jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2203349 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | PILLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 février 2022 et 22 juillet 2022, Mme B C, représentée par Me Samandjeu (cabinet Junon Avocats AARPI), demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 août 2021 par laquelle le directeur de Pôle emploi Ile-de-France lui a refusé le bénéfice de la rémunération de fin de formation, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux du 21 décembre 2021 ;
2°) d'enjoindre à Pôle emploi de lui verser la rémunération de fin de formation, dans un délai de quinze jours à compter du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de Pôle emploi la somme de 2 220 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dans la mesure où, d'une part, sa formation permet d'acquérir une qualification reconnue au sens de l'article L. 6314-1 du code du travail, en l'occurrence le certificat de capacité d'orthophoniste, d'autre part, le domaine de l'orthophonie figure parmi ceux en tension en Ile-de-France au sens de l'arrêté préfectoral IDF-2017-11-06-004 ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit dans la mesure où, à la date de la décision litigieuse, aucun texte n'imposait que la formation ait été " achetée, financée ou cofinancée par Pôle emploi, un conseil régional, l'AGEFIPH, OPCO, une autre collectivité territoriale ou l'employeur pour les bénéficiaires du contrat de sécurisation professionnelle " ;
- elle a droit au bénéfice de la rémunération de fin de formation à compter du mois de janvier 2022 ;
- à supposer même que la délibération n° 2021-33 du 4 mai 2021 soit applicable à sa situation, son article 5 autorise le financement des formations par le compte personnel de formation, ce financement étant également prévu par l'instruction n° 2020-25 du 22 septembre 2020 qui renvoie notamment à l'instruction n° 2020-22 du 31 juillet 2020 ;
- en tout état de cause, à supposer même que l'instruction n° 2021-23 du 12 juillet 2021 soit applicable à sa situation, cette instruction est illégale, par voie d'exception, dès lors qu'il appartenait au directeur général, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-5 du code du travail, de préciser les modalités de financement prévues par la délibération du conseil d'administration ;
- à titre subsidiaire, la décision est insuffisamment motivée et ne procède pas d'un examen particulier de sa situation, en méconnaissance des articles L. 211-5 et L. 211-7 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision de rejet de son recours gracieux est dépourvue de motivation ;
- la décision attaquée ne comporte pas le prénom, le nom et la signature de son auteur en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2022, Pôle emploi, représenté par Me Pillet, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens de légalité externe soulevés par la requérante sont inopérants s'agissant d'un recours de plein contentieux visant à l'examen des droits de l'intéressée au bénéfice de la rémunération de fin de formation ;
- les moyens de légalité interne ne sont pas fondés dans la mesure où, au regard des délibérations n° 2021-33 du 4 mai 2021 et n° 2021-41 du 8 juin 2021 ainsi que de l'instruction n° 2021-23 du 12 juillet 2021, applicables à la date de la dernière formation sollicitée, la rémunération de fin de formation ne pouvait pas être attribuée pour une formation qui avait été financée grâce au compte personnel de formation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A ;
- les conclusions de Mme Privet, rapporteure publique ;
- les observations de Me Samandjeu, représentant Mme C, qui persiste dans ses écritures, ainsi que les observations de Me Pillet, représentant Pôle emploi, qui fait notamment valoir que l'instruction n° 2021-23 du 12 juillet 2021 ne précise pas le régime de financement par le compte personnel de formation et qu'il produira, le cas échéant, dans le cadre d'une note en délibéré, la position de Pôle emploi sur l'applicabilité de l'instruction n° 2020-22 du 29 juillet 2020 évoquée lors de l'audience.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C s'est inscrite en 1ère année de formation en vue d'obtenir le certificat de capacité d'orthophoniste, au cours de la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, dans le cadre d'une reconversion professionnelle. Elle s'est ensuite vue reconnaître la qualité de demandeur d'emploi à compter du 10 décembre 2019. Elle a par ailleurs bénéficié de l'allocation de retour à l'emploi à compter du 6 janvier 2020. Après avoir accompli la 2ème année de la même formation, entre le 1er septembre 2020 et le 31 juillet 2021, elle s'est inscrite en 3ème année pour la période du 1er septembre 2021 au 31 juillet 2022. Par une décision du 25 août 2021, Pôle emploi l'a informée de son inéligibilité au dispositif de rémunération de fin de formation au terme de ses droits à l'allocation de retour à l'emploi, le 30 décembre 2021. Le recours gracieux formé par Mme C contre cette décision a été expressément rejeté par une décision du 21 décembre 2021. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation des décisions des 25 août 2021 et 21 décembre 2021 lui refusant le bénéfice de la rémunération de fin de formation et rejetant son recours gracieux.
