vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2126620 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 4e Chambre |
| Avocat requérant | VIEGAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 décembre 2021 et le 2 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Joao Viegas, avocat, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de police du 24 décembre 2020 portant changement d'affectation ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de l'affecter dans un emploi vacant de son grade, dans des conditions respectueuses des préconisations émises par la médecine du travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de 50 000 euros en réparation de l'intégralité de son préjudice ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 7611 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa réclamation reçue le 9 août 2021, qui tendait au retrait de l'arrêté du 24 décembre 2020 et à l'indemnisation de ses préjudices, a interrompu le délai de recours contre la décision attaquée, qui, le privant de fonctions et des responsabilités du niveau de son grade, ne constitue pas une mesure d'ordre intérieur, et constitue une demande préalable indemnitaire ;
- la décision attaquée, qui ne l'affecte pas sur un véritable emploi, est une décision de pure forme soit inexistante, soit illégale et nulle ;
- depuis son transfert au commissariat de Paris-Centre en septembre 2019, il ne bénéficie pas des aménagements appropriés à son handicap visuel pour lui permettre d'exercer les tâches correspondant à sa qualification, ses conditions de travail se sont dégradées et ses missions ont été limitées, ce qui constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration à l'origine d'un préjudice considérable résultant des souffrances physiques et morales qu'elle a engendrées et qui peut être évalué à 50 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, qui sont tardives et qui sont dirigées contre une décision qui, n'entraînant pas de diminution de responsabilités, ne présente pas de caractère discriminatoire et ne constitue pas une sanction déguisée, et les conclusions indemnitaires, en l'absence de demande préalable, sont irrecevables ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. A au soutien de ses conclusions indemnitaires ne sont pas fondés.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Julinet ;
- les conclusions de M. Degand, rapporteur public ;
- et les observations de Me Viegas pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 25 février 1964, reconnu travailleur handicapé par la maison départementale des personnes handicapées le 23 août 2016 en raison d'une déficience visuelle, a été recruté en qualité d'agent contractuel dans un emploi d'adjoint administratif de 1ère classe de l'intérieur et de l'outre-mer et affecté à la préfecture de police à compter du 15 décembre 2016 par un contrat du même jour. Il a été affecté à l'unité de gestion opérationnelle du commissariat central du 2ème arrondissement de Paris en qualité d'adjoint administratif de secrétariat. Il a été reclassé au grade d'adjoint administratif principal de 2ème classe à compter du 1er janvier 2017 par un avenant du 28 février 2017 puis titularisé dans le même grade par un arrêté du 22 novembre 2017. Le 23 septembre 2019, du fait de la fusion des quatre premiers arrondissements de Paris et de leurs commissariats, il a été affecté à l'unité de gestion opérationnelle du commissariat central de Paris-Centre. Par une note de service et une lettre de mission du chef du 1er district, commissaire central de Paris-Centre, du 25 août 2020, il a été affecté le jour même au service de l'accueil et de l'investigation de proximité du commissariat pour assurer le classement des archives. Par l'arrêté du préfet de police du 24 décembre 2020 dont il demande l'annulation, M. A a été affecté à l'unité de gestion opérationnelle du commissariat central du 15ème arrondissement de Paris.
Sur les fins de non-recevoir :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 29 juillet 2021 reçu le 9 août 2021, M. A a demandé au préfet de police de retirer la décision du 24 décembre 2020 par laquelle il a modifié son affectation et d'indemniser les préjudices résultant pour lui de son exposition à des conditions de travail indignes dans le but de le contraindre à quitter le service.
4. D'une part, ce courrier doit être regardé, pour partie, comme un recours gracieux contre la décision du 24 décembre 2020, de nature à interrompre le délai de recours contentieux. M. A soutient qu'il n'en a eu connaissance que le 14 juin 2021 en consultant son dossier administratif. A défaut de toute pièces justifiant de la notification antérieure de cette décision, ce recours gracieux doit être regardé comme ayant été introduit avant l'expiration de ce délai. En application de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant deux mois, soit le 9 octobre 2021. Dès lors, le délai de recours contentieux n'était pas expiré à la date d'enregistrement de la requête, le 10 décembre 2021. Par suite, la fin de non-recevoir opposée aux conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
5. D'autre part, ce courrier constitue également, pour partie, une demande préalable indemnitaire, après rectification, un premier envoi effectué par le requérant ayant porté sur un autre document. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée aux conclusions indemnitaires et tirée du défaut de demande préalable doit être écartée.
