mercredi 27 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2127068 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | HERIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2021, M. A C, représenté par Me Rousseau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 septembre 2021, par lequel la présidente de l'université de Paris l'a suspendu à titre conservatoire de ses fonctions pour une durée maximale d'un an ;
2°) de mettre à la charge de l'université de Paris une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté du 10 septembre 2021 est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un vice de procédure tiré d'une méconnaissance du principe du contradictoire ;
- il méconnaît l'article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 dès lors qu'il prévoit une suspension d'une durée d'un an alors que ce texte dispose qu'il aurait dû être réintégré à l'issue d'un délai de quatre mois.
Par un mémoire enregistré le 8 juin 2022, M. C déclare se désister purement et simplement de l'instance.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 avril 2022, l'Université Paris-Cité conclut au rejet de la requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. B,
- et les conclusions de M. Lamy, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, maître de conférences, est affecté à l'institut universitaire de technologie (IUT) de Paris Pajol, rattaché à l'université de Paris. Par un arrêté du 10 septembre 2021, la présidente de l'université de Paris l'a suspendu à titre conservatoire de ses fonctions pour une durée maximale d'un an au motif qu'il aurait fait l'objet d'un signalement de la part du directeur de l'administration du synchrotron européen de Grenoble (ESRF) pour des faits de harcèlement sexuel qu'il aurait commis sur une salariée de cet établissement, alors que l'exposant était accueilli sur place pour effectuer des recherches. M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
2. Par un mémoire enregistré le 8 juin 2022, postérieur à l'introduction de sa requête,
M. C déclare se désister purement et simplement de l'instance. Il est pris acte de ce désistement.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à l'université de Paris.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Ladreyt, président,
M. Gandolfi, premier conseiller,
Mme Leravat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.
Le président-rapporteur,
J-P. BL'assesseur le plus ancien,
G. Gandolfi
La greffière,
L. Sueur
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026