jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2201013 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3e Section - 2e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | GUEGAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 janvier 2022 et 30 janvier 2023, M. D E et M. B E, représentés par Me Guegan, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 janvier 2022 par laquelle le préfet de police a rejeté leur demande indemnitaire préalable présentée le 8 décembre 2021 ;
2°) de condamner l'Etat à leur verser la somme de 72 930,54 euros en réparation des préjudices qu'ils ont subis du fait du refus d'octroi du concours de la force publique en vue de l'exécution de l'ordonnance du juge des référés du tribunal d'instance du 16ème arrondissement de Paris du 21 décembre 2017 ordonnant l'expulsion des occupants de leur logement situé 78 boulevard Exelmans dans le 16ème arrondissement de Paris ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité de l'Etat est engagée en raison du refus de concours de la force publique qui leur a été opposé, pour la période du 9 septembre 2018 au 3 octobre 2021, date à laquelle l'appartement a été libéré des meubles des occupants ou a minima jusqu'au 3 août 2021, date de libération des lieux ;
- ils ont subi un préjudice locatif en lien avec le refus de concours de la force publique jusqu'au 3 octobre 2021, qui n'a pas été indemnisé pour la période du 1er mai 2021 au 3 octobre 2021 ;
- ils ont également subi un préjudice financier tenant au coût des travaux imposés par la dégradation anormale de leur appartement du fait du maintien des occupants dans les lieux pendant plus de trois ans en dépit de la décision de justice ordonnant leur expulsion ;
- ce préjudice, qui est survenu après la signature du protocole, n'est pas couvert par celui-ci ;
- ils ont subi un préjudice tenant au non-paiement de l'indemnité d'occupation entre le 1er mai 2022 et le 3 octobre 2022, évalué à la somme de 11 147,67 euros, ou à la somme de 6 760,52 euros à la date du 3 août 2022 ;
- ils ont subi un préjudice tenant au non-paiement de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères entre le 1er mai 2022 et le 3 octobre 2022, évalué à la somme de 187,27 euros, ou à la somme de 113,57 euros à la date du 3 août 2022 ;
- ils ont subi un préjudice financier correspondant au coût des travaux de remise en état de leur bien, évalué à la somme de 61 595,60 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, le préfet de police conclut à ce que la condamnation mise à la charge de l'Etat soit limitée à la somme de 6 744,74 euros.
Il soutient que :
- les conclusions indemnitaires portant sur la période du 9 septembre 2018 au 30 avril 2021 sont dépourvues d'objet dès lors que les requérants ont été indemnisés par le versement de l'indemnité transactionnelle de 70 576,05 euros ;
- la responsabilité de l'Etat ne peut être engagée que pour la période du 1er mai 2021 au 1er août 2021, date à laquelle le concours de la force publique a été accordé ; le préjudice locatif est ainsi limité à la somme de 6 744,74 euros ;
- les requérants ne sont pas recevables à demander réparation des autres préjudices nés de l'occupation des locaux entre le 9 septembre 2018 et le 30 avril 2021 qui sont couverts par le protocole transactionnel ; ils n'établissent pas que la dégradation des locaux aurait été commise entre le 1er mai 2021 et le 1er août 2021, outre l'absence de lien de causalité direct entre le refus de concours de la force publique et les dégradations en cause.
Par une ordonnance du 20 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 6 février 2023 à 12 heures.
