mardi 16 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2216944 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | BADJANG |
Vu la procédure suivante :
F une requête enregistrée le 9 août 2022, M. E D alias A C demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 8 août 2022 F lesquelles le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de 36 mois ;
2°) d'enjoindre, sous astreinte, au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D alias C soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
-elles ne sont pas suffisamment motivées et sont entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
-elle méconnaît le 9°de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-elle est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
-F voie d'exception, la décision est illégale dès lors qu'elle est fondée sur l'obligation de quitter le territoire français qui est entachée d'illégalité ;
-elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
-F voie d'exception, la décision est illégale dès lors qu'elle est fondée sur l'obligation de quitter le territoire français qui est entachée d'illégalité ;
-elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
-F voie d'exception, la décision est illégale dès lors qu'elle est fondée sur l'obligation de quitter le territoire français qui est entachée d'illégalité ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet de police a produit des pièces enregistrées le 12 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme B,
-les observations de Me Badjang, représentant M. D alias C, qui conclut aux mêmes fins que la requête F les mêmes moyens ;
-et les observations de Me Vo, représentant le préfet de police, qui conclut au rejet de la requête.
Considérant ce qui suit :
1. F des décisions du 8 août 2022, le préfet de police a obligé M. D alias C, ressortissant congolais né le 5 décembre 1969 à Brazzaville, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Congo comme pays de destination et l'a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de 36 mois. M. D alias C demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () " et aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ".
3. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments caractérisant la situation personnelle du requérant, vise les textes dont elle fait application et mentionne les faits qui en constituent le fondement. Elle indique, en particulier, que M. D alias C ne peut justifier de titre de séjour pour se maintenir sur le territoire français, qu'il est dépourvu de documents de voyage et ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français. Elle précise, en outre, que l'intéressé de déclare célibataire et sans enfant à charge et qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée et le moyen doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des motifs de la décision attaquée ou des autres pièces du dossier que le préfet de police n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de M. D alias C avant de prendre la décision litigieuse. Si ce dernier soutient que le préfet de police n'a, en particulier, pas pris en compte son état de santé et le fait qu'il fait l'objet d'un suivi médical en France depuis 20 ans, il ressort des pièces du dossier qu'il a seulement indiqué, lors de son audition F les services de police le 7 août 2022, avoir de l'arthrose et ne pas voir de l'œil droit et n'a pas mentionné bénéficier d'un suivi ni d'un traitement médical qui ne serait pas disponible dans son pays d'origine. Le moyen tiré du défaut d'examen ne peut donc qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
6. M. D alias C, qui indique qu'il souffre d'une addiction aux opiacés et qu'il bénéficie d'un traitement de substitution depuis plus de 20 ans, n'établit pas qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. F suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue F la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. En application de ces stipulations, il appartient à l'autorité administrative qui envisage de procéder à l'éloignement d'un ressortissant étranger en situation irrégulière d'apprécier si, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour en France, ainsi qu'à la nature et à l'ancienneté de ses liens familiaux sur le territoire français, l'atteinte que cette mesure porterait à sa vie familiale serait disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision serait prise.
9. Si M. D alias C se prévaut de son entrée régulière en France le 25 novembre 1990 et de sa présence continue sur le territoire national depuis plus lors, soit depuis 32 ans, il n'établit ni n'allègue avoir jamais entrepris des démarches en vue de sa régularisation. F ailleurs, il est constant qu'il est célibataire et que sa fille née en France est décédée et il n'établit pas être dépourvu de toute attache au Congo. Enfin, il ressort des pièces du dossier qu'il ne dispose d'aucune activité professionnelle ni d'aucune ressource. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porte au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. Enfin, compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, M. D alias C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Sur le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit, l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. F suite, la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " F dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
13. La décision attaquée vise l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique que le comportement de M. D alias C a été signalé F les services de police le 6 août 2022 pour tentative de viol avec menace d'une arme et qu'il a précédemment été signalé pour des faits similaires et que ces faits constituent une menace pour l'ordre public. Elle indique également que M. D alias C ne peut justifier être entré régulièrement en France et qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Elle précise, en outre, que l'intéressé ne présente pas de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il ne peut présenter de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective dans un local affecté à son habitation principale. Enfin, elle indique qu'aucune circonstance particulière de nature à remettre en cause la réalité du risque de fuite ne ressort des allégations de M. D alias C. Dans ces conditions, la décision attaquée est suffisamment motivée et le moyen doit être écarté.
14. En troisième lieu, si M. D alias C indique qu'il est entré régulièrement en France, il ne l'établit pas. En outre, s'il soutient qu'il justifie d'une adresse stable dès lors qu'il est hébergé dans un hôtel social dans le 17ème arrondissement depuis 18 juin 2022, le préfet était fondé pour les autres motifs évoqués au point précédent à adopter la décision litigieuse.
15. Enfin, eu égard aux éléments de la situation personnelle de M. D alias C rappelés au point 9, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. Ainsi qu'il a été dit, l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. F suite, la décision fixant le pays de destination n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
17. En outre, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
18. M. D alias C ne démontre pas qu'il ne pourrait bénéficier d'une prise en charge médicale appropriée au Congo. F suite, un retour dans son pays d'origine n'est pas susceptible d'aggraver son état de santé. Dans ces conditions, et alors en outre qu'il ne fait état d'aucun risque ou d'aucune menace pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
19. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée F l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ". Enfin, aux termes de l'article L. 613-2 dudit code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
20. M. D alias C indique, sans être sérieusement contredit, qu'il est entré en France en novembre 1990 à l'âge de 23 ans avec ses parents et sa fratrie et qu'il s'est maintenu de manière continue sur le territoire national depuis cette date. Il précise, en outre, qu'il a eu une fille en France mais que cette dernière est décédée à l'âge de 19 ans et que ses deux sœurs et son frère, de nationalité française, vivent en France ainsi que son cousin. F ailleurs, s'il est constant que M. D alias C a été signalé F les services de police le 6 août 2022, aussi regrettables que soient les faits pour lesquels il a été signalé, il n'est pas établi qu'il aurait fait l'objet de poursuites pour ces faits. Enfin, il est constant que M. D alias C n'avait jamais fait jusqu'ici l'objet d'une mesure d'éloignement. Compte tenu de ces éléments, et en particulier de la durée de présence en France de M. D alias C et de ses attaches sur le territoire national, en fixant à trois ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet a commis une erreur d'appréciation. M. D alias C est, F suite, fondé à demander l'annulation de cette décision, sans qu'il soit besoin d'examiner sur les autres moyens dirigés contre elle.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
21. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées F voie réglementaire. ".
22. Le présent jugement qui annule uniquement l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 36 mois prononcée à l'encontre de M. D alias C F le préfet de police le 8 août 2022 implique seulement qu'il soit enjoint au préfet de police de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. D alias C dans le système d'information Schengen procédant de la décision annulée.
Sur les frais liés en litige :
23. M. D alias C qui a été assistée F un avocat commis d'office, ne justifie pas de frais qu'il aurait exposés à l'occasion de l'instance. Il n'y a, dès lors, pas lieu de faire droit à ses conclusions tendant au versement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : L'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 36 mois prononcée F le préfet de police à l'encontre de M. D alias C le 8 août 2022 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. D alias C dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour ci-dessus annulée.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E D alias A C et au préfet de police.
Rendu en audience publique le 16 août 2022.
La magistrate désignée,
A. B
La greffière,
A. DEPOUSIER
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision./8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026