mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2209409 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | DASILVA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 avril 2022, M. A C, représenté par
Me Dasilva, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 décembre 2021 de rejet de son recours gracieux par laquelle le directeur de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) a refusé sa demande de bourse présentée au nom de son enfant B pour l'année scolaire 2021-2022 à l'école Aloys Kobes à Dakar ;
2°) d'enjoindre à l'AEFE de lui octroyer une bourse scolaire au profit de son enfant dans les mêmes conditions que les années précédentes dans les deux mois suivant la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de forme dès lors qu'il n'a pas reçu notification de la proposition de rejet de sa demande de bourse du conseil consulaire des bourses scolaires, ainsi que le prévoit le point 5.6 de l'instruction ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2023, l'Agence pour l'enseignement français a l'étranger conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Baudat,
- les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a déposé auprès de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) un dossier de demande de bourses scolaires au bénéfice de son fils B scolarisé à l'école Aloys Kobes à Dakar au titre de l'année scolaire 2021-2022. Après le rejet de sa demande par une décision du 16 juin 2021, le requérant a formé un recours gracieux auprès du directeur de l'AEFE qui a confirmé, le 20 décembre 2021, la décision portant refus de lui accorder la bourse scolaire sollicitée. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de la décision du
20 décembre 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.
3. Il ressort du point précédent que les conclusions de M. C demandant l'annulation de la décision du 20 décembre 2021 par laquelle l'AEFE a rejeté son recours gracieux doivent être interprétées comme étant dirigées également contre la décision initiale de rejet de sa demande de bourse au titre de son enfant au titre de l'année scolaire 2021-2022.
4. Aux termes de l'article L. 452-2 du code de l'éducation, l'AEFE " a pour objet : () / 5° D'accorder des bourses aux enfants de nationalité française scolarisés dans les écoles et les établissements d'enseignement français à l'étranger dont la liste est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de l'éducation, du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé de la coopération ". Aux termes de l'article D. 531-46 de ce code : " Pour bénéficier des bourses scolaires à l'étranger, les élèves doivent : / 1° Être de nationalité française et inscrits ou en cours d'inscription au registre des Français établis hors de France de la circonscription consulaire dans laquelle ils ont leur résidence ; / 2° Fréquenter un des établissements figurant sur la liste arrêtée chaque année par le ministre chargé de l'éducation, le ministre des affaires étrangères et le ministre chargé de la coopération en application du 5° de l'article L. 452-2 ; / 3° Résider avec leur famille dans le pays où est situé l'établissement scolaire fréquenté ". Aux termes de l'article D. 531-48 de ce code : " Les commissions locales examinent et présentent à la commission nationale les demandes de bourses scolaires dont peuvent bénéficier les élèves français établis hors de France dans les conditions définies aux articles D. 531-45 et D. 531-46. Elles répartissent entre les bénéficiaires les crédits délégués par l'agence, dans le respect des critères généraux définis par des instructions spécifiques ".
5. Sur le fondement des dispositions de l'article D. 531-48 du code de l'éducation, l'AEFE a adopté une instruction n°0271 qui énonce les critères d'obtention des bourses scolaires par les familles des enfants mentionnés au 5° de l'article L. 452-2 du même code et remplissant les conditions énoncées à l'article D. 531-46 dudit code. Ce faisant, cette autorité, qu'aucun texte de nature législative ou réglementaire n'avait habilitée à adopter un acte réglementaire ayant un tel objet, a fixé des lignes directrices auxquelles il appartient aux commissions locales de l'agence de se référer, tout en pouvant y déroger lors de l'examen individuel de chaque demande si des considérations d'intérêt général ou les circonstances propres à chaque situation particulière le justifient. Dans ces conditions, l'instruction en cause a énoncé, à l'intention des commissions locales, des lignes directrices, sans fixer de norme à caractère général qui se serait imposée de manière impérative à ces commissions.
En ce qui concerne la légalité externe de la décision :
6. En premier lieu, en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration doivent, notamment, être motivées les décisions administratives individuelles qui refusent un avantage ou dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir. Ni l'article L. 452-2 du code de l'éducation, ni le décret n° 91-833 du 30 août 1991 désormais codifié aux articles D. 531-45 et suivants du code de l'éducation, ni l'instruction prise par l'Agence, qui, ainsi qu'il vient d'être dit, ne présente pas de caractère réglementaire, n'ont créé un droit aux bourses scolaires pour les enfants français scolarisés à l'étranger qui rempliraient certaines conditions. Dès lors, contrairement à ce que soutient le requérant, l'AEFE n'était pas tenue, même s'il lui est toujours loisible de le faire pour assurer une meilleure compréhension de ses décisions, de motiver la décision contestée du
16 juin 2021 de même que la décision du 20 décembre 2021.