La requête a été communiquée à M. C et Mme F, occupants du logement, qui n'ont pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- l'ordonnance n° 2021-141 du 10 février 2021 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A ;
- et les observations de Me Guegan, avocat des requérants.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E et M. B E sont propriétaires d'un appartement situé 78 boulevard Exelmans dans le 16ème arrondissement de Paris qu'ils ont donné à bail aux époux C au mois de décembre 2008. Par une ordonnance du 21 décembre 2017, le juge des référés du tribunal d'instance du 16ème arrondissement de Paris, après avoir relevé l'acquisition de la clause résolutoire contenue dans le contrat de bail pour défaut de paiement des loyers, a ordonné l'expulsion des occupants, passé le délai de deux mois suivant la délivrance d'un commandement d'avoir à quitter les lieux. Un commandement de quitter les lieux a été signifié aux occupants par un acte d'huissier du 27 mars 2018 et notifié au préfet de police le 28 mars 2018. Par acte d'huissier du 9 juillet 2018, le concours de la force publique a été requis pour procéder à l'expulsion des époux C. MM. E ont présenté une demande indemnitaire préalable au préfet de police le 1er mai 2021 pour obtenir réparation des préjudices résultant de la décision implicite de refus de concours de la force publique née le 9 septembre 2018, à hauteur de la somme de 71 290,56 euros. Le 14 juin 2021, les intéressés ont accepté l'indemnité transactionnelle d'un montant de 70 576,05 euros proposée par le préfet de police, pour la période du 9 septembre 2018 au 30 avril 2021, et ont signé un protocole en ce sens.
2. Les occupants ont quitté les lieux le 3 août 2021, le concours de la force publique ayant été accordé par une décision du 25 mars 2021 à compter du 1er août 2021. MM. E ont présenté une nouvelle demande indemnitaire au préfet de police le 8 décembre 2021, pour la période du 1er mai 2021 au 3 octobre 2021, date à laquelle les meubles des occupants ont été retirés du logement, au titre de l'indemnité d'occupation et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères non acquittées par les occupants et des travaux de remise en état du logement. Par une décision du 4 janvier 2022, le préfet de police a rejeté cette nouvelle demande en ce qui concerne l'indemnité d'occupation et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour la période postérieure au 31 juillet 2021 ainsi que pour le coût des travaux de remise en état du logement. Par la présente requête, MM. E demandent la condamnation de l'Etat à leur verser une indemnité globale de 72 930,54 euros.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
4. Dans le cadre de la présente instance, les requérants sollicitent la condamnation de l'Etat au paiement d'une somme d'argent. Ainsi, compte tenu de l'objet du recours, la requête présente le caractère d'un recours de plein contentieux. Ce faisant, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire préalable, qui n'a eu pour effet que de lier le contentieux, sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 4 janvier 2022 sont sans objet.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité de l'Etat :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution : " L'Etat est tenu de prêter son concours à l'exécution des jugements et des autres titres exécutoires. Le refus de l'Etat de prêter son concours ouvre droit à réparation ". Aux termes de l'article R. 153-1 du même code : " Si l'huissier de justice est dans l'obligation de requérir le concours de la force publique, il s'adresse au préfet. La réquisition contient une copie du dispositif du titre exécutoire. Elle est accompagnée d'un exposé des diligences auxquelles l'huissier de justice a procédé et des difficultés d'exécution. Toute décision de refus de l'autorité compétente est motivée. Le défaut de réponse dans un délai de deux mois équivaut à un refus. Ce refus est porté à la connaissance du créancier par l'huissier de justice ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 412-1 de ce code : " Si l'expulsion porte sur un lieu habité par la personne expulsée ou par tout occupant de son chef, elle ne peut avoir lieu qu'à l'expiration d'un délai de deux mois qui suit le commandement, sans préjudice des dispositions des articles L. 412-3 à L. 412-7. ( ) ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " Dès le commandement d'avoir à libérer les locaux, l'huissier de justice chargé de l'exécution de la mesure d'expulsion en saisit le représentant de l'Etat dans le département () ".
7. Enfin, aux termes de l'article L. 412-6 de ce même code : " Nonobstant toute décision d'expulsion passée en force de chose jugée et malgré l'expiration des délais accordés en vertu de l'article L. 412-3, il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée à la date du 1er novembre de chaque année jusqu'au 31 mars de l'année suivante, à moins que le relogement des intéressés soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l'unité et les besoins de la famille. () ". L'article 1er de l'ordonnance du 10 février 2021 relative au prolongement de la trêve hivernale a prolongé cette période, pour l'année 2021, jusqu'au 31 mai 2021.
8. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet, régulièrement requis à cet effet, refuse le concours de la force publique pour l'exécution d'une décision juridictionnelle exécutoire ordonnant l'expulsion de l'occupant d'un local, la responsabilité de l'Etat se trouve engagée à compter de ce refus ou, s'il intervient à une date où l'occupant bénéficie du sursis prévu à l'article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, à compter du terme de la période de sursis. Par ailleurs, si la période de responsabilité de l'Etat au titre d'un refus d'accorder le concours de la force publique pour l'exécution d'un jugement s'achève en principe le jour où l'administration décide d'octroyer ce concours, elle ne prend fin qu'à la date de mise en œuvre effective du concours lorsque celle-ci intervient plus de quinze jours après la décision, sauf si ce délai est imputable au propriétaire ou à l'huissier ou justifié par des circonstances particulières.
9. En l'espèce, en application des règles précitées, la responsabilité de l'Etat est engagée à compter du 9 septembre 2018 et jusqu'au 3 août 2021, date à laquelle le concours de la force publique, accordé à compter du 1er août 2021 par une décision du 25 mars 2021, a été effectivement mis en œuvre. Si les requérants font valoir qu'à la date de libération des lieux par les occupants, la présence de leurs meubles faisait néanmoins obstacle à ce qu'ils récupèrent leur bien, cette circonstance, qui se règle dans les conditions précisées aux articles L. 433-1 et suivants et R. 433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution, comme l'ordonnance judiciaire du 21 décembre 2017 l'indique au demeurant, n'est pas de nature à engager la responsabilité de l'Etat pour la période postérieure à la mise en œuvre effective du concours de la force publique.
10. Par ailleurs, l'Etat a déjà indemnisé les requérants en raison du retard apporté à l'octroi du concours de la force publique pour procéder à l'expulsion des occupants de leur logement, par le versement de l'indemnité transactionnelle couvrant la période du 9 septembre 2018 au 30 avril 2021. Par suite, la responsabilité de l'Etat est engagée pour la période du 1er mai 2021 au 3 août 2021. A cet égard, si les requérants font valoir qu'ils n'ont eu connaissance des dégradations commises pendant l'occupation du logement que postérieurement à la conclusion de la transaction et que seul le préjudice locatif a été expressément évoqué dans le cadre de la négociation, ces circonstances sont sans influence sur la validité des termes non équivoques de celle-ci qui emporte expressément renonciation à " tous chefs de préjudices nés de l'occupation des locaux du 09/09/2018 au 30/04/2021 " et " règle entre les parties définitivement et sans réserve, tout litige né ou à naître de ce chef ". Par suite, la demande présentée au titre du préjudice tenant au travaux de remise en état du logement n'est également recevable que pour les dommages commis au cours de la période postérieure à la période réglée par la transaction, en l'occurrence pour la période du 1er mai 2021 au 3 août 2021.
En ce qui concerne le préjudice locatif :
11. Il est constant que les occupants du bien des requérants ne se sont pas acquittés de l'indemnité d'occupation, fixée à 2 187,58 euros par mois par l'ordonnance du 21 décembre 2017, au cours de la période du 1er mai 2021 au 3 août 2021. De même, il est constant que les propriétaires du logement se sont acquittés, au cours de cette période, du montant annuel de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères de 441 euros. Par suite, il y a lieu de condamner l'Etat au paiement des sommes de 6 760,52 euros et 113,57 euros, soit la somme globale de 6 874,09 euros.
