vendredi 19 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2127955 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 4e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | VERNON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 décembre 2021 et 25 janvier 2023, Mme B A, représentée par Me Vernon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 février 2020 par laquelle la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) a rejeté sa demande de liquidation de sa pension de retraite en qualité de fonctionnaire handicapée ainsi que la décision implicite née le 19 mai 2020 rejetant son recours gracieux du 19 mars 2020 ;
2°) d'enjoindre à la CNRACL, à titre principal, de faire droit à la demande de majoration de sa pension de retraite en qualité de fonctionnaire handicapée et que soient rétablis ses droits afférents à compter de sa mise à la retraite, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la CNRACL le versement à Me Vernon de la somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et à Mme A de la somme de 13 euros au titre du droit de plaidoirie non compris dans les dépens en application des articles L. 723-3 et R. 723-26 du code de la sécurité sociale.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- sa requête, qui a été présentée dans le délai de recours contentieux, est recevable ;
- la décision du 19 février 2020 a été prise par une autorité qui ne bénéficie pas d'une délégation de signature régulière ;
- elle est insuffisamment motivée en fait et en droit ;
- elle est entachée d'une inexactitude matérielle ; elle a toujours eu la qualité de fonctionnaire handicapée avec un handicap au taux de 66 % au cours de la période allant de 2003 à 2017 ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ; la suspension de sa pension d'invalidité eu égard à l'évolution de ses revenus et l'absence de maintien de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, en l'absence de demande de sa part en ce sens, sont sans incidence sur son droit à pension ;
- elle entre en contradiction avec l'avis favorable que lui avait communiqué le gestionnaire retraite de la Ville de Paris par un courriel du 30 mars 2018 ;
- la majoration de sa pension de retraite en qualité de fonctionnaire handicapée ne peut pas lui être refusée la Ville de Paris ayant bénéficié d'une exonération de contribution annuelle pour l'emploi d'une fonctionnaire handicapée en application de l'article L. 5212-9 du code du travail.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2022, la Caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête, enregistrée le 23 décembre 2021, est tardive ;
- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 25 % par une décision du 28 janvier 2021.
Par une ordonnance du 26 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 février 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- la loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- l'arrêté du 24 juillet 2015 relatif à la liste des documents attestant le taux d'incapacité permanente défini à l'article D. 351-1-6 du code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Aubert, vice-présidente de section, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aubert, magistrate désignée ;
- les conclusions de M. Degand, rapporteur public ;
- et les observations de Me Vernon pour Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. En sa qualité d'agent administratif de 2e classe affectée à la direction des affaires scolaires de la Ville de Paris, Mme A a été admise à faire valoir ses droits à la retraite par limite d'âge à compter du 14 avril 2020 par un arrêté de la maire de Paris du 20 octobre 2019. En réponse à sa demande du 28 janvier 2020, la CNRACL lui a indiqué, le 19 février 2020, qu'elle ne peut prétendre à une majoration de sa pension de retraite en sa qualité de fonctionnaire handicapée. La requérante a formé le 19 mars 2020 un recours gracieux contre cette décision auprès de la CNRACL. Une décision implicite de rejet est née le 19 mai 2020 puis une décision expresse de rejet a été prise le 27 mai 2020. Par la présente requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 19 février 2020 ainsi que la décision expresse de rejet de son recours gracieux qui s'est substituée à la décision implicite de rejet qui s'était d'abord formée.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".
3.En outre, au
x termes de l'article 43 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 : " () lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée ou déposée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : /()/ 3° De la date à laquelle le demandeur de l'aide juridictionnelle ne peut plus contester la décision d'admission ou de rejet de sa demande en application du premier alinéa de l'article 69 et de l'article 70 ou, en cas de recours de ce demandeur, de la date à laquelle la décision relative à ce recours lui a été notifiée ; / 4° Ou, en cas d'admission, de la date, si elle est plus tardive, à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné ". En outre, l'article 78 du même décret dispose que " Dans tous les cas où un auxiliaire de justice qui prêtait son concours au bénéficiaire de l'aide est déchargé de sa mission, à défaut de choix par le bénéficiaire, un remplaçant est immédiatement désigné ".
