mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2214839 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Section 8 - Chambre 1 |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2022, M. C D A, représenté par Me Calvo Pardo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de police de Paris du 23 juin 2022 en tant qu'il a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trente-six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, à tout le moins, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour le temps de ce réexamen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son bénéfice d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision rejetant sa demande de titre de séjour est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions rejetant sa demande de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français violent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant un délai de départ volontaire est illégale dès lors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- la décision lui interdisant de retourner sur le territoire français a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que son droit à être entendu garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne a été méconnu ;
- les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français et fixant à trente-six mois la durée de celle-ci sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation et son disproportionnées ;
- elles violent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juillet 2022, le préfet de police, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des fondamentaux de l'Union européenne est inopérant ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant égyptien né le 11 septembre 1974 et entré en France le 10 août 2008 muni de son passeport revêtu d'un visa " D ", s'est vu délivrer le 2 octobre 2008 une carte de séjour temporaire d'un an en qualité de conjoint de Français, renouvelé jusqu'au 1er octobre 2010, puis a bénéficié le 2 octobre 2010 d'une carte de résident de dix ans valable jusqu'au 1er octobre 2020. A la suite du retrait de ce titre de séjour, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 23 juin 2022, le préfet de police a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trente-six mois. M. A demande l'annulation de cet arrêté en tant qu'il rejette sa demande de titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français sans délai et lui interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trente-six mois.
Sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
3. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions par un étranger, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A réside habituellement sur le territoire français depuis le 10 août 2008 et exerce depuis le 10 octobre 2018 une activité salariée en qualité de menuisier pour le compte de la SARL " Pyramide New Deco ", après avoir exercé différents emplois, pour une durée variable, à partir de l'année 2015. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est sans charge de famille en France, a été condamné par la présidente du tribunal correctionnel de Paris le 8 janvier 2018 à 1 000 euros d'amende avec sursis pour des faits de violence sans incapacité n'excédant pas huit jours sur sa conjointe ou sa partenaire commis le 15 août 2015. En outre, il a délibérément entretenu une situation de polygamie, ce qui a conduit le tribunal de grande instance de Nanterre, par un jugement du 24 janvier 2019, à annuler, pour ce motif, son mariage célébré le 16 août 2007 avec une ressortissante de nationalité française., et il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois et où résident sa femme, épousée le 24 décembre 2004, et ses trois enfants. Enfin, et ainsi que l'a relevé le préfet de police sans que le requérant le conteste, il ne maîtrise pas la langue française en dépit de sa durée de présence en France de plus de dix ans. Au demeurant, la commission du titre de séjour a émis le 25 mai 2022 un avis défavorable à sa demande de titre de séjour. Par suite, et alors que la durée de présence ne constitue pas, par elle-même un motif exceptionnel d'admission au séjour, compte tenu de sa durée d'emploi de moins de quatre ans à la date de l'arrêté, de son absence de qualifications professionnelles et de sa faible intégration dans la société française, c'est sans erreur manifeste d'appréciation que le préfet de police a pu estimer que la situation de M. A ne relevait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens et pour l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et lui refuser la délivrance d'un titre de séjour sur ce fondement.
5. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire (). ".
6. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, le préfet de police s'est également fondé sur le motif tiré de ce que son comportement constituait une menace pour l'ordre public en raison des faits de violence commis le 15 août 2015 sur sa conjointe pour lesquels il a été condamné le 8 janvier 2018 ainsi qu'il a été exposé au point 4. Compte tenu de la nature de ce fait, alors que M. A a par ailleurs entretenu une situation de polygamie et obtenu son titre de séjour en qualité de conjoint de Française sur la base de fausses déclarations ainsi que l'a relevé la commission du titre de séjour, et en dépit de sa relative ancienneté, c'est sans erreur d'appréciation que le préfet de police a estimé que sa présence constituait en France une menace pour l'ordre public.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Si M. A vit en France depuis le 10 août 2008 et se prévaut de sa vie privée et familiale, il n'apporte aucun élément de nature à établir l'existence de liens qu'il y aurait noués, étant célibataire et sans enfant sur le territoire, et ne justifie d'aucune intégration à la société française par-delà son activité professionnelle, dès lors qu'il a manifesté un comportement violent, entretenu une situation de bigamie et ne maîtrise pas la langue française. Par ailleurs, il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de plus de trente et où résident sa femme et ses trois enfants nés en 2005, 2008 et 2010 selon les éléments figurant dans l'avis de la commission du titre de séjour. Dès lors, et en dépit de sa durée de présence en France et de son activité professionnelle, le préfet de police, en refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'il a poursuivis. Il n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. Compte tenu de ce qui a été exposé au point 8, l'obligation de quitter le territoire français ne peut être regardée comme portant une atteinte excessive au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
10. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".
11. Pour refuser d'accord un délai de départ volontaire à M. A, le préfet de police s'est fondé sur le motif tiré de ce que son comportement constituait une menace pour l'ordre public en raison des faits de violence commis le 15 août 2015 pour lesquels il a été condamné le 8 janvier 2018 ainsi qu'il a été rappelé au point 4. Il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que le préfet de police n'a pas fait une inexacte application des dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois :
12. En premier lieu, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de rendre à l'encontre d'un étranger une décision portant interdiction de retour sur le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. Dans le cas où la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est prise concomitamment à une obligation de quitter le territoire français, assortie ou non d'un délai de départ volontaire, faisant suite à un refus de délivrance d'un titre de séjour, le droit d'être entendu n'implique pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision lui interdisant le retour sur le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour.
13. En l'espèce, il appartenait à M. A, lors du dépôt de sa demande de titre de séjour, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il jugeait utiles et de les compléter le cas échéant au cours de l'instruction de sa demande. Le requérant n'établit pas ni même allègue qu'il aurait en vain tenté de faire valoir des éléments qui, s'ils avaient été portés en temps utile à la connaissance du préfet de police, auraient fait obstacle à l'édiction d'une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre. Au surplus, les seuls éléments qu'il invoque dans sa requête tiennent aux " conséquences dramatiques " pour lui de l'impossibilité de revenir en Europe après y avoir vécu pendant de nombreuses années, sans autre précision. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure tenant à la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
15. D'une part, pour décider d'interdire à M. A de retourner sur le territoire français, le préfet de police s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 612-6 du code de de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de l'absence de délai de départ volontaire, sans que le requérant se prévale de circonstances humanitaires qui y auraient fait obstacle et qui seraient de nature à faire regarder cette décision comme entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
16. D'autre part, si M. A résidait depuis près de quatorze ans en France à la date de l'arrêté et y travaillait de manière régulière depuis le 10 octobre 2018, il ne justifie de l'existence d'aucun lien qu'il y aurait noués, étant célibataire et sans enfant sur le territoire, ni d'aucune intégration à la société française par-delà son activité professionnelle, ayant au contraire entretenu une situation de bigamie et ne maîtrisant pas la langue française. De plus, et ainsi qu'il a été précisé au point 6, sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Par suite, le préfet de police n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant à trente-six mois la durée pendant laquelle il lui est interdit de retourner sur le territoire français.
17. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été exposé au point 8, l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois faite à M. A ne peut être regardée comme portant une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D A et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Delesalle, président ;
- M. Martin-Genier, premier conseiller ;
- M. Hémery, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
H. B
L'assesseur le plus ancien,
P. Martin-GenierLa greffière,
A. Koltcheva
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026