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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2207414

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2207414

mardi 27 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2207414
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2e Section - 1re Chambre
Avocat requérantLEFORT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 mars 2022, Mme A B, représentée par Me Lefort, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 janvier 2022 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dès la notification du jugement à intervenir ;

3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au bénéfice de Me Lefort au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- la décision est entachée d'un vice de procédure en ce qu'il n'est pas établi ni qu'un avis médical a été rendu, ni que celui-ci comportait toutes les mentions prévues par les textes ;

- la régularité de la procédure n'est pas établie dès lors que les informations sur lesquelles s'est fondé le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'ont pas été communiquées ;

- l'absence de participation du médecin rapporteur au collège de médecins qui a rendu l'avis la concernant n'est pas établie ;

- l'avis du collège des médecins de l'OFII est irrégulier en ce qu'il ne se prononce pas sur la possibilité de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et en ce qu'il n'est pas établi qu'il résulterait d'une délibération collégiale ;

- la décision contestée est entachée d'erreur d'appréciation quant à la possibilité qu'elle aurait de bénéficier effectivement de soins appropriés en Algérie ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale, compte tenu de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :

- la décision est illégale, compte tenu de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce que son état et la programmation d'une intervention chirurgicale justifie que le délai soit prolongé ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- cette décision a été prise en violation de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 9 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 24 mai 2022.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, Mme C a présenté son rapport.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante algérienne, née le 4 février 1987, déclare être entrée en France le 5 juillet 2019. Elle a déposé une demande de titre de séjour le 21 juin 2021 sur le fondement des stipulations du 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2022 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2021-0991 en date du 27 septembre 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet de police a donné à Mme E D, attachée principale d'administration de l'Etat, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 stipule : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale est délivré de plein droit : / () 7) Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ". L'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ". L'article R. 425-11 du même code précise que : " L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé./ Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport. () ". L'article 6 du même arrêté prévoit que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°), devenu L. 425-9, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable en l'espèce : " () Afin de contribuer à l'harmonisation des pratiques suivies au plan national, des outils d'aide à l'émission des avis et des références documentaires présentés en annexe II et III sont mis à disposition des médecins de l'office ".

4. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier de l'avis rendu le 13 octobre 2021 par le collège des médecins de l'OFII et du bordereau de transmission qui l'accompagne, que cet organisme a bien rendu un avis sur la situation de Mme B, que le rapport médical la concernant a bien été rédigé par un médecin qui n'a pas siégé au sein du conseil des médecins qui a rendu l'avis. En outre, le collège des médecins s'est prononcé sur l'ensemble des questions dont il était saisi. Il a ainsi estimé que l'état de santé de la requérante nécessitait une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'elle pourrait, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé algérien, bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel son état de santé lui permettait de voyager. L'absence de mention de la durée du traitement, qui a pour objet de préciser si le demandeur nécessite des soins de longue durée ou non pour l'attribution d'un titre de séjour à raison de l'état de santé, n'est ainsi pas de nature à entacher la régularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII, dès lors que le collège a estimé que Mme B pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.

5. Il ressort également des pièces du dossier que cet avis est signé par les trois médecins composant le collège dont l'identité est précisée et comporte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) émet l'avis suivant ". Cette mention relative à l'existence d'une délibération collégiale fait foi jusqu'à preuve du contraire. Mme B n'apporte aucun élément de nature à établir que l'avis du collège de médecins n'aurait pas été rendu à l'issue d'une délibération réellement collégiale.

6. Enfin, il ne résulte d'aucun texte ni d'aucun principe que le collège des médecins de l'OFII soit tenu de regrouper dans un document l'ensemble des recherches effectuées sur chacun des cas qui lui est soumis pour avis, ni que l'administration soit tenue d'élaborer un tel document en vue de sa communication à l'intéressé ou à la juridiction saisie par l'étranger dont la demande de titre de séjour a été rejetée.

7. Dès lors, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

8. En troisième lieu, Mme B soutient que le préfet de police a commis une erreur d'appréciation en estimant qu'elle pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son affection en Algérie. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de s'assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès sans rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe.

9. Il ressort des pièces du dossier que Mme B souffre de plusieurs pathologies ophtalmiques graves, pour le traitement desquelles elle est suivie au centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingts. Toutefois, les certificats qu'elle produit au soutien de sa requête, s'ils énumèrent ses pathologies, ne précisent pas les traitements spécifiques qui lui sont dispensés, et qui ne pourraient l'être dans son pays d'origine. En outre, le préfet de police a versé à l'instance des documents faisant état de l'existence en Algérie d'établissements de santé spécialisés dans le traitement des pathologies ophtalmiques. Dès lors, l'existence et la disponibilité en Algérie d'un traitement approprié aux affections dont souffre la requérante est suffisamment établie. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations du 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus du titre de séjour pour demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 9, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

12. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus du titre de séjour pour demander l'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".

14. Mme B fait valoir que le délai de départ volontaire qui lui a été accordé est insuffisant au regard des soins qui doivent lui être dispensés et de l'opération chirurgicale dont elle doit bénéficier. Toutefois, le certificat médical du 11 mars 2022 dont elle se prévaut indique seulement qu'elle " devrait bénéficier prochainement d'une chirurgie ophtalmologique " sans aucune précision quant à la période à laquelle celle-ci sera réalisée. Dès lors, le préfet de police n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation en accordant à Mme B le délai habituel de trente jours pour quitter volontairement le territoire français.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

15. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". L'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

16. Si la requérante soutient que son éloignement vers l'Algérie l'exposerait à des traitements inhumains et dégradants dans la mesure où elle ne pourrait bénéficier des soins dont elle a besoin, il doit être regardé comme établi, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, qu'elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié de ses pathologies dans son pays d'origine. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions présentées par Mme B, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ne peuvent être accueillies.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent dès lors être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Evgénas, présidente,

Mme Laforêt, première conseillère,

Mme de Saint-Chamas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2022.

La rapporteure,

L. C

La présidente,

J. EVGÉNAS La greffière,

B. CHAHINE

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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