4. Il résulte de ces dispositions que, dans l'hypothèse où un auxiliaire de justice a été désigné en application de l'article 76 du décret du 28 décembre 2020 et que celui-ci est, avant que le recours ou l'action en justice ne soit intenté, remplacé par un autre auxiliaire de justice désigné dans les conditions prévues à l'article 78, le délai de recours contentieux de deux mois qui, dans le cas mentionné au 4° de l'article 43, aurait commencé à courir à compter de la première désignation, recommence à courir à compter de cette nouvelle désignation.
5. Enfin, aux termes de l'article 59 du décret du 28 décembre 2020 : " La décision d'admission à l'aide juridictionnelle est caduque si, dans l'année de sa notification, la juridiction n'a pas été saisie de l'instance en vue de laquelle l'admission a été prononcée ".
6. Il résulte de l'instruction que, après avoir déposé le 28 mai 2020 une demande d'aide juridictionnelle pour une procédure contre la CNRACL, Mme A a été admise définitivement au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 25 % par une décision du président de la cour administrative d'appel de Paris du 28 janvier 2021. Lorsqu'elle a demandé l'aide juridictionnelle, Mme A devait être regardée comme contestant la décision du 19 février 2020 ainsi que la décision implicite née le 19 mai 2020 en réponse à son recours gracieux formé le 19 mars 2020. En outre, il n'est pas contesté que plusieurs avocats ont été successivement désignés pour l'assister avant la désignation de Me Vernon le 25 octobre 2021. Il suit de là que la requête présentée pour Mme A le 23 décembre 2021, soit moins d'un an après la décision d'admission à l'aide juridictionnelle et moins de deux mois après la dernière désignation d'un auxiliaire de justice, a été présentée dans le délai de recours contentieux. La fin de non-recevoir opposée par la Caisse des dépôts et consignations tirée de la tardiveté de la requête doit, dès lors, être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. D'une part, aux termes de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite dans sa rédaction applicable au présent litige : " /()/5° Un décret fixe les conditions dans lesquelles l'âge d'ouverture du droit à pension est abaissé, par rapport à un âge de référence de soixante ans, pour les fonctionnaires handicapés qui totalisent, alors qu'ils étaient atteints d'une incapacité permanente d'au moins 50 %, une durée d'assurance au moins égale à une limite fixée par ce décret, tout ou partie de cette durée ayant donné lieu à versement de retenues pour pensions. / Une majoration de pension est accordée aux fonctionnaires handicapés visés à l'alinéa précédent, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article R. 37 bis du même code : " Pour les fonctionnaires handicapés mentionnés au 5° du I de l'article L. 24, l'âge d'ouverture du droit à pension est abaissé : /()/5° A cinquante-neuf ans s'ils justifient, alors qu'ils étaient atteints d'une incapacité permanente au moins égale à un taux de 50 %, d'une durée d'assurance au moins égale au nombre de trimestres nécessaire pour obtenir le pourcentage maximum de pension mentionné au deuxième alinéa du I de l'article L. 13, diminué de 80 trimestres, et d'une durée d'assurance ayant donné lieu à cotisation à leur charge au moins égale au nombre de trimestres fixé par l'article L. 13, diminué de 100 trimestres. / Pour bénéficier des dispositions du présent article, le fonctionnaire handicapé produit, à l'appui de sa demande de liquidation, les pièces justifiant de la décision relative à son taux d'incapacité permanente. La liste des pièces justificatives et documents permettant d'attester du taux d'incapacité requis ou d'une situation équivalente du point de vue de l'impact des altérations personnelles de la personne est fixée par l'arrêté mentionné à l'article D. 351-1-6 du code de la sécurité sociale ". Enfin, aux termes de l'arrêté du 24 juillet 2015 relatif à la liste des documents attestant le taux d'incapacité permanente défini à l'article D. 351-1-6 du code de la sécurité sociale : " I. Les pièces permettant à l'assuré de justifier du taux d'incapacité permanente d'au moins 50 % défini à l'article D. 351-1-6 du code de la sécurité sociale sont les suivantes : /()/ 6° La décision de la caisse primaire de l'assurance maladie ou de la caisse de mutualité sociale agricole accordant une pension d'invalidité définie au 2° et 3° de l'article L. 341-4 du code de la sécurité sociale/()/III. - Les pièces mentionnées ci-dessus doivent couvrir l'ensemble de la période d'assurance requise ".
