jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2212016 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | COLMANT |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 20 avril 2022, complétée par des mémoires enregistrés les 21 juin et 20 octobre 2022, M. A D, représenté par Me Colmant, demande au tribunal :
1°) de prendre, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, et sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai d'un mois suivant la date de notification du présent jugement, les mesures qu'implique l'exécution du jugement n°1715270 du 3 octobre 2019 par lequel le tribunal de céans a annulé l'arrêté de nomination au grade de major de police de M. C B ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 500 euros au titre de l'article
L.761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
- le ministère de l'intérieur et des outre-mer n'a pas été transparent sur les mesures prises suite au jugement du tribunal administratif de Paris n°1715270 du 3 octobre 2019 sur sa carrière ainsi que sur celle de M. B ;
- en tout état de cause, il serait inéquitable de laisser à sa charge les frais engagés au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 23 mai 2022, le vice-président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 octobre 2022, le ministère de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le jugement du tribunal administratif de Paris n°1715270 du
3 octobre 2019 a été entièrement exécuté.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement n°1715270 du 3 octobre 2019 rendu par le tribunal administratif de Paris ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Feghouli, rapporteur,
- les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique,
- les observations Me Colmant pour M. D,
- le ministre de l'intérieur et des outre-mer n'était pas présent, ni représenté.
Une note en délibéré a été enregistrée le 19 décembre 2022 pour M. D.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'exécution du jugement n°1715270 du 3 octobre 2019:
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () ".
2. Par un jugement définitif n°1715270 du 3 octobre 2019, le tribunal a annulé l'arrêté de nomination au grade de major de police de M. C B.
3. Il résulte de l'instruction et n'est pas sérieusement contredit par le requérant, que la situation administrative de M. B a fait l'objet d'un réexamen dès le mois de juin 2019 par le ministre de l'intérieur suite à l'exécution du jugement du tribunal administratif de Paris n°1708101 du 14 mars 2019 portant annulation du tableau d'avancement au grade de major de la police nationale au titre de l'année 2017. Aussi, dans les conditions particulières de l'espèce, le jugement n°1715270 du 3 octobre 2019 se trouve avoir été exécuté par les mesures prises par le ministre de l'intérieur pour assurer l'exécution du jugement du 14 mars 2019 précité.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gros, président,
M. Feghouli, premier conseiller,
M. Hélard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2023.
Le rapporteur, Le président,
M. E
La greffière,
S. PORRINAS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026