7. En second lieu, aux termes de l'article D. 452-11 du code de l'éducation : " Le directeur de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger dirige l'établissement public national dans le cadre des orientations définies par le conseil d'administration (). Il procède à l'attribution des bourses scolaires dans les conditions prévues par le décret n° 91-833 du 30 août 1991 relatif aux bourses scolaires au bénéfice d'enfants français résidant avec leur famille à l'étranger () ". Aux termes de l'article D. 431-45 du même code : " Les bourses accordées par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger en application des dispositions du 5° de l'article L. 452-2 sont proposées par des commissions locales instituées auprès des postes diplomatiques ou consulaires et attribuées après avis d'une commission nationale instituée auprès du directeur de l'agence ".
8. Par ailleurs, l'instruction spécifique applicable à l'année scolaire 2021-2022 prévoit, en son point 5.6 qui concerne la notification aux familles des propositions par le poste en charge de la gestion des dossiers de bourses que : " Toute proposition défavorable du conseil consulaire des bourses scolaires (ajournement ou rejet) doit être notifiée aux familles pour information, dès la fin des travaux de l'instance par le poste chargé de la saisie et de l'instruction des dossiers. Cette proposition doit être motivée de manière très précise. () ". Le point 7.7 indique également que l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger : " - attribue les bourses / - rejette les demandes ". Il est précisé au point 7.5.1 que : " Dès la fin des travaux de la Commission nationale, l'Agence transmet à chaque poste une note diplomatique présentant ses décisions le concernant () ". Le point 7.5.2 de l'instruction spécifique indique également que : " S'agissant des ajournements et rejets qui avaient été proposés par le conseil consulaire des bourses scolaires et notifiés aux familles à l'issue de celle-ci (cf. 5.6), une nouvelle notification doit être faite aux familles afin de les informer de la décision définitive prise par l'Agence après avis de la Commission nationale () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C n'a pas reçu notification de la proposition de rejet de sa demande de bourse du conseil consulaire des bourses scolaires, ainsi que le prévoit le point 5.6 de l'instruction précité et qu'il a ainsi été privé de la possibilité de fournir au conseil consulaire de bourse préalablement à la décision de rejet initiale du 16 juin 2021 les informations nécessaires de nature à clarifier l'incohérence des chiffres alléguée à son encontre. Il est constant que M. C a fait l'objet d'une décision de rejet du 16 juin 2021de sa demande de bourse et d'une décision de rejet de son recours gracieux du 20 décembre 2021. Il ressort donc des pièces du dossier que le requérant était en mesure de présenter tout élément utile ou complémentaire au soutien de sa demande de bourse entre la décision de rejet initiale du
16 juin 2021 et la décision de rejet de son recours gracieux du 20 décembre 2021, ce qu'il n'a pas fait et n'a ainsi apporté aucun élément nouveau antérieurement à la décision du 20 décembre 2021. Dans ces conditions, l'absence de notification d'une proposition de rejet antérieure à la décision du 16 juin 2021 ne peut être regardée comme ayant exercé une influence sur le sens de la décision de refus de bourse du 20 décembre 2021 ou comme ayant privé l'intéressé d'une garantie. Par suite, la décision de refus de bourse du 16 juin 2021 ne peut être regardée comme ayant été prise au terme d'une procédure irrégulière du seul fait de l'absence de notification d'une proposition de rejet de bourse par l'AEFE.