En ce qui concerne le préjudice tenant aux travaux de remise en état du logement :
12. Les requérants demandent une indemnité au titre des frais nécessaires à la remise en état de leur bien du fait des dégradations commises par les occupants avant leur départ. Il résulte de la comparaison de l'état des lieux d'entrée signé le 15 décembre 2008 et de l'état des lieux de sortie établi le 4 octobre 2021, dont les mentions sont corroborées par le procès-verbal de constat d'huissier dressé le même jour, que le logement, dont les revêtements et les équipements vérifiés à l'entrée étaient en bon état à l'exception des " vitrages " des chambres et du store du salon, a été restitué dans un état général dégradé, avec un défaut d'entretien manifeste et des détériorations importantes dans la salle de bain et les toilettes. Si les réparations de nature locatives occasionnées par la vétusté et les travaux consécutifs à l'usage normal du logement pendant une période de près de dix ans incombent normalement aux propriétaires et ne résultent donc pas directement du refus de concours de la force publique, les requérants peuvent néanmoins solliciter une indemnité au titre de la majoration des travaux de remise en état de l'appartement du fait des dégradations commises par l'occupant pendant la période de responsabilité de l'Etat.
13. Or il résulte de l'instruction qu'au moins une partie des dégradations a été commise pendant la période de responsabilité de l'Etat, ainsi qu'en atteste notamment le dégât des eaux signalé au mois de juillet 2021, causé par l'état particulièrement dégradé de la salle de bains et des toilettes du fait des occupants. Dans ces conditions, au vu du coût total des travaux de réfection estimé à la somme non contestée de 61 595,60 euros et compte tenu, d'une part, de la durée respective de la période totale d'occupation des lieux de près de dix ans et de la période de responsabilité de l'Etat, d'autre part, du fait qu'une partie des travaux est également consécutive à l'usage normal de l'appartement pendant ces dix années et relève des travaux incombant normalement aux propriétaires, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par les requérants en leur allouant une somme de 10 000 euros.
14. Il résulte de ce qui précède que les requérants sont fondés à demander le versement de la somme totale de 16 874,09 euros en réparation des préjudices qu'ils ont subis entre le 1er mai 2021 et le 3 août 2021.
Sur la subrogation de l'Etat :
15. Il appartient au juge administratif, lorsqu'il détermine le montant et la forme des indemnités allouées par lui, de prendre, au besoin d'office, les mesures nécessaires pour que sa décision n'ait pas pour effet de procurer à la victime d'un dommage, par les indemnités qu'elle a pu ou pourrait obtenir en raison des mêmes faits, une réparation supérieure au préjudice subi. Par suite, lorsqu'il condamne l'Etat à indemniser le propriétaire auquel le préfet a refusé le concours de la force publique pour exécuter un jugement ordonnant l'expulsion des occupants d'un local, le juge doit, au besoin d'office, subroger l'Etat dans la limite de l'indemnité mise à sa charge, dans les droits que le propriétaire peut détenir sur les occupants au titre de l'occupation irrégulière de son bien pendant la période de responsabilité de l'Etat.
16. Il y a lieu de subordonner le versement de l'indemnité que le présent jugement accorde aux requérants à la subrogation de l'Etat, dans la limite du montant de cette indemnité, dans les droits qu'ils peuvent détenir sur M. C et Mme C, née Mme F, au titre de l'occupation irrégulière, entre le 1er mai 2021 et le 3 août 2021, du logement situé 78 boulevard Exelmans dans le 16ème arrondissement de Paris.
Sur les frais liés au litige :
17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
18. En revanche, la présente instance n'ayant pas occasionné de dépens, les conclusions présentées à ce titre par les requérants ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à M. D E et à M. B E la somme totale de 16 874,09 euros.
Article 2 : Le paiement de l'indemnité prévu à l'article 1er est subordonné à la subrogation de l'Etat dans les droits que M. D E et à M. B E peuvent détenir sur M. C et Mme C, née Mme F, au titre de l'occupation irrégulière, entre le 1er mai 2021 et le 3 août 2021, du logement situé 78 boulevard Exelmans dans le 16ème arrondissement de Paris.
Article 3 : L'Etat versera à M. D E et M. B E la somme globale de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et à M. B E, au ministre de l'intérieur et des Outre-mer et à M. et Mme C, née Mme F.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
La magistrate désignée,
E. ALa greffière,
C. Pavilla
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/3-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026