vendredi 16 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2209138 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | BROWN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 20 avril 2022 et le 30 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Brown, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2021 par lequel le ministre de l'intérieur a prononcé son expulsion du territoire français ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le ministre de l'intérieur l'a assigné à résidence ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté du 19 novembre 2021 a été signé par une autorité incompétente ;
- il a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire, des principes de l'égalité des armes et des droits de la défense protégés par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne constitue pas une menace grave pour l'ordre public ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est illégal dès lors que M. B peut se prévaloir des dispositions du 4° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés le 6 janvier et le 2 février 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient, à titre principal, que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés et, à titre subsidiaire, que l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être substitué, dans le cadre d'une substitution de base légale, à l'article L. 631-2 du même code et que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mars 222 par lequel le requérant a été assigné à résidence sont irrecevables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Paret,
- et les conclusions de Mme de Schotten, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, de nationalité russe, né le 16 novembre 1967, est entré sur le territoire français en 2002. Il a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion pris par le ministre de l'intérieur le 19 novembre 2021. Il demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le ministre de l'intérieur a assigné M. B à résidence :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code, " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ".
3. D'une part, les conclusions dirigées contre la décision d'assignation à résidence sont irrecevables en l'absence de moyens dirigés spécifiquement contre elle. D'autre part, une copie de l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le ministre de l'intérieur a assigné M. B à résidence n'est pas joint à la requête enregistrée le 20 avril 2022, ni au mémoire enregistré le 30 janvier 2023 et cette absence n'est justifiée par le requérant, qui ne produit aucune réclamation de la copie de cet acte, par aucune impossibilité. Au surplus, cet arrêté a fait l'objet d'une requête distincte enregistrée sous le numéro 2209139. Il suit de là que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le ministre de l'intérieur a assigné M. B à résidence doivent être écartées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 novembre 2021 par lequel le ministre de l'intérieur a prononcé l'expulsion de M. B :
4. En premier lieu, il ressort des pièces produites en défense, par un mémoire distinct en application des articles L. 773-9 et R. 412-2-1 du code de justice administrative, que l'original de l'arrêté attaqué comporte la signature, le prénom et le nom et la qualité de son signataire en caractères lisibles. En outre, le signataire de l'arrêté attaqué, agent du ministère de l'intérieur, détient une délégation de signature à l'effet de signer notamment, les mesures d'expulsion des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'expulsion ne peut être édictée que dans les conditions suivantes : 1° L'étranger est préalablement avisé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ; 2° L'étranger est convoqué pour être entendu par une commission qui se réunit à la demande de l'autorité administrative et qui est composée : a) du président du tribunal judiciaire du chef-lieu du département, ou d'un juge délégué par lui, président ; b) d'un magistrat désigné par l'assemblée générale du tribunal judiciaire du chef-lieu du département ; c) d'un conseiller de tribunal administratif. Le présent article ne s'applique pas en cas d'urgence absolue. ". Aux termes de l'article L. 632-2 du même code, " La convocation mentionnée au 2° de l'article L. 632-1 est remise à l'étranger quinze jours au moins avant la réunion de la commission. Elle précise que l'intéressé a le droit d'être assisté d'un conseil ou de toute personne de son choix et d'être entendu avec un interprète. ". Aux termes de l'article R. 632-3 du même code : " Sauf en cas d'urgence absolue, l'étranger à l'encontre duquel une procédure d'expulsion est engagée en est avisé au moyen d'un bulletin de notification. / Le bulletin de notification vaut convocation devant la commission d'expulsion mentionnée au 2° de l'article L. 632-2. ". Aux termes de l'article R. 632-4 du même code, " Le bulletin de notification mentionné à l'article R. 632-3 : () 6° Précise que l'étranger et son conseil peuvent demander la communication de son dossier au service dont il mentionne la dénomination et l'adresse et présenter un mémoire en défense () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le bulletin de notification d'engagement d'une procédure d'expulsion le 12 mai 2021 à 9h25 a été notifié à M. B, ce document précisant notamment qu'il pouvait se " présenter seul ou assisté d'un avocat " devant la commission mentionnée à l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, le cas échéant, " avec un interprète " et mentionnant la possibilité pour M. B de " demander communication " de son dossier d'expulsion. Il suit de là, alors que le requérant n'a été privé d'aucune garantie de procédure, en particulier, de l'examen contradictoire et en sa présence de sa situation par la commission dite d'expulsion, que les moyens tirés de la méconnaissance du principe du contradictoire, des principes de l'égalité des armes et des droits de la défense protégés par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
7. En troisième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes applicables, notamment les articles L. 631-2, L. 632-1 et L. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les considérations de fait sur lesquelles il se fonde et est ainsi suffisamment motivé. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté du 19 novembre 2021 doit être écarté.
