LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2204878

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2204878

jeudi 12 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2204878
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantDESACTIVE_CABINET NIZOU-LESAFFRE & HUBERT (AARPI)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande enregistrée le 1er avril 2020, complétée par un mémoire enregistré le 15 mars 2022, M. B A demande au tribunal :

1°) de prendre, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1702070 du 27 juin 2019 par lequel le tribunal a annulé le refus du ministre de l'intérieur de retirer de son dossier administratif le bulletin de sortie d'hospitalisation et les documents numérotés 5/24 et 5/31, a enjoint au ministre de l'intérieur de procéder à ce retrait dans un délai d'un mois mois à compter de la notification du jugement et a condamné l'Etat à lui verser la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 900 euros en réparation du préjudice moral subi.

M. A soutient que :

- si les documents énumérés à l'article 1 du dispositif du jugement ont bien été retirés de son dossier administratif, il n'a toutefois pas la preuve qu'ils n'ont pas été dupliqués et conservés par l'administration ;

- il n'a pas reçu le paiement de la somme de 1 000 euros mis à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 8 février 2022, le vice-président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, qui n'a pas produit de mémoire en défense en dépit d'une mise en demeure qui lui a été adressée le

12 juillet 2022.

Un mémoire a été enregistré le 13 novembre 2022 pour M. A, qui n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le jugement n° 1702070 du 27 juin 2019 rendu par le tribunal administratif de Paris ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été informées de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Feghouli, rapporteur,

- les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique,

- les observations M. A,

- le ministre de l'intérieur et des outre-mer n'était pas présent, ni représenté.

Une note en délibérée a été enregistré le 21 décembre 2022 pour M. A.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'exécution du jugement n° 1702070 du 27 juin 2019 :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () ".

2. Par un jugement définitif n° 1702070 du 27 juin 2019, le tribunal a annulé le refus du ministre de l'intérieur de retirer du dossier administratif de M. A le bulletin de sortie d'hospitalisation et les documents numérotés 5/24 et 5/31, a enjoint au ministre de l'intérieur de procéder à ce retrait dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et a condamné l'Etat à lui verser la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

3. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".

4. A l'appui de sa requête, notamment dans son courrier en date du 1er avril 2020,

M. A reconnaît d'une part, que les documents visés par le dispositif du jugement

n° 1702070 du 27 juin 2019 ont bien été retirés de son dossier administratif, mais qu'il ne dispose pas de la preuve qu'ils n'ont pas été dupliqués. Il ressort donc des déclarations mêmes du requérant que le jugement n°1702070 du 27 juin 2019 a bien été exécuté s'agissant du retrait du dossier administratif du requérant des documents visés par le tribunal. Les conclusions afférentes ne peuvent qu'être que rejetées.

5. Le requérant soutient d'autre part, qu'en dépit de la notification du jugement n°1702070 au ministre de l'intérieur, il n'a pas reçu le paiement de la somme de 1 000 euros mis à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Une copie de cette requête a été communiquée au ministre de l'intérieur et des outre-mer qui a été mis en demeure de produire un mémoire en défense le 12 juillet 2022. Cette mise en demeure est demeurée sans effet. L'inexactitude des faits allégués par M. A ne ressort d'aucune des pièces du dossier. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur et des outre-mer doit être réputé avoir admis leur exactitude matérielle conformément aux dispositions de l'article R. 612-6 du code de justice administrative et n'avoir pas pris, à la date du présent jugement, l'ensemble des mesures propres à assurer l'exécution du jugement précité. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer à l'encontre du ministre de l'intérieur et des outre-mer, à défaut pour lui de justifier de cette exécution dans un délai de 3 mois, une astreinte de 100 euros par jour de retard jusqu'à la date à laquelle le jugement précité aura reçu exécution.

Sur les conclusions indemnitaires :

6. Si M. A recherche en outre l'engagement de la responsabilité de l'Etat du fait du retard pris par le ministre de l'intérieur dans l'exécution du jugement n° 1702070 du

27 juin 2019, il soulève ainsi un litige distinct qui ne se rapporte pas à l'exécution de ce jugement et dont il n'appartient pas au tribunal de connaître dans la présente instance. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par le requérant doivent être rejetées comme irrecevables.

D E C I D E :

Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre de l'Etat si le ministre de l'intérieur et des outre-mer ne justifie pas, dans un délai de 3 mois suivant la notification du présent jugement, avoir exécuté le jugement du tribunal du 27 juin 2019 en ce qui concerne l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le taux de cette astreinte est fixé à

100 euros par jour, à compter de l'expiration du délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et jusqu'à la date de l'exécution.

Article 2 : Le ministre de l'intérieur et des outre-mer communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le jugement mentionné à l'article 1er.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,

M. Feghouli, premier conseiller,

M. Hélard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2023.

Le rapporteur, Le président,

M. C

La greffière,

S. PORRINAS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions