lundi 11 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2211266 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | DE SA PALLIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 mai 2022 et le 19 juin 2022, M. E A, représenté par Me De Sa - Pallix, demande au tribunal :
1°) de surseoir à statuer dans l'attente de la réponse à la demande d'avis du 31 mars 2022 de la Cour administrative d'appel de Lyon
2°) d'annuler la décision du 13 janvier 2022 par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de son éloignement ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de réexaminer sa situation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil, sous réserve que ce dernier renonce à la part contributive de l'Etat, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Il soutient que :
En ce qui concerne les décisions prises dans leur ensemble :
- le signataire de l'acte était incompétent ;
- la décision est insuffisamment motivée et souffre d'un défaut d'examen;
- elle méconnaît le principe du contradictoire et le droit d'être entendu résultant des principes généraux du droit de l'Union européenne ;
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- la décision est entachée d'erreur de fait ;
- les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues ;
- les prévisions de la circulaire du 28 novembre 2012 ont été méconnues ;
- les dispositions de l'article L. 435-1 ont été méconnues ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il n'avait pas reçu notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile statuant sur sa demande ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne le délai de départ volontaire :
- Elle est entachée d'une exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 20 juin 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la loi du 10 juillet 1991 et notamment son article 37 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant bangladais né le 2 juin 1982 à Feni (Bangladesh), déclare être entré en France en février 2016. Le 16 août 2021, le requérant a sollicité son admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet de police a, par un arrêté du 13 janvier 2022, rejeté sa demande de titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination de son éloignement passé ce délai. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les moyens communs :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2021-00991 du 27 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme D B, attachée d'administration de l'Etat et cheffe du pôle " admission exceptionnelle au séjour ", placée sous la responsabilité du sous-préfet hors-classe et sous-directeur du séjour et de l'accès à la nationalité, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'elle a signé la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il résulte des visas de l'arrêté attaqué que le préfet de police a indiqué les dispositions législatives qui constituaient le fondement légal du rejet de la demande de titre de séjour du requérant, de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et de la décision fixant le pays de destination qui en découlent. En outre, il ressort des motifs du même arrêté que le préfet s'est livré à un examen complet de la situation de M. A pour statuer sur sa demande. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen est infondé et doit être écarté.
4. En troisième lieu, si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Ainsi, il résulte des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Le droit de l'intéressé d'être entendu n'impose alors pas à l'autorité administrative de le mettre à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de présenter spontanément des observations avant que ne soit pris l'arrêté litigieux, ni même, au demeurant, qu'il disposait d'éléments pertinents tenant à sa situation personnelle susceptibles d'influer sur le sens de la décision. Par suite, le moyen tiré de ce que M. A aurait été privé du droit d'être entendu et le moyen tiré de la méconnaissance du caractère contradictoire de la procédure doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, le requérant soutient que la décision est entachée d'erreur de fait dès lors que divers éléments de la situation personnelle du requérant n'auraient pas été pris en compte et notamment qu'il occuperait d'ores et déjà un emploi en France et non qu'il bénéficierait seulement d'une autorisation de travail. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette erreur ait été de nature à modifier l'appréciation du préfet. Par suite, le moyen devra être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
7. M. A soutient qu'il résidait en France depuis soixante-dix mois à la date de la décision attaquée. Toutefois il n'établit pas avoir de liens privés et familiaux spécifiques en France, et par suite cette seule durée ne saurait suffire à établir l'intensité de sa vie familiale en France alors qu'en outre il ressort des pièces du dossier que ses parents et deux de ses sœurs vivent dans son pays d'origine. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué n'a pas méconnu les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'a pas non plus méconnu son droit au respect de sa vie privée et familiale et, par suite, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. En troisième lieu, les énonciations de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relatives aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne constituent pas des lignes directrices dont les intéressés peuvent utilement se prévaloir devant le juge. Le moyen tiré de leur méconnaissance ne peut ainsi qu'être écarté comme inopérant.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
10. Le requérant se prévaut d'une présence en France de soixante-dix mois à la date de la décision attaquée et d'une activité professionnelle ininterrompue d'une durée de vingt-sept mois à la date de la décision attaquée ainsi que d'un apprentissage du français au sujet duquel il ne produit aucun justificatif. Ces seules circonstances ne sauraient, à elles seules permettre d'établir que le préfet de police aurait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A.
11. En cinquième lieu, pour les motifs exposés aux points 7 et 10, le requérant ne saurait se prévaloir d'une erreur manifeste d'appréciation.
12. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de M. A aux fins d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, sans qu'il soit besoin de surseoir à statuer.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. Aux termes de l'article L.743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dans sa version issue de la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015, applicable en l'espèce alors applicable : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la notification de la décision de l'office ou, si un recours a été formé, jusqu'à la notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. () ". Aux termes de l'article R. 733-32 du même code, dans sa version issue du décret n° 2015-1298 du 16 octobre 2015, applicable en l'espèce : " Le secrétaire général de la cour notifie la décision de la cour au requérant par lettre recommandée avec demande d'avis de réception dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 213-3. () ".
14. Il résulte de ces dispositions, applicables en l'espèce, que l'étranger qui demande l'asile a le droit de séjourner sur le territoire national à ce titre jusqu'à ce que la décision rejetant sa demande lui ait été notifiée régulièrement par l'OFPRA ou, si un recours a été formé devant elle, par la Cour nationale du droit d'asile. En l'absence d'une telle notification, l'autorité administrative ne peut regarder l'étranger à qui l'asile a été refusé comme ne bénéficiant plus de son droit provisoire au séjour ou comme se maintenant irrégulièrement sur le territoire. En cas de contestation sur ce point, il appartient à l'autorité administrative de justifier que la décision de la Cour nationale du droit d'asile a été régulièrement notifiée à l'intéressé.
15. M. A soutient, sans être contredit par le préfet de police dans ses observations, que la décision de la Cour nationale du droit d'asile statuant sur sa demande ne lui a jamais été notifiée. A défaut de notification régulière de cette décision, le préfet de police ne pouvait, sans méconnaître les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile obliger M. A à quitter le territoire français. Dans ces conditions, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision ou de surseoir à statuer, M. A est fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et par voie de conséquence de la décision fixant délai de départ volontaire et de celle fixant le pays de destination de l'éloignement.
Sur les conclusions accessoires :
16. Le présent jugement rejetant les conclusions d'annulation dirigées contre le refus de titre de séjour, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions d'injonction présentées par M. A.
17. Il y a lieu de mettre à la charge de l'État la somme de 1000 euros qui sera versée à Me De Sa - Pallix, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E:
Article 1er : L'arrêté du 13 janvier 2022 est annulé en tant qu'il oblige M. A à quitter le territoire français, lui fixe un délai de départ volontaire ainsi que le pays de destination de son éloignement.
Article 2 : L'État versera la somme de 1000 euros à Me De Sa - Pallix, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me De Sa - Pallix renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 3 :Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me De Sa - Pallix et au préfet de police. Copie en sera adressée au ministère de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Belle, présidente,
M. Degand, premier conseiller,
M. Baudat, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 202Le rapporteur,
N. C
La présidente,
L. BELLE La greffière,
S. COULANT
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026