jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2206679 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête n°2206679 enregistrée 18 mars 2022, complétée par un mémoire du 8 février 2023, M. A C, représenté par Me Béguin, demande au tribunal :
1°) d'annuler le compte rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision attaquée :
- est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'entretien n'a duré que dix minutes, qu'il n'a pas été en mesure de bénéficier d'un entretien à mi-parcours et qu'il n'a pas été à même de prendre connaissance des appréciations de ses supérieurs hiérarchiques avant l'entretien comme les textes le prévoient ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa note globale, de ses aptitudes et compétences professionnelles et de ses objectifs de l'année écoulée ;
- caractérise un harcèlement moral de la part de sa hiérarchie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
II- Par une requête n° 2217462 enregistrée le 16 août 2022, M. A C, représenté par Me Béguin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juin 2022 par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer lui a infligé un blâme ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconstituer sa carrière ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- le dossier administratif auquel il a eu accès n'était pas complet ce qui caractérise un vice de procédure ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, en raison du délai excessif entre les faits reprochés et l'édiction de la sanction ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis ;
- en tout état de cause, la sanction prononcée est disproportionnée ;
- il est victime de harcèlement moral de la part de sa hiérarchie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n°95-654 du 9 mai 1995 ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Feghouli,
- les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique,
- les observations de M. C.
Une note en délibéré a été enregistrée le 30 mai 2023 pour M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2206679 et n° 2217462 concernent la situation d'un même fonctionnaire et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. A C, capitaine de police, affecté à la brigade de police secours de nuit du 16ème arrondissement de Paris, demande au tribunal d'annuler le compte-rendu de son entretien professionnel établi le 4 février 2022 au titre de l'année 2021 ainsi que l'arrêté du 1er juin 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer lui a infligé un blâme.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le compte-rendu de l'entretien professionnel établi au titre de l'année 2021
3. Aux termes de l'article 55 de la loi du 11 janvier 1984 : " Par dérogation à l'article 17 du titre Ier du statut général, l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct. Toutefois, les statuts particuliers peuvent prévoir le maintien d'un système de notation. (). Un décret en Conseil d'État fixe les modalités d'application du présent article. " Aux termes de l'article 16 du décret du 9 mai 1995 : " La notation des fonctionnaires actifs des services de la police nationale fait l'objet d'un ou plusieurs entretiens d'évaluation. Elle est établie annuellement sur une notice qui comporte : / 1. Une liste d'éléments d'appréciation non chiffrée permettant d'évaluer les qualités personnelles, professionnelles et les aptitudes manifestées dans l'exercice des fonctions ; / 2. Une grille de notation par niveau de 1 à 7 qui rend compte de la situation du fonctionnaire ; / 3. Une appréciation non chiffrée qui rend compte de l'évolution de la valeur du fonctionnaire. " Aux termes de l'article 2 du décret du 28 juillet 2010 : " Le fonctionnaire bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à compte rendu. / Cet entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct. / La date de cet entretien est fixée par le supérieur hiérarchique direct et communiquée au fonctionnaire au moins huit jours à l'avance. ". L'article 3 du même décret dispose : " L'entretien professionnel porte principalement sur : / 1° Les résultats professionnels obtenus par le fonctionnaire eu égard aux objectifs qui lui ont été assignés et aux conditions d'organisation et de fonctionnement du service dont il relève ; / 2° Les objectifs assignés au fonctionnaire pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels, compte tenu, le cas échéant, des perspectives d'évolution des conditions d'organisation et de fonctionnement du service ; / 3° La manière de servir du fonctionnaire ; / 4° Les acquis de son expérience professionnelle ; / 5° Le cas échéant, la manière dont il exerce les fonctions d'encadrement qui lui ont été confiées ; / 6° Les besoins de formation du fonctionnaire eu égard, notamment, aux missions qui lui sont imparties, aux compétences qu'il doit acquérir et à son projet professionnel ; / 7° Ses perspectives d'évolution professionnelle en termes de carrière et de mobilité. () ".
4. M. C soutient que la brièveté des échanges avec son supérieur hiérarchique dans le cadre de son entretien professionnel au titre de l'année 2021 ne lui pas permis de répondre utilement aux appréciations portées sur son travail. Il ressort des pièces du dossier que l'entretien entre le requérant et son supérieur hiérarchique dans le cadre de l'entretien contesté n'a duré que dix minutes. Si aucune disposition ne prescrit une durée minimale pour la conduite de l'entretien, les dispositions précitées de l'article 3 du décret du 28 juillet 2010 imposent toutefois un réel échange sur l'évaluation des résultats obtenus par l'agent, sa manière de servir, ses besoins en formation et les objectifs assignés pour l'année à venir. En l'espèce, en dépit des réelles difficultés et des tensions lors de l'évaluation professionnelle du requérant, un entretien de seulement dix minutes, dont il ressort des pièces qu'il y a été mis fin à l'initiative de l'évaluateur, ne peut être regardé comme suffisant pour permettre l'examen de ces différents points, notamment, comme c'est le cas ici, lorsque la notation est largement en baisse par rapports aux évaluations précédentes, les appréciations portées sur le travail de l'agent défavorables et les difficultés entre l'agent et sa hiérarchie anciennes. Cette irrégularité a ainsi privé M. C d'une garantie. Le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être accueilli.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation du compte rendu de son entretien professionnel établi au titre de l'année 2021.