En ce qui concerne la légalité interne de la décision :
10. En premier lieu, l'instruction mentionnée au point 3 du présent jugement prévoit, en son point 1.9 que : " Les bourses sont accordées sur la base d'un barème mondial. Celui-ci fixe les critères (niveau de revenus et de patrimoine) autorisant ou non l'accès des familles au dispositif des bourses scolaires ". Le point 2 de l'instruction précise que : " Le barème d'attribution des bourses repose sur les notions suivantes : - revenus bruts annuels ; - charges déductibles annuelles ; - revenu net annuel de la famille ; - frais de scolarité annuels pris en compter dans le calcul de la quotité ; - revenu annuel de référence ; nombre de parts de la famille ; - quotient familial () ". Il est indiqué au point 2.1 que : " Les revenus annuels à considérer dans l'instruction des dossiers de demande de bourses scolaires sont les revenus bruts, c'est-à-dire avant toute déduction de quelque nature que ce soit. Tous les revenus sont pris en compte quels que soient leur nature et lieu de perception : salaires, traitements, primes, indemnités, prestations sociales () aides reçues de la famille ". Au point 4.2, il est indiqué que " L'instruction des demandes de bourses s'appuie normalement sur les revenus de l'année précédant celle de la demande (année n-1). ". Il est aussi précisé au point 4.2.1 que : " si les revenus de la famille au moment du dépôt du dossier sont inférieurs à ceux de la période précédente, il convient, à ce stade de la campagne (période 1) de s'en tenir cependant aux revenus de l'année perçus l'année précédente. En effet, la prise en compte de situations anticipées ou trop récentes n'est pas autorisée. La situation des familles concernées pourra toutefois être reconsidérée devant le second conseil consulaire des bourses scolaires () si la dégradation de leur situation perdure ". Le point 4.6.3.1 de l'instruction mentionne que : " Doivent conduire à une proposition de rejet : () Les dossiers rejetés les années précédentes sans changement de situation avéré (sauf si l'application du nouveau barème les rends éligibles ". Enfin, son point 4.9.3.1 précise que " Doivent normalement conduire à une proposition de rejet : - les déclarations incomplètes, inexactes ou incohérentes des familles ; - les dossiers incomplets () - les incompatibilités patentes entre les ressources déclarées et le niveau de vie apparent des familles ; - les conclusions défavorables des visites à domicile diligentées () ".
11. M. C soutient que le faible niveau de ses revenus permet à son enfant de bénéficier d'une bourse scolaire conformément au barème d'attribution des bourses utilisé par l'AEFE. Toutefois, il ressort de la décision de rejet initiale du 16 juin 2021 que sa demande de bourse a été rejetée du fait de son caractère incomplet ou inexact et non du fait de ce que ses revenus déclarés seraient hors barème. Or, M. C n'apporte aucun élément pour justifier de la réalité du montant des charges et de la cohérence des revenus déclarés et se borne à faire valoir que ses revenus propres ne seraient pas hors barème. De plus, il ressort des pièces du dossier que, en 2020 qui est l'année de référence pour l'instruction des demandes de bourses, le requérant a reçu une somme de 1 450 000 francs CFA et il ne justifie pas qu'une telle somme serait un prêt familial, ainsi qu'il l'allègue. Il ressort également de la capture d'écran du compte du réseau social professionnel Linkedin de M. C, produit par l'AEFE en défense, que l'intéressé exercerait une activité professionnelle en tant que " consultant en management financier, comptable, fiscal et de projets économiques " qu'il n'a aucunement déclarée dans le cadre de sa demande de bourse pour son fils. Dans ces conditions, en refusant de faire droit à la demande de bourses de M. C au motif que la déclaration de ses revenus révélait des incohérences, l'AEFE n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation de la situation de M. C. En tout état de cause, dès lors que la demande de bourse de M. C a fait l'objet d'une décision de rejet au titre de l'année scolaire précédente 2020-2021 pour son enfant B, et qu'il n'apporte pas d'élément permettant de faire état d'un changement de situation avéré dans le cadre de sa demande de bourse pour ce même enfant au titre de l'année scolaire 2021-2022, l'AEFE était tenue de rejeter sa demande en application du point 4.6.3.1 de l'instruction précité.
12. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
13. Si M. C soutient que la décision attaquée porte atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant dès lors qu'elle lui refuse l'octroi d'une bourse, d'une part, l'attribution de ces bourses scolaires par l'agence de l'enseignement français à l'étranger ne saurait être regardée comme un droit et, d'autre part, le requérant ne démontre pas que son enfant ne pourrait pas continuer d'être scolarisé au lycée français et ne pourrait pas bénéficier d'autres aides délivrées par les autorités du pays d'origine pour sa scolarité ou même qu'il ne pourrait bénéficier d'une scolarité normale dans son pays de résidence. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D C et à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Merino, première conseillère,
M. Baudat, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2023.
Le rapporteur,
J-B BAUDAT
La présidente,
S. VIDALLa greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne au ministre de l'Europe et des affaires étrangères en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026