lundi 20 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2205311 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3e Section - 3e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | TOMAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mars 2022, M. A C, représenté par Me Tomas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 octobre 2021 par laquelle le préfet de police a ajourné sa demande d'échange de son permis de conduire canadien dans l'attente de la production de pièces manquantes ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de police a implicitement refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire canadien ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un permis de conduire français dans un délai d'un mois à compter du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 4 octobre 2021 a été prise par une autorité incompétente faute de justifier d'une délégation de signature ;
- cette décision est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'inexactitude matérielle des faits et d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés, que les conclusions dirigées contre le refus implicite sont irrecevables faute de décision intervenue à l'encontre du requérant, et que les conclusions dirigées contre la décision du 4 octobre 2021 sont tardives.
Le préfet de police a produit une lettre le 20 février 2023 qui n'a pas été communiquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions lors de l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler, d'une part, la décision du 4 octobre 2021 par laquelle le préfet de police a sollicité des pièces complémentaires et, d'autre part, celle par laquelle il a implicitement rejeté sa demande d'échange de permis de conduire canadien.
Sur les conclusions dirigées contre la décision du 4 octobre 2021 :
2. Aux termes de l'article R.421-1 du code de justice administrative, le destinataire d'une décision administrative individuelle dispose, pour déférer cette décision devant la juridiction administrative, d'un délai de deux mois à compter de la notification qui doit lui en être faite.
3. Il ressort des pièces du dossier et des écritures du requérant qu'il a reçu le 10 octobre 2021 le courrier par lequel le préfet de police a sollicité des pièces complémentaires pour l'instruction de son dossier. Par suite, sa requête dirigée contre cette décision, enregistrée le 3 mars 2022, est tardive, comme le soutient le préfet de police.
Sur les conclusions dirigées contre la décision par laquelle le préfet de police a implicitement refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire canadien :
4. Si le requérant prétend que la décision attaquée est entachée d'inexactitude matérielle des faits et d'erreur manifeste d'appréciation, il n'apporte pas les précisions nécessaires pour apprécier le bien-fondé de ces moyens. S'il semble prétendre qu'il avait déposé un dossier complet, il n'en apporte pas la preuve, alors que le préfet de police, en défense, fait valoir qu'il a complété son dossier le 4 mars 2022 et que des éléments sont toujours manquants à ce jour, malgré des relances du 23 mars 2022 et du 9 mai 2022.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande d'échange de permis. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées, ainsi que les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressé au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2023.
La magistrate désignée,
T. B
La greffière,
A. Gaillac
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/3-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026