En ce qui concerne la sanction de blâme
6. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par M. D B, inspecteur général de l'administration, nommé directeur des ressources et des compétences de la police nationale à l'administration centrale du ministère de l'intérieur par décret du 24 juillet 2019 du président de la République, publié au Journal officiel de la République française le
25 juillet 2019. Aussi, M. B était donc compétent pour signer l'arrêté attaqué par délégation du ministre de l'intérieur. Par suite, le moyen tiré du défaut de compétence du signataire doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 25 octobre 1984 : " L'administration doit dans le cas où une procédure disciplinaire est engagée à l'encontre d'un fonctionnaire informer l'intéressé qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. / Les pièces du dossier et les documents annexes doivent être numérotés "
8. En se bornant à soutenir que certaines pièces de son dossier administratif auraient dû être retirées, notamment suite à plusieurs annulations contentieuses, le requérant ne conteste pas utilement la violation des dispositions de l'article 1er du décret du
25 octobre 1984 susvisé portant obligation à l'administration de lui donner accès à l'intégralité de son dossier. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure dont serait entachée la décision attaquée au regard des dispositions précitées doit donc être écarté.
9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'administration a convoqué M. C, dans le cadre d'une enquête interne initiée à la suite de signalements émanant de deux gardiennes de la paix de la brigade de police secours. Si l'intéressé fait valoir que cette enquête a été conduite exclusivement à charge, sans même l'informer des griefs qui lui étaient reprochés pour lui permettre de se défendre, il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment d'un courrier du 3 avril 2020, que le requérant a signé que le motif de la convocation a été porté à sa connaissance. Dès lors, le moyen afférent sera écarté.
10. En quatrième lieu, si contrairement à ce que soutient M. C, aucun principe général du droit n'enferme dans un délai déterminé l'exercice de l'action disciplinaire à l'égard d'un fonctionnaire, l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction issue de la loi du 20 avril 2016 dispose toutefois que : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination. / Aucune procédure disciplinaire ne peut être engagée au-delà d'un délai de trois ans à compter du jour où l'administration a eu une connaissance effective de la réalité, de la nature et de l'ampleur des faits passibles de sanction. En cas de poursuites pénales exercées à l'encontre du fonctionnaire, ce délai est interrompu jusqu'à la décision définitive de classement sans suite, de non-lieu, d'acquittement, de relaxe ou de condamnation. Passé ce délai et hormis le cas où une autre procédure disciplinaire a été engagée à l'encontre de l'agent avant l'expiration de ce délai, les faits en cause ne peuvent plus être invoqués dans le cadre d'une procédure disciplinaire. () "
11. Il ressort des pièces du dossier que les faits reprochés à M. C ont été portés à la connaissance de l'administration pour la première fois le 8 janvier 2020. Aussi ces faits pouvaient être régulièrement invoqués dans un délai de trois ans à compter de cette date dans le cadre d'une procédure disciplinaire. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que le délai écoulé entre la commission des faits et le prononcé de la sanction est excessif et que le principe du délai raisonnable a été méconnu.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 :
" Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". Aux termes de l'article 66 de la loi du 11 janvier 1984 : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes. / Premier groupe : /- le blâme () ". Enfin aux termes de l'article R. 434-12 du code de la sécurité intérieure : " Le policier ou le gendarme ne se départ de sa dignité en aucune circonstance. / En tout temps, dans ou en dehors du service, () il s'abstient de tout acte, propos ou comportement de nature à nuire à la considération portée à la police nationale et à la gendarmerie nationale () ".
13. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire sont matériellement établis, constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
14. Pour prononcer la décision attaquée, le ministre de l'intérieur et des outre-mer s'est fondé sur la circonstance qu'au cours de la vacation du 4 au 5 décembre 2019,
M. C, aurait eu un comportement inapproprié à l'égard de l'une de ses subordonnées, en l'interrogeant avec insistance sur ses origines et en faisant, en sa présence, des remarques à connotation sexuelles et sexistes. Il lui est également reproché d'avoir eu une attitude similaire à l'égard d'une autre gardienne de la paix de son équipe lors de la vacation du 7 au
8 décembre 2019. Le requérant conteste la réalité de ces faits.
15. Il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment des conclusions du rapport d'enquête administrative que le requérant a adopté, au cours de deux vacations au moins, un comportement équivoque à l'égard de deux gardiennes de la paix, les interrogeant de manière intrusive et insistante sur leur vie privée et leur origine et se permettant au moins une allusion à connotation sexuelle à l'égard de l'une d'elle. Ces faits, attestés par les témoignages convergents de plusieurs collègues présents au moment des faits, ne correspondent pas à l'exemplarité qui est attendue d'un capitaine de police dans l'exercice de ses fonctions. Dans ces conditions, en estimant que les faits reprochés au requérant constituaient une faute de nature à justifier une sanction, l'autorité investie du pouvoir disciplinaire ne les a pas inexactement qualifiés. Enfin, la sanction du blâme ne revêt pas un caractère disproportionné au regard de la nature des fautes commises.
16. Enfin, si le requérant soutient qu'il serait victime de harcèlement moral, il ne l'établit pas.
17. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 1er juin 2022 par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer lui a infligé un blâme.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Il y a lieu, par application des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reprendre la procédure de notation du requérant au titre l'année 2021 dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision.
Sur les frais liés au litige :
19. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le compte rendu de l'entretien professionnel de M. C établi au titre de l'année 2021 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder au réexamen de l'évaluation de M. C au titre de l'année 2021, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gros, président,
M. Feghouli, premier conseiller,
M. Rebellato, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
Le rapporteur, Le président,
M. E
La greffière,
S. PORRINAS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./5-N° 2217462/5-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026