jeudi 15 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2217963 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET MARTIN ET ASSOCIES (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires en production de pièces, enregistrés les 25 août et 13 septembre 2022, la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild, représentée par la société d'avocats Martin et Associés, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du 22 juin 2022 par laquelle la ville de Paris s'est opposée à la déclaration préalable n° DP 075 119 22 V0098 ;
2°) de suspendre la décision du 17 août 2022 par laquelle la ville de Paris a refusé de lui délivrer un certificat attestant de l'obtention d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable ;
3°) d'enjoindre à la ville de Paris de lui délivrer un certificat d'obtention d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable dans un délai de 8 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 5 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ; l'ouverture au public du centre de chirurgie et de consultation de la fondation est prévue pour le 18 octobre 2022 ; l'exécution des décisions en litige lui cause un préjudice financier ; elle doit réaliser de nouveaux travaux d'extension qui ne peuvent pas être réalisés sans l'achèvement des travaux en litige ; elle se trouve dans une situation urbanistique fragile et a fait l'objet d'un procès-verbal d'infraction ;
- la décision d'opposition à déclaration préalable est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- elle n'a pas été prise par arrêté et n'a pas été notifiée conformément aux exigences légales prévues aux articles L. 424-1 et R. 424-10 du code de l'urbanisme ;
- la décision du 22 juin 2022 constitue une décision de retrait d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable et méconnaît les dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'une décision de non-opposition à la déclaration préalable de travaux ne peut pas être prise de manière implicite ;
- la décision portant refus de délivrance d'un certificat d'obtention d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'opposition à déclaration préalable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2022, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable pour tardiveté ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie ; la fondation requérante s'est placée elle-même dans une situation d'urgence ;
- aucun des moyens n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Le Roux, vice-présidente de la 4ème section, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Martin et de Me Rougeot, représentant la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild, de Mme B, représentant la ville de Paris.
Une note en délibéré présentée par la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild a été enregistrée le 13 septembre 2022.
Une note en délibéré présentée par la ville de Paris a été enregistrée le 14 septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ".
2. En l'état de l'instruction, les moyens invoqués par la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête et sur la condition d'urgence, la requête de la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild et à la ville de Paris.
Fait à Paris, le 15 septembre 2022.
La juge des référés
M.-O. A
La greffière,
S. Baltimore
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance./4-2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026