mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2209665 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CHEIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2022, M. B A, représenté par Me Cheix, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la décision implicite née le 14 février 2022 par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et, à titre subsidiaire, d'annuler les décisions implicites par lesquelles le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", un titre de séjour portant la mention " passeport talent " et a refusé de renouveler le récépissé de demande de sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans les mêmes conditions d'astreinte et de délais, ou, à titre infiniment subsidiaire, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " passeport talent " dans les mêmes conditions d'astreinte et de délais ou, enfin, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, au bénéfice de son avocat, une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour n'est pas motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de renouvellement d'un récépissé avec autorisation de travail méconnaît les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Une demande de maintien de la requête a été adressée au requérant le 15 juin 2022, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par un courrier, enregistré le 20 juin 2022, M. A a indiqué maintenir sa requête.
La requête a été communiquée au préfet de police, qui, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 21 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 22 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Saint Chamas,
- et les observations de Me Cheix, représentant M. A.
Une note en délibéré, enregistrée le 16 mai 2023, a été présentée par Me Cheix pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant taïwanais né le 14 août 1991, est entré en France sous couvert d'un visa de long séjour en qualité d'étudiant le 2 août 2017. Il a bénéficié de titres de séjour mention " étudiant " puis " recherche d'emploi création d'entreprise " jusqu'au 30 octobre 2020. Il a sollicité, à plusieurs reprises à partir du mois de juillet 2020, le renouvellement de son droit au séjour, en demandant la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " salarié ", puis, à titre principal, le 14 octobre 2021, celle d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Il demande à titre principal l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande tendant à la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier que, le 27 janvier 2023, postérieurement à l'introduction de sa requête, M. A s'est vu délivrer par le préfet de police une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale ", valable jusqu'au 26 janvier 2025 et autorisant son titulaire à travailler. Par suite, ses conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite née le 14 février 2022 par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour et ses conclusions aux fins d'injonction sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens () ".
4. Les conclusions présentées en son nom propre par Me Cheix, qui n'est pas partie à l'instance, et alors au demeurant que M. A ne bénéficie pas de l'aide juridictionnelle, sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Les conclusions de Me Cheix tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Marie Cheix et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Errera, premier conseiller,
Mme de Saint Chamas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
La rapporteure,
M. de SAINT CHAMASLe président,
J. SORINLa greffière,
B. CHAHINE
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026