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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2213126

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2213126

mercredi 28 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2213126
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1re Section - 1re Chambre
Avocat requérantGRIOLET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête initiale et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le

18 juin 2022 et le 19 août 2022, M. B E, représenté par Me Griolet, demande au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés du 17 juin 2022 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de 36 mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou à défaut de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. E soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de la décision refusant un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- et les observations de Me Cardoso, représentant M. E.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant tunisien né le 14 avril 1979, entré en France en 2011 selon ses déclarations, a fait l'objet de trois refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire des 15 juillet 2013, 3 juin 2014 et 24 janvier 2020, tandis que son comportement a été signalé par les services de police le 15 juin 2022. Par des arrêtés du 17 juin 2022, le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de 36 mois.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2021-00991 du 27 septembre 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris, le préfet de police a donné à Mme D A attachée d'administration au 8ème bureau, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il n'est pas établi qu'elles n'auraient pas été absentes ou empêchées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision litigieuse manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, le préfet vise les textes dont il fait application et notamment l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il décrit les conditions d'entrée et de séjour du requérant sur le territoire français. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre à l'intéressé de comprendre les motifs de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre à la seule lecture de l'arrêté. Ainsi et dès lors que le préfet n'est pas tenu de mentionner tous les éléments caractérisant la situation du requérant, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des autres éléments du dossier que le préfet aurait procédé à un examen insuffisamment circonstancié de la situation personnelle de M. E. Dans ces conditions, le moyen invoqué ne peut qu'être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I - L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d 'un Etat membre de l'Union européenne () lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ".

6. Il ressort des pièces du dossier que M. E s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour et ne justifie pas être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité à la date de la décision attaquée. Il entrait ainsi dans le champ d'application des dispositions susvisées. Il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué que le préfet se serait fondé sur le motif tiré de ce que le comportement du requérant constitue une menace pour l'ordre public pour prendre la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public doit être écarté.

7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. Si M. E soutient qu'il a résidé régulièrement en France à compter de 2011 et qu'il s'est vu délivrer plusieurs titres de séjour, il ne justifie, malgré de nombreux documents, ni d'une présence stable sur le territoire français ni ne produit les titres de séjour allégués. S'il déclare être hébergé par son frère, de nationalité française, et avoir un autre frère qui réside en France, M. E demeure célibataire, sans charge de famille sur le territoire français et a fait l'objet d'un signalement pour non-dénonciation de faits répétés d'agression sexuelle sur sa nièce mineure par son frère et oncle de la jeune fille et pour non-assistance de cette personne en danger. Dans ces conditions, et compte tenu de la menace à l'ordre public que sa présence en France représente, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le préfet de police n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet de police n'a pas non plus commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant.

Sur la décision refusant le délai de départ volontaire :

9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :

1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ;

2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ;

3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ".

10. Pour refuser l'octroi du bénéfice du délai de départ volontaire, le préfet de police s'est fondé sur le fait que M. E a été signalé pour des faits constitutifs d'une menace à l'ordre public, qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement du 24 janvier 2020 et ne présente pas de garanties suffisantes de représentations. La décision attaquée, qui se réfère aux dispositions mentionnées au point 8, est ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, suffisamment motivée. Le moyen présenté à ce titre ne peut qu'être écarté.

11. M. E soutient que le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est entaché d'erreur de droit. Il ressort de la décision attaquée que le préfet de police s'est fondé sur trois motifs pour prendre la décision de refuser à M. E l'octroi d'un délai de départ volontaire. Il a considéré, d'une part, qu'il existe un risque que M. E se soustrait à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet au regard de la circonstance qu'il s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement en date du 19 février 2016, d'autre part que l'intéressé constitue une menace à l'ordre public et qu'enfin il ne présente pas de garanties suffisantes de représentations. Dès lors, le préfet pouvait se fonder sur les dispositions précitées de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour prendre la décision attaquée. Par suite, la décision refusant à M. E l'octroi d'un délai de départ volontaire est légalement fondée et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision fixant le pays de destination :

12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de cette décision, qui sert de base légale à celle, ici contestée, fixant le pays de renvoi, ne peut qu'être écarté.

13. En deuxième lieu, eu égard à ce qui a été dit aux points 7 et 8, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en fixant la Tunisie comme pays de destination, dont il est précisé qu'il est le pays dont il a la nationalité, le préfet de police, qui a par ailleurs examiné la situation de l'intéressé au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale et du risque de peines ou de traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, a insuffisamment motivé sa décision et méconnu les stipulations de l'article 8 de cette convention. Les moyens présentés à ces titres doivent être écartés.

14. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une mesure d'éloignement est éloigné : 1° A destination du pays dont il a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu le statut de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Ou à destination du pays qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité ; 3° Ou à destination d'un autre pays dans lequel il est légalement admissible. Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

15. Si M. E soutient que la décision fixant le pays de destination viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'apporte au soutien de cette allégation aucun élément. Ainsi, ce moyen doit être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. Aux termes du III de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Enfin, selon l'article L. 613-2 de ce même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".

17. Il résulte des dispositions précitées que l'autorité compétente doit, en cas de refus de délai de départ volontaire, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf circonstances humanitaires. La motivation de la durée de l'interdiction doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi. Il incombe ainsi à l'autorité compétente de faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe la durée de sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

18. En premier lieu, la décision vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité et indique, pour prononcer l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 36 mois litigieuse, d'une part, que l'intéressé a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français du 24 janvier 2020 prise par le préfet de police, régulièrement notifiée, à laquelle il s'est soustrait, d'autre part, qu'il représente une menace pour l'ordre public compte tenu du signalement de son comportement par les services de police le 15 juin 2022 pour non-dénonciation d'agression sexuelle infligée à un mineur, commise à Paris , et enfin qu'il ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France, étant notamment célibataire et sans enfant à charge sur le territoire français. Par suite, dès lors que la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui la fondent, elle est suffisamment motivée.

19. En second lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier que M. E ne justifie pas de circonstances humanitaires pouvant justifier que le préfet n'ait pas édicté d'interdiction de retour. D'autre part, l'intéressé a fait l'objet d'un signalement pour des faits constituant une menace à l'ordre public et, à supposer même que les faits pour lesquels il a été signalé ne sauraient caractériser une menace pour l'ordre public comme il l'allègue, il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté, que l'intéressé s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, qu'il est célibataire et sans charge de famille en France. S'il allègue être présent en France depuis 2011, il ne justifie pas d'une résidence habituelle et continue sur le territoire depuis cette date. Par suite, le préfet de police n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à 36 mois la durée d'interdiction de retour sur le territoire prise à l'encontre de M. E.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2022 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 14 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Vidal, présidente,

Mme Edert, première conseillère,

M. Baudat, conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 28 septembre 2022.

Le rapporteur,

J-B. C

La présidente,

S. VIDALLa greffière,

S. COULANT

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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