mercredi 8 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2218746 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LUDOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2022, l'Union nationale des associations citoyennes de santé (UNACS) représentée par Me Ludot demande au tribunal de désigner un expert sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative afin d'ordonner à la direction interministérielle à la transformation publique et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées de remettre au greffe de la juridiction du tribunal administratif de Paris, sans délai, le rapport établi par le cabinet Berger sur la mission des " 1 000 premiers jours de l'enfant ".
Elle soutient que :
- un constat est utile afin de démontrer que le rapport n'est qu'une copie du rapport de la commission présidée par M. A B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, relatif au
" constat ", qui figure au chapitre I du titre III du livre V de ce code : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation des faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction ".
2. L'Union nationale des associations citoyennes de santé (UNACS) fait valoir qu'elle a sollicité en vain auprès du ministre de la transformation et de la fonction publique la communication du rapport établi par le cabinet Berger sur la mission des " 1 000 premiers jours de l'enfant ", commandé par le ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, et qu'elle a par suite saisi la Commission d'accès aux documents administratifs qui le 7 juillet 2022, a émis un avis favorable à la communication dudit rapport. Alléguant que malgré l'avis de la CADA aucun document ne lui a été remis, l'UNACS demande au juge des référés du tribunal de désigner un expert sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative afin d'ordonner à la direction interministérielle à la transformation publique et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées de remettre sans délai ledit rapport au greffe de la juridiction du tribunal administratif de Paris.
3. En sollicitant du juge des référés de désigner un expert afin d'ordonner la remise du rapport, la requérante sollicite ainsi une mission d'expertise qui se situerait au-delà de la simple constatation des faits. Il s'ensuit dès lors que les conclusions de la requête, qui au surplus méconnaissent les réserves émises par la CADA dans son avis du 7 juillet 2022, doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'Union nationale des associations citoyennes de santé est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Union nationale des associations citoyennes de santé.
Fait à Paris, le 8 février 2023
Le juge des référés,
J.-C. DUCHON-DORIS
La République mande et ordonne au ministre de la transformation et de la fonction publique et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées chacun en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/11
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026