6. En deuxième lieu, les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Il en va ainsi des mesures qui, tout en modifiant leur affectation ou les tâches qu'ils ont à accomplir, ne portent pas atteinte aux droits et prérogatives qu'ils tiennent de leur statut ou à l'exercice de leurs droits et libertés fondamentaux, ni n'emportent perte de responsabilités ou de rémunération. Le recours contre de telles mesures, à moins qu'elles ne traduisent une discrimination, est irrecevable.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A, adjoint administratif principal de 2ème classe de l'intérieur et de l'outre-mer en fonction à la circonscription de sécurité publique de Paris-Centre de la direction territoriale de sécurité publique de Paris de la préfecture de police, a été affecté, par la décision attaquée, à la circonscription de sécurité publique du 15ème arrondissement de Paris de cette direction. La mesure a été prise, dans l'intérêt du service, en vue de mettre fin à des difficultés relationnelles entre M. A et plusieurs de ses collègues.
8. Si M. A soutient que cette mesure l'a privé de fonctions et de responsabilités du niveau de son grade, ce changement d'affectation du secrétariat du service de l'accueil et de l'investigation de proximité du commissariat central de Paris-Centre à l'unité de gestion opérationnelle du commissariat central du 15ème arrondissement de Paris, qui ne présente pas le caractère d'une sanction disciplinaire déguisée et dont il n'est pas soutenu qu'il constituerait une discrimination, n'a, en elle-même, indépendamment de son affectation ultérieure au " pôle numérisation " du secrétariat du service de l'accueil et de l'investigation de proximité de ce commissariat, entraîné pour M. A ni diminution de ses responsabilités ni perte de rémunération. Il est intervenu au sein de la même commune et sans que soit porté atteinte à ses droits statutaires ou à ses droits et libertés fondamentaux. Dès lors, et alors même que cette mesure de changement d'affectation a été prise pour des motifs tenant à son comportement, elle présente le caractère d'une mesure d'ordre intérieur qui ne fait pas grief et n'est donc pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions de la requête de M. A à fin d'annulation sont irrecevables et doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles, accessoires, à fin d'injonction sous astreinte.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
9. Aux termes du I de l'article 6 sexies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa rédaction issue de l'article 92 de la loi du 6 août 2019, reprises à l'article L. 131-8 du code général de la fonction publique : " Afin de garantir le respect du principe d'égalité de traitement à l'égard des travailleurs handicapés, les employeurs visés à l'article 2 prennent, en fonction des besoins dans une situation concrète, les mesures appropriées pour permettre aux travailleurs mentionnés aux 1°, 2°, 3°, 4°, 9°, 10° et 11° de l'article L. 5212-13 du code du travail d'accéder à un emploi ou de conserver un emploi correspondant à leur qualification, de développer un parcours professionnel et d'accéder à des fonctions de niveau supérieur ainsi que de bénéficier d'une formation adaptée à leurs besoins tout au long de leur vie professionnelle, sous réserve que les charges consécutives à la mise en œuvre de ces mesures ne soient pas disproportionnées, notamment compte tenu des aides qui peuvent compenser en tout ou partie les dépenses supportées à ce titre par l'employeur. / Ces mesures incluent notamment l'aménagement de tous les outils numériques concourant à l'accomplissement de la mission des agents, notamment les logiciels métiers et de bureautique ainsi que les appareils mobiles ".
10. Il résulte de l'instruction, notamment du compte-rendu de l'entretien professionnel de M. A au titre de l'année 2016, réalisé et signé par la secrétaire administrative, cheffe de l'unité de gestion opérationnelle du commissariat du 2ème arrondissement, le 22 mars 2017, et visé par le commandant à l'emploi fonctionnel, adjoint du commissaire central du 2ème arrondissement de Paris, le 23 mars 2017, de l'avis favorable de ce dernier à sa titularisation du 4 août 2017, de sa lettre de mission du 3 mai 2018, de sa fiche de poste mise à jour le 18 février 2019, de son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2018, réalisé et signé par la secrétaire administrative, cheffe de l'unité de gestion opérationnelle du commissariat du 2ème arrondissement, le 22 février 2019, et de sa fiche individuelle relative à l'avancement au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe au titre de l'année 2020, renseignée le 7 mars 2019, qu'au sein de l'unité de gestion opérationnelle du commissariat central du 2ème arrondissement, M. A s'est vu confier des tâches habituelles d'assistant d'administration générale et de gestionnaire des ressources humaines, fonctions et responsabilités correspondant à son grade, que les objectifs qui lui avaient été fixés de consolider sa polyvalence et ses apprentissages concernant le travail de secrétariat et le milieu police et de se former au bureau des procès-verbaux et à la transmission des chiffres au bureau des contraventions ont été considérés comme atteints et celui de continuer à développer son esprit d'équipe, son discernement et son bon relationnel comme partiellement atteint mais ses efforts en ce sens soulignés et que sa manière de servir a été jugée globalement satisfaisante. Il est décrit comme sérieux, volontaire, travailleur et rigoureux et comme ayant su s'approprier les missions qui lui ont été confiées, développer sa polyvalence et montrer sa réactivité et son sens de l'organisation. Il en résulte également, en particulier du rapport du commissaire central du 2ème arrondissement de Paris au directeur territorial de la sécurité de proximité de Paris du 18 septembre 2017, que ces résultats ont été obtenus dans des conditions de travail rendues difficiles par le retard de l'administration à lui fournir les équipements nécessaires à l'aménagement de son poste de travail à son handicap, malgré les préconisations du médecin de prévention et l'avis favorable de sa hiérarchie.