Sur le cadre juridique du litige :
2. D'une part, lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.
3. D'autre part, en vertu de l'article L. 5312-1 du code du travail, Pôle emploi est une institution nationale publique dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière qui a pour mission notamment de : " 2° Accueillir, informer, orienter et accompagner les personnes, qu'elles disposent ou non d'un emploi, à la recherche d'un emploi, d'une formation ou d'un conseil professionnel, prescrire toutes actions utiles pour développer leurs compétences professionnelles et améliorer leur employabilité, favoriser leur reclassement et leur promotion professionnelle, faciliter leur mobilité géographique et professionnelle et participer aux parcours d'insertion sociale et professionnelle ". En outre, en vertu du 2° de l'article R. 5312-6 du même code, le conseil d'administration de Pôle emploi délibère notamment sur les mesures destinées " à favoriser l'insertion, le reclassement, la promotion professionnelle et la mobilité géographique et professionnelle des personnes, qu'elles disposent ou non d'un emploi () ".
4. Sur le fondement de ces dispositions, le conseil d'administration de Pôle emploi fixe, par délibération, les conditions d'attribution de l'aide dite de " rémunération de fin de formation " qu'il accorde, à l'expiration de leurs droits à l'allocation d'assurance chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), à l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) ou à l'allocation des travailleurs indépendants (ATI), aux demandeurs d'emploi inscrits qui suivent une action de formation validée par Pôle emploi.
5. En l'espèce, compte tenu de la date à laquelle les droits de Mme C à l'allocation de retour ont expiré, le 30 décembre 2021, et de la date à laquelle l'intéressée s'est inscrite, en dernier lieu, à la formation au titre de laquelle ses droits au bénéfice de la rémunération de fin de formation ont été examinés, en l'occurrence à compter du 1er septembre 2021, ses droits doivent être appréciés au regard de la délibération n° 2021-41 du 8 juin 2021, publiée au bulletin officiel de Pôle emploi n° 2021-43 du 11 juin 2021. A cet égard, en vertu de son article 7, cette délibération est entrée en vigueur le 1er août 2021 et s'applique aux formations prescrites jusqu'au 31 décembre 2021. En revanche, cette délibération a abrogé, à compter du 1er août 2021, la délibération précédente n° 2021-33 du 4 mai 2021 dont Pôle emploi se prévaut. De même, la délibération antérieure n° 2020-43 du 7 juillet 2020 invoquée par la requérante, a été abrogée par la délibération n° 2020-76 du 15 décembre 2020, qui a été elle-même abrogée, au 1er mai 2021, par la délibération n° 2021-33 du 4 mai 2021, et ne s'applique qu'aux formations prescrites entre les mois de juillet 2020 et décembre 2020.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
6. Aux termes de l'article 1er de la délibération précitée n° 2021-41 du 8 juin 2021 : " La rémunération de fin de formation (RFF) est accordée aux demandeurs d'emploi inscrits qui suivent une action de formation (hors prestations d'accompagnement et d'évaluation mises en œuvre par Pôle emploi) validée par Pôle emploi et achetée, financée ou cofinancée par : Pôle emploi ; le conseil régional ; l'AGEFIPH ; un OPCO ; une autre collectivité territoriale ; l'employeur pour les bénéficiaires du contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Les actions de formation susceptibles de donner lieu au versement de la rémunération de fin de formation (RFF) doivent permettre à la fois d'acquérir une qualification reconnue au sens de l'article L.6314-1 du code du travail et d'accéder à un emploi pour lequel sont identifiées des difficultés de recrutement. La liste de ces emplois est fixée par arrêté du préfet de région au vu des statistiques publiques régionales d'offres et de demandes d'emploi, après consultation du comité régional de l'emploi, de la formation et de l'orientation professionnelles ". Aux termes de l'article 2 de cette délibération : " La rémunération de fin de formation (RFF) est versée mensuellement, à l'expiration des droits du demandeur d'emploi à l'allocation d'assurance chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), à l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) ou à l'allocation des travailleurs indépendants (ATI) et pendant la durée de la formation. Toutefois, la durée cumulée de versement de l'allocation d'assurance chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) ou de l'allocation des travailleurs indépendants (ATI) et de la rémunération de fin de formation (RFF) ne peut pas excéder la durée maximum de formation mentionnée à l'article R. 6341-15 du code du travail, soit trois ans. () ". Enfin, aux termes de l'article 5 de cette même délibération : " A titre expérimental jusqu'au 31 décembre 2021, la rémunération de fin de formation (RFF) est également accordée lorsque la formation est validée par Pôle emploi et achetée, financée ou cofinancée par : le compte personnel de formation (CPF) ou les fonds propres du demandeur d'emploi, dans des conditions (délais de dépôt, point de départ de la rémunération, ) précisées par instruction du directeur général () ". Conformément à son article 7, les modalités de mise en œuvre de cette délibération sont précisées par l'instruction n° 2021-23 du 12 juillet 2021.
