jeudi 15 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2125186 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | JASLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2021, M. A B, représenté par Me Jaslet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de police a refusé d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et a prolongé son délai de transfert en le portant à dix-huit mois ;
3°) d'annuler la décision du 20 octobre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a cessé de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
4°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de demande d'asile dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais et d'astreinte ;
5°) d'enjoindre à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais et d'astreinte.
6°) de mettre à la charge, d'une part, de l'Etat la somme de 1 200 euros, et, d'autre part, de l'OFII la somme de 1 200 euros, en application des dispositions combinées des articles
L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision de refus d'enregistrement de la demande d'asile :
- la décision du préfet de police a été prise par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 29 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 et de l'article 9-2 du règlement n°1560/2003 du 2 septembre 2003 en l'absence d'information des autorités roumaines de la prolongation du délai de transfert et en l'absence d'établissement de la fuite fondant cette prolongation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait.
S'agissant de la décision de cessation de ses conditions matérielles d'accueil :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- la procédure contradictoire a été méconnue ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'OFII ne démontre pas avoir procédé à l'évaluation de sa vulnérabilité lors d'un entretien personnel ;
- l'OFII n'a pas procédé à un examen complet de sa situation et n'a pas tenu compte de sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles
L. 551-16 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 janvier 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 avril 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une décision du 13 avril 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. B.
Par une ordonnance du 12 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 12 mai 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Guglielmetti,
- les conclusions de Mme Privet, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 9 janvier 2017, M. B, ressortissant afghan, a déposé une demande d'asile auprès de la préfecture de police le 18 février 2021. Le jour-même, il a accepté le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le 15 avril 2021, le préfet de police a pris à son encontre un arrêté de transfert aux autorités roumaines, responsables de sa demande d'asile, qui ont donné leur accord le 30 mars 2021. Le 21 septembre 2021, M. B a été déclaré en fuite et son délai de transfert a été prolongé à dix-huit mois. Le 30 septembre 2021, l'intéressé a demandé à la préfecture de police de Paris un rendez-vous afin de déposer une demande d'asile en procédure normale. Par courriel du 24 novembre 2021 de la préfecture de police, il a été informé du refus d'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale. Par ailleurs, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil a été suspendu le 20 octobre 2021. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision de prolongation de son délai de transfert, de la décision de refus d'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale et de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) portant cessation du bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 13 avril 2022, le bureau de l'aide juridictionnelle a constaté la caducité de la demande d'admission à l'aide juridictionnelle présentée par M. B. Par suite, les conclusions tendant à l'admission du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus d'enregistrement de la demande d'asile et de la décision portant prolongation du délai de transfert :
En ce qui concerne de la fin de non-recevoir opposée en défense :
3. La prolongation du délai de transfert, qui résulte du seul constat de fuite du demandeur et qui ne donne lieu qu'à une information de l'Etat responsable de la demande d'asile par l'État membre qui ne peut procéder au transfert du fait de cette fuite, a pour effet de maintenir en vigueur la décision de transfert aux autorités de l'Etat responsable et ne suppose pas l'adoption d'une nouvelle décision. Cette prolongation n'est ainsi qu'une des modalités d'exécution de la décision initiale de transfert et ne peut être regardée comme révélant une décision susceptible de recours.
4. En l'espèce, le préfet de police fait valoir que la requête est irrecevable dès lors que la prolongation de six à dix-huit mois du délai permettant le transfert de M. B aux autorités roumaines n'a pas pu faire naître une nouvelle décision. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant conteste également le refus d'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale opposée par courriel du 24 novembre 2021 des services de la préfecture de police. Cette décision, qui est révélée par celle par laquelle son délai de transfert a été prolongé, fait grief à l'intéressé qui peut donc former à son encontre un recours pour excès de pouvoir à l'occasion duquel il lui est loisible de contester la prolongation de son délai de transfert. Par suite, le préfet de police est seulement fondé à soutenir que les conclusions aux fins d'annulation de la décision de prolongation du délai de transfert sont irrecevables.
En ce qui concerne la légalité de la décision de refus d'enregistrement de la demande d'asile :
5. En premier lieu, si le requérant soutient que sa demande tendant à l'enregistrement de sa demande d'asile en France en procédure normale a fait l'objet d'un refus écrit par courriel du 24 novembre 2021 de la part d'un agent de la préfecture n'ayant pas reçu délégation de compétence à cet effet, cet agent doit être regardé comme s'étant borné à informer l'intéressé de la décision non formalisée, qui est réputée émaner du préfet de police, refusant de reconnaître la compétence de la France pour examiner sa demande d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence ne peut en tout état de cause qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le requérant ne saurait utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, s'agissant de la décision de refus d'enregistrement d'asile non formalisée.
7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police aurait omis d'examiner sérieusement la situation particulière du requérant.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 29, paragraphe 1, du règlement, le transfert du demandeur vers l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande d'asile doit s'effectuer " dès qu'il est matériellement possible et, au plus tard, dans un délai de six mois à compter de l'acceptation par un autre Etat membre de la requête aux fins de la prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée ou de la décision définitive sur le recours ou la révision lorsque l'effet suspensif est accordé conformément à l'article 27, paragraphe 3 ". Aux termes du paragraphe 2 du même article : " Si le transfert n'est pas exécuté dans le délai de six mois, l'État membre responsable est libéré de son obligation de prendre en charge ou de reprendre en charge la personne concernée et la responsabilité est alors transférée à l'État membre requérant ".
9. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la note d'informations relative à la prolongation de délai de transfert du préfet de police, que les autorités roumaines ont été informées par le préfet de police, le 21 septembre 2021, de la prolongation du délai de transfert en raison de la fuite de l'intéressé. Ainsi, contrairement à ce qu'allègue M. B, le préfet de police justifie avoir informé les autorités roumaines de la prolongation du délai de transfert à dix-huit mois. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 9-2 du règlement n°1560/2003 du 2 septembre 2003 doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 573-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger pour lequel l'autorité administrative estime que l'examen de la demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la fin de la procédure de détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat ". Aux termes de l'article R. 573-2 de ce code : " L'attestation de demande d'asile peut être retirée ou ne pas être renouvelée lorsque l'étranger se soustrait de manière intentionnelle et répétée aux convocations ou contrôles de l'autorité administrative en vue de faire échec à l'exécution d'une décision de transfert ". Il résulte de ces dispositions que le transfert vers l'Etat membre responsable peut avoir lieu pendant une période de six mois à compter de l'acceptation de la demande de prise en charge et est susceptible d'être portée à dix-huit mois si l'intéressé " prend la fuite ", cette notion devant s'entendre comme visant le cas où un ressortissant étranger se serait soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative en vue de faire obstacle à une mesure d'éloignement le concernant. Tel est le cas notamment s'il se soustrait intentionnellement à l'exécution d'un transfert organisé en refusant un test PCR obligatoire pour l'entrée effective sur le territoire de l'Etat membre responsable, dès lors qu'il avait connaissance des conséquences d'un refus de sa part et qu'il ne fait état d'aucune raison médicale particulière justifiant une absence de consentement à la réalisation du test.
11. Il ressort des pièces du dossier, que la mesure de transfert du requérant vers la Roumanie n'a pas pu être exécutée en raison de sa soustraction à trois reprises, les 18,19 et 20 septembre 2021, à un test PCR, la production d'un résultat négatif à ce test en étant une condition nécessaire à son transfert. L'intéressé se borne à produire une attestation médicale, par ailleurs postérieure aux refus, qui ne fait de surcroît état d'aucune raison médicale particulière justifiant une absence de consentement de sa part à ces tests. Dans ces circonstances, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article 29 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 en estimant que le requérant devait être regardé comme s'étant soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative en vue de faire obstacle à sa mesure de réadmission, et n'a pas davantage commis d'erreur de fait.
En ce qui concerne la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil :
12. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles L. 551-16 et R. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et indique que M. B n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en s'abstenant de se présenter aux autorités. Dès lors, cette décision énonce suffisamment les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'OFII aurait omis d'examiner sérieusement la situation particulière du requérant.
14. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 29 septembre 2021 auquel M. B a répondu le 15 octobre suivant, le requérant été informé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration de son intention de mettre un terme aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait en raison du non-respect de son obligation de se présenter aux autorités. Ce courrier l'informait qu'il disposait d'un délai de quinze jours pour présenter des observations. Au surplus, il ressort des pièces du dossier que M. B a été informé en pachtou, langue qu'il a déclarée comprendre, des conditions et modalités de suspension, retrait ou refus des conditions matérielles d'accueil au moment où il a accepté d'être pris en charge dans le cadre de la procédure de demande d'asile, signée par lui le 23 février 2021. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du caractère contradictoire de la procédure n'est pas fondé.
15. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. () ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. B a bénéficié d'un entretien de vulnérabilité lors de l'enregistrement de sa demande d'asile au guichet unique des demandeurs d'asile le 18 février 2021 et que sa situation personnelle a fait l'objet d'un examen. De plus, le requérant n'établit pas avoir informé l'OFII de sa situation de vulnérabilité psychologique pour laquelle il se borne à produire une attestation à la date d'édiction de la décision attaquée et une ordonnance non circonstanciée. Par suite, le requérant n'établissant pas un état de vulnérabilité particulier dont l'OFII n'aurait pas tenu compte pour prendre la décision en litige, le moyen peut être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur de fait peut être écarté.
17. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a refusé de se soumettre trois fois aux tests PCR obligatoires dans le cadre de son éloignement les 18,19 et 20 septembre 2021. Il ne produit aucun document indiquant qu'il se serait manifesté auprès des autorités depuis la date de sa déclaration de fuite. Dans ces conditions, l'OFII n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 551-16 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en suspendant les conditions matérielles d'accueil de M. B.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées. Il en va même, par voie de conséquence, des conclusions présentées aux fins d'injonction sous astreinte et de celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de police et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 1er juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Amat, présidente,
M. Rézard, premier conseiller,
Mme Guglielmetti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.
La rapporteure,
S. GUGLIELMETTI
La présidente,
N. AMATLa greffière,
P. TARDY-PANIT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026