11. Il en résulte également qu'à partir de l'affectation de M. A au commissariat de Paris-Centre en septembre 2019, ses relations avec la cheffe de l'unité de gestion opérationnelle du commissariat, sa responsable hiérarchique directe, et avec certains de ses collègues se sont détériorées, l'évaluation de ses résultats professionnels, des acquis de son expérience professionnelle, de sa manière de servir et de sa valeur professionnelle s'est effondrée, ses conditions de travail se sont notablement dégradées et les tâches qui lui ont été confiées se sont amenuisées, jusqu'à son affectation le 25 août 2020 au service de l'accueil et de l'investigation de proximité pour assurer le seul classement des archives suivie, en décembre 2020, de son affectation au " pôle numérisation " du secrétariat du service de l'accueil et de l'investigation de proximité du commissariat central du 15ème arrondissement alors que l'arrêté du préfet de police du 24 décembre 2020 l'affectait, à compter du 1er décembre 2020, à l'unité de gestion opérationnelle de ce commissariat.
12. Si le préfet de police soutient que la dégradation de ses conditions de travail est la conséquence de son seul comportement conflictuel avec son entourage professionnel, particulièrement avec sa hiérarchie, attestée par son importante production de rapports faisant état de reproches, doléances et critiques sur des thématiques pourtant anodines, il ne conteste pas sérieusement la matérialité des faits dont M. A se plaint. Sa défense s'appuie essentiellement sur une réinterprétation des pièces produites au soutien de la requête et sur le rapport de la cheffe de l'unité de gestion opérationnelle du commissariat central de Paris-Centre au chef du premier district, commissaire central de ce commissariat, du 30 décembre 2020 relatif aux éléments de réponses à apporter à la saisine du ministre de l'intérieur par M. A. Dans ce rapport, Mme C confirme les faits dont celui-ci se plaint, en regrettant leur précision, et les justifie par des assertions non étayées ou des jugements de valeur et des réflexions traduisant une incompréhension totale de sa situation particulière de travailleur handicapé, des contraintes qu'elle génère et des aménagements qu'elle impose se muant en une animosité non dissimulée.
13. Il en résulte enfin que les services des ressources humaines de la préfecture de police ont participé à la dégradation des conditions de travail de M. A en ne donnant suite aux préconisations du médecin de prévention qu'avec retard et souvent partiellement et de manière inadaptée et en cautionnant l'attitude agressive de ses collègues et de sa hiérarchie directe au lieu de l'en préserver.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à soutenir qu'en ne prenant pas les mesures appropriées pour lui permettre de conserver un emploi correspondant à sa qualification et de travailler dans des conditions de travail normales, le préfet de police a commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
15. Eu égard au caractère lacunaire des mesures appropriées à son handicap prises pour lui permettre d'exercer les tâches correspondant à sa qualification, aux déficiences de sa hiérarchie, au caractère inadapté et dégradé de ses conditions de travail et au caractère limité des missions et des responsabilités qui lui ont été confiées du mois de septembre 2019 au mois de janvier 2023, il sera fait une juste appréciation des troubles de toute nature dans les conditions d'existence de M. A et de son préjudice moral en condamnant l'Etat à lui verser une indemnité de 12 000 euros.
Sur les frais liés au litige :
16. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à M. A une indemnité de 12 000 euros.
Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1 500 euros euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Une copie en sera adressée au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Aubert, présidente,
M. Julinet, premier conseiller,
Mme Arnaud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2023.
Le rapporteur,
S. JULINET
La présidente,
S. AUBERT
La greffière,
A. LOUART
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026