7. Il résulte de l'instruction que Pôle emploi a estimé que Mme C n'était pas éligible au dispositif de rémunération de fin formation au motif que sa formation a été financée, en dernier lieu, par le compte personnel de formation alors qu'aucun texte applicable à sa situation ne lui permettait de bénéficier de ce dispositif expérimental de financement. Toutefois, d'une part, contrairement à ce que Pôle emploi fait valoir, l'instruction n° 2020-22 du 29 juillet 2020, publiée au bulletin officiel de Pôle emploi n° 2020-63 du 7 août 2020, définit les conditions de mise en œuvre du dispositif expérimental, institué par la délibération n° 2020-43 du 7 juillet 2020 s'agissant de la rémunération de fin de formation. Aux termes des articles 4.1 et 4.2.1 de cette instruction, ce dispositif autorise Pôle emploi à verser la rémunération de fin de formation à des demandeurs d'emploi dont la formation débute à compter du 11 juillet 2020 et est financée par le compte personnel de formation. L'article 5 précité de la délibération n° 2021-41 du 8 juin 2021 applicable à la situation de la requérante prolonge ce dispositif expérimental de financement jusqu'au 31 décembre 2021. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que c'est à tort que Pôle emploi a retenu que sa formation n'était pas éligible à la rémunération de fin de formation en raison de ses modalités de financement.
8. Il en résulte que Mme C est fondée à demander l'annulation des décisions attaquées, sans qu'il soit, en tout état de cause, besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.
Sur les droits de Mme C au bénéfice de la rémunération de fin de formation :
9. D'une part, il résulte de l'instruction, et il n'est d'ailleurs pas sérieusement contesté, que le certificat de capacité d'orthophoniste en vue duquel Mme C poursuit une formation est un diplôme d'Etat enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles, conformément à l'article L. 6314-1 du code du travail auquel l'article 1er de la délibération précitée n° 2021-41 du 8 juin 2021 renvoie.
10. D'autre part, conformément à ce même article 1er de la délibération n° 2021-41 du 8 juin 2021, la formation suivie par la requérante conduit à un emploi, en l'occurrence celui d'orthophoniste, qui figure sur la liste des emplois ouvrant droit au bénéfice de la rémunération de fin de formation, fixée par l'arrêté du préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris du 6 novembre 2017 applicable au litige.
11. Enfin, il n'est pas sérieusement contesté par Pôle emploi que la formation suivie par Mme C aurait pu être validée par son conseiller, comme l'instruction du 29 juillet 2020 le prévoit et comme cela a au demeurant été fait pour ses deux premières années de formation qui ont fait l'objet d'un autofinancement.
12. Il résulte de ce qui précède que la requérante remplit les autres conditions, relatives à la formation suivie, auxquelles le droit à la rémunération de fin de formation est subordonné.
13. En revanche, l'état de l'instruction ne permet pas de déterminer si la condition d'assiduité du stagiaire dans le suivi de sa formation, qui est par ailleurs fixée par la délibération n° 2021-41 du 8 juin 2021, l'instruction n° 2021-23 du 12 juillet 2021 et l'instruction n° 2020-22 du 29 juillet 2020, est remplie. L'état de l'instruction ne permet pas non plus de calculer le montant de l'aide à laquelle l'intéressée pourrait, le cas échéant, prétendre en application de l'article 3 de la délibération n° 2021-41 du 8 juin 2021 ni d'apprécier ses droits pour la période postérieure au 31 juillet 2022, alors qu'elle pourrait, le cas échéant, prétendre en application de l'article 2 de la délibération n° 2021-41 du 8 juin 2021 cité au point 6 du présent jugement, au bénéfice de cette aide jusqu'au 6 janvier 2023.
14. Il y a lieu, en conséquence, de renvoyer Mme C devant Pôle emploi pour l'attribution puis, le cas échéant, le calcul et le versement de la rémunération de fin de formation, au cours de la période du 31 décembre 2021 au 6 janvier 2023, conformément aux motifs du présent jugement. Il n'y a ainsi pas lieu de prononcer à l'encontre de Pôle emploi l'injonction sous astreinte demandée par Mme C.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Pôle emploi une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions des 25 août 2021 et 21 décembre 2021 du directeur de Pôle emploi Ile-de-France sont annulées.
Article 2 : Mme C est renvoyée devant Pôle emploi pour l'attribution, le calcul et le versement de la rémunération de fin de formation pour la période du 31 décembre 2021 au 6 janvier 2023, conformément aux motifs de la présente décision.
Article 3 : Pôle emploi versera à Mme C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à Pôle emploi.
Copie en sera adressée au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Amat, présidente,
- Mme Armoët, première conseillère,
- Mme Nguyen, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La rapporteure,
E. A
La présidente,
N. AmatLa greffière,
P. Tardy-Panit
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026