8. D'autre part, aux termes de l'article 36 de la loi du 20 janvier 2014 garantissant l'avenir et la justice du système de retraites : " /()/ III.- Pour les périodes antérieures au 31 décembre 2015, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail, est prise en compte pour l'appréciation des conditions mentionnées () au 5° du I de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite (). /IV.- Le présent article est applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er février 2014 ". Il résulte de cette disposition que la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) n'est plus depuis le 1er janvier 2016 un critère pris en considération pour l'appréciation de la qualité de fonctionnaire handicapé.
9. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que les fonctionnaires en situation de handicap nés en 1952, comme c'est le cas de la requérante, ont le droit de bénéficier d'un départ anticipé à la retraite à partir de cinquante-neuf ans lorsqu'ils justifient cumulativement d'une durée d'assurance au moins égale à 164 trimestres, diminuée de 80 trimestres, d'une durée d'assurance cotisée au moins égale à 164 trimestres, diminuée de 100 trimestres, et, au cours de l'ensemble de ces périodes d'assurance, d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 50 % ou, jusqu'au 31 décembre 2015, de la RQTH.
10. La CNRACL a refusé de faire droit à la demande de Mme A au motif que ses trimestres cotisés sont insuffisants, les justificatifs dont elle se prévaut ne permettant pas de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé avec un taux au moins égal à 50 % pour la période du 1er janvier 2004 au 13 avril 2020.
11. Il résulte de l'instruction que la caisse régionale d'assurance maladie d'Île-de-France a reconnu, par une décision du 21 avril 1992, une invalidité réduisant au moins des deux tiers la capacité de travail ou de gain de Mme A et lui a accordé en conséquence une pension d'invalidité à titre temporaire à compter du 12 mai 1992 dont le versement n'a été suspendu, à compter du 1er mai 2003, qu'en raison du niveau trop élevé de ses revenus et non du fait d'une évolution de son handicap. Il en résulte également que l'attestation de carte vitale valable à compter du 28 novembre 2019 établie par le centre de sécurité sociale dont relève la requérante mentionne une invalidité dont la classification ouvre droit au versement d'une pension d'invalidité ce qui implique une invalidité réduisant au moins des deux tiers la capacité de travail ou de gain. Dans ces conditions, Mme A peut être regardée comme ayant constamment présentée, depuis la décision du 21 avril 1992, une invalidité entraînant un taux d'incapacité au moins égal à 50 %. Par suite, elle est fondée à soutenir que la décision attaquée est fondée sur un motif matériellement inexact.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 19 février 2020 par laquelle la CNRACL a rejeté sa demande de liquidation de sa pension de retraite en qualité de fonctionnaire handicapée ainsi que la décision implicite née le 19 mai 2020 rejetant son recours gracieux du 19 mars 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique nécessairement que la caisse des dépôts et consignations (CDC), en sa qualité d'établissement gestionnaire de la CNRACL, fasse droit à la demande de majoration de la pension de retraite en qualité de fonctionnaire handicapée présentée par Mme A. Il suit de là qu'il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
14. Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 25% par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 28 janvier 2021. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la CDC, en sa qualité d'établissement gestionnaire de la CNRACL, le versement à son conseil, Me Veron, de la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle. En outre, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à sa charge le versement à Mme A de la somme de 13 euros au titre du droit de plaidoirie en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et R. 652-26 du code de la sécurité sociale.
DECIDE :
Article 1er : La décision de la CNRACL du 19 février 2020 et sa décision de rejet du recours gracieux du 27 mai 2020 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la CDC, en sa qualité d'établissement gestionnaire de la CNRACL, de faire droit à la demande de majoration de la pension de retraite en qualité de fonctionnaire handicapée présentée par Mme A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La CDC, en sa qualité d'établissement gestionnaire de la CNRACL, versera à Me Vernon, conseil de Mme A, la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et à Mme A la somme de 13 euros au titre du droit de plaidoirie.
Article 4 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la caisse des dépôts et consignations.
Copie en sera adressée pour information à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités territoriales (CNRACL).
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mai 2023.
La magistrate désignée,
S. AUBERT
La greffière
A. LOUART
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026