vendredi 16 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2217978 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | MENDY |
Vu la procédure suivante :
Vu l'ordonnance en date du 24 août 2022 par laquelle le président du tribunal administratif de Poitiers a transmis au tribunal administratif de Paris la requête par laquelle
M. C A demande l'annulation de l'arrêté du 23 août 2022 par lequel le préfet du Val d'Oise a décidé de le maintenir en rétention.
Il soutient que :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- la décision est entachée d'une absence d'appréciation de sa situation ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît sa situation personnelle ;
Vu, enregistré le 15 septembre 2022, le mémoire par lequel le préfet du Val d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné E en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. E,
- les observations de Me Mendy, représentant M. A,
- le préfet du Val d'Oise n'étant ni n présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant tunisien se disant de nationalité libyenne, demande au tribunal d'annuler la décision du 23 août 2022 par laquelle le préfet du val d'Oise a décidé de le maintenir en rétention.
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. D B, chef de la section éloignement/Comex, titulaire d'une délégation de signature l'autorisant à signer les arrêtés en vertu d'un arrêté préfectoral du 27 juillet 2022, publié au recueil des actes administratifs de l'Etat dans le Val-d'Oise, le même jour, RAAE n° 84 du 27 juillet 2022 ; par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué vise notamment l'article L. 556-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne les circonstances de fait particulières au requérant et précise ainsi suffisamment les éléments de droit et de fait sur lesquels il est fondé et il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Val d'Oise n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de M. A. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'examen de situation personnelle doit être écarté.
4. En dernier lieu, pour prendre à l'encontre de M. A un arrêté de maintien en rétention administrative, le préfet du Val d'Oise a notamment motivé sa décision a été prise afin de mettre en exécution l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 20 août 2022,
confirmée par le tribunal administratif de Paris, afin d'appliquer une décision prononcée par le tribunal judiciaire de Paris à son encontre le 8 septembre 2021 portant interdiction du territoire français de trois ans suite sa condamnation à une peine de six mois d'emprisonnement pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade d'un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance, qu'il a formé une demande d'asile postérieurement à son placement en rétention et que cette demande n'a été introduite qu'en vue de faire échec à son éloignement. Par suite, le préfet du Val d'Oise a pu, pour ces motifs, prendre l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Val d'Oise.
Lu en audience publique le 16 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
P. E La greffière,
N. DUPOUY
La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026