8. En quatrième lieu, la décision attaquée n'est pas fondée sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il suit de là que M. B ne peut utilement soutenir que la décision attaquée est illégale en raison de la méconnaissance de cet article.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion que si elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique et sous réserve que l'article L. 631-3 n'y fasse pas obstacle : / 1° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; / 2° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; / 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été pendant toute cette période titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; / 4° L'étranger titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle servie par un organisme français et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20 %. / Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application de l'article L. 631-1 s'il a été condamné définitivement à une peine d'emprisonnement ferme au moins égale à cinq ans. / Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion s'il vit en France en état de polygamie. "
10. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants depuis au moins un an et n'est pas marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, réside toutefois régulièrement en France depuis plus de dix ans, ce dernier étant entré en France en 2002. Cependant, il en ressort également qu'il a été reconnu coupable des faits de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme et condamné à un emprisonnement délictuel de quatre ans par un jugement correctionnel, alors, du tribunal de grande instance de Paris du 6 mars 2015. Il ressort également d'une note circonstanciée des services de renseignement que M. B a montré un soutien financier de l'émirat islamique du Caucase, dont il a assuré la promotion de l'idéologie notamment via la diffusion d'articles d'actualité sur des sites internet dont il était à l'origine et qu'il a, en détention puis après sa libération, maintenu des convictions radicales et des liens avec des personnes soupçonnées de radicalisation. Ces circonstances ont conduit au retrait de son statut de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 10 décembre 2020 et la décision attaquée a été prise après un avis favorable de la commission d'expulsion. Il suit de là que M. B, dont il ressort des pièces du dossier que l'expulsion constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique, au sens des dispositions de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît ces dispositions.
11. En sixième lieu, par les pièces qu'il produit, M. B ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants depuis au moins un an. Il suit de là qu'il ne soutient pas utilement que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle aurait dû être prise sur le fondement du 4° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En septième lieu, la décision du 19 novembre 2021 prononçant l'expulsion de M. B n'a pas par elle-même pour objet ni pour effet de procéder à son renvoi à destination de la Russie. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant.
13. En huitième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. /2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
14. Il ressort des pièces du dossier que M. B est arrivé en France en 2002, alors qu'il était âgé de trente-deux ans et qu'il y a vécu depuis lors. Toutefois, si le requérant fait valoir qu'il a noué des relations en France depuis son arrivée, il n'apporte pas, par les seules pièces qu'il produit et notamment une attestation de son ex-compagne, de deux de ses amis et d'une docteure ès sciences historiques, ethnographe spécialiste du Caucase, islamologue et analyste politique, d'éléments probants de nature à établir l'intensité de sa vie privée et familiale sur le territoire français. S'il est père de cinq enfants dont deux mineurs de nationalité française, M. B n'établit pas davantage, par les pièces qu'il produit, entretenir des liens particuliers avec ces derniers. Dans ces conditions, eu égard en outre à la menace pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique que constitue sa présence en France ainsi qu'il a été dit au point 10, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elles ont été prises. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, dès lors, être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de procéder à la substitution de motifs demandée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le ministre de l'intérieur a assigné M. B à résidence sont irrecevables.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 2 juin 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Simonnot, président,
- M. Grandillon, premier conseiller,
- M. Paret, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juin 2023.
Le rapporteur,
F. PARET
Le président,
J.-F. SIMONNOTLa greffière,
S. RAHMOUNI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2209138
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026