longue maladie envisagée par l'administration. Il ne ressort cependant d'aucune des pièces du dossier que Mme B ait été informée, conformément aux dispositions précitées, de la date à laquelle le comité médical qui s'est réuni le 21 juillet 2021 examinerait son dossier, de ses droits concernant la communication de son dossier et de la possibilité de faire entendre le médecin de son choix ainsi que des voies de recours possibles devant le comité médical supérieur. Elle est ainsi fondée à soutenir que l'arrêté du 19 août 2021 méconnaît les dispositions précitées et qu'il est entaché d'un vice de procédure l'ayant privée d'une garantie.
6. En outre, si l'administration affirme que deux médecins étaient bien présents lors de la séance du comité médical du 21 juillet 2021, le Dr D et le Dr C, elle ne le démontre pas par les pièces qu'elle produit. Le courriel du 6 janvier 2021 du Dr C confirmant sa disponibilité aux dates du calendrier prévisionnel des séances du comité médical ministériel qui lui étaient proposées, ne permet pas de confirmer sa présence à la séance du comité médical du 21 juillet 2021, alors que le procès-verbal de cette séance, signé du seul Dr D, son président, ne fait mention que de la présence de ce dernier lors de cette réunion du 21 juillet 2021. L'administration ne peut utilement soutenir, dans ces conditions, qu'il s'agirait là d'une erreur matérielle. Par suite, Mme B est également fondée à soutenir que la décision du 19 août 2021 méconnaît les dispositions précitées en ce que la composition du comité médical ministériel dans sa séance du 21 juillet 2021 était irrégulière et qu'elle a ainsi été privée d'une garantie.
7. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués, Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 19 août 2021 par lequel le ministre des solidarités et de la santé l'a placée en congé de longue durée d'office pour une période de six mois à compter du 21 juillet 2021 jusqu'au 20 janvier 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Le présent jugement implique nécessairement, eu égard au motif de l'annulation retenu, qu'il soit procédé au réexamen de la situation de Mme B, après saisine du comité médical, dans un délai de trois mois à compter de sa notification.
Sur les frais liés au litige :
9. Il y a lieu, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat, partie essentiellement perdante dans la présente instance, le versement à Mme B d'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 19 août 2021 du ministre des solidarités et de la santé plaçant en congé de longue durée d'office Mme B pour une période de six mois à compter du 21 juillet 2021 jusqu'au 20 janvier 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de procéder au réexamen de la situation de Mme B, après saisine du comité médical, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Mme B une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la ministre de la santé et de la prévention.
Délibéré après l'audience du 6 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Riou, présidente,
Mme Kanté, première conseillère,
M. Coz, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2023.
La rapporteure,
C. KantéLa présidente,
C. Riou
La greffière,
V. Lagrède
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de la prévention en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026