mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2209394 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | TOURIRINE-BENATMANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 avril et 28 mai 2022, M. G F, représenté par Me Touririne-Benatmane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'informations Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en attendant que lui soit octroyé un titre de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination :
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles sont entachées d'erreurs de fait quant à la durée de sa présence en France, à l'intensité de liens personnels en France, à la régularité de son entrée en France et à la présence de famille en Algérie ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français et le signalement aux fins de non-admission dans le système d'informations Schengen :
- elles sont dépourvues de base légale, dès lors qu'elles sont fondées sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles sont entachées d'une insuffisance de motivation ;
- elles méconnaissent les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'une erreur de fait, dès lors qu'il ne représente aucune menace pour l'ordre public ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elles portent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 30 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 juin 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Seguin,
- et les observations de Me Touririne-Benatmane, représentant M. F.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. F, ressortissant algérien né le 25 octobre 1987 à Semaoun (Algérie) et entré en France le 25 août 2016 selon ses déclarations, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 21 avril 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'informations Schengen.
Sur le moyen commun à l'obligation de quitter le territoire français, à la décision fixant le pays de destination, à l'interdiction de retour sur le territoire français et au signalement aux fins de non-admission dans le système d'informations Schengen :
2. Par un arrêté n° 2022-0291 du 7 février 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné à M. A C, chef du pôle instruction et mise en œuvre des mesure d'éloignement, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente doit être écarté comme manquant en fait.
Sur l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination :
3. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
4. M. F soutient que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis des erreurs de fait et une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle. Il soutient qu'il réside en France depuis 2016, qu'il a tissé de nombreux liens amicaux et professionnels, qu'il est inséré professionnellement et qu'il n'a plus de famille dans son pays d'origine. Il produit, à l'appui de sa requête, des preuves de sa présence en France depuis août 2016, une demande d'autorisation de travail déposée par l'entreprise SLBT pour un emploi en qualité de manutentionnaire, et les bulletins de salaire afférents à cet emploi pour la période de janvier 2021 à mars 2022, des bulletins de salaire pour un emploi de chauffeur livreur avec la société Novadelta France pour la période de juin 2019 à décembre 2019 ainsi que le contrat de travail à durée indéterminée afférent à cet emploi, et des bulletins de salaire pour un emploi de chauffeur livreur avec la SARL Simon Staff pour les périodes d'août 2018 à octobre 2018 et de janvier 2019 à avril 2019, ainsi que divers documents relatifs à sa situation professionnelle. Toutefois, les éléments qu'il produit sont insuffisants pour démontrer que le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle, alors même qu'il ressort des pièces du dossier que le requérant est célibataire, sans charge de famille, et qu'il ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. L'erreur de fait, au demeurant non établie, qu'aurait commise le préfet de la Seine-Saint-Denis quant à la régularité de son entrée en France est sans incidence sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'erreur manifeste d'appréciation et des erreurs de fait doivent être écartés.
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. M. E soutient que l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant est célibataire, sans charge de famille, et qu'il n'atteste pas être démuni d'attaches familiales à l'étranger. Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a donc pas, en obligeant l'intéressé à quitter le territoire français, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
8. Le requérant soutient qu'il risque de subir des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie, dès lors qu'il est atteint d'un cancer. Il produit diverses ordonnances, un certificat médical du 27 avril 2022 du professeur B, précisant qu'il est traité par thérapie ciblée à base de Dabrafenib et de Tramétinib et que l'interruption des soins spécialisés entraînera des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ainsi qu'une ordonnance et une attestation d'une pharmacie algérienne, indiquant que les médicaments Tafinlar et Mekinist et les traitements " anti BRAF " et " anti MEIC " ne sont pas disponibles en Algérie. Ces documents sont toutefois insuffisamment circonstanciés pour établir le risque de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français et le signalement aux fins de non-admission dans le système d'informations Schengen :
10. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision obligeant M. E à quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". L'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
12. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il comporte ainsi les considérations de droit qui en constituent le fondement. Le préfet de la Seine-Saint-Denis mentionne que le requérant a été interpellé pour des faits de conduite d'un véhicule sans permis, que son comportement constitue ainsi une menace pour l'ordre public et qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement prononcée par le préfet de la Seine-et-Marne. Il précise que l'intéressé est entré en France le 25 août 2016 selon ses déclarations, et qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il est célibataire, sans charge de famille et qu'il ne justifie pas être démuni d'attaches familiales à l'étranger. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation est infondé et doit être écarté.
13. Le requérant soutient que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur manifeste d'appréciation et a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois, dès lors qu'il est présent sur le territoire français depuis 2016, qu'il ne représente aucune menace pour l'ordre public et qu'il est intégré socialement et professionnellement. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement prononcée par le préfet de la Seine-et-Marne le 12 août 2020 et que, malgré sa présence sur le territoire depuis 2016 et son intégration professionnelle, il est célibataire, sans charge de famille et ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dès lors, en dépit de la circonstance que le comportement du requérant ne représente pas une menace pour l'ordre public, le préfet de la Seine-Saint-Denis pouvait, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation ni porter à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise, prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale doivent donc être écartés.
14. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006 ". Aux termes de l'article R. 613-7 du même code : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ".
15. Il résulte des dispositions précitées que, lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'atteinte disproportionnée au respect de la vie privée et familiale, à supposer qu'ils soient dirigés contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'informations Schengen, sont donc en tout état de cause inopérants.
16. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français et du signalement aux fins de non-admission dans le système d'informations Schengen.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. E doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G E et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bachoffer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Seguin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
Le rapporteur,
G. Seguin
Le président,
B. BACHOFFER
La greffière,
L. REGNIER
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026