lundi 5 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2219311 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TANDONNET |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 12 septembre 2022, la présidente du tribunal administratif de Bordeaux a transmis au tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 351-3-1 du code de justice administrative, la requête de Mme B A.
Par cette requête, enregistrée le 30 août 2022 au greffe du tribunal administratif de Bordeaux, Mme B A représentée par Me Tandonnet demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 17 juin 2022 du jury des concours de recrutement de directeurs des services pénitentiaires au titre de l'année 2022, fixant la liste des candidats admis ainsi que la décision du 1er août 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au ministre de la justice d'organiser dans les plus brefs délais une nouvelle épreuve oral de recrutement et de prendre une nouvelle délibération fixant la liste des admis au concours de directeurs des services pénitentiaires au titre de l'année 2022, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a passé son oral d'admission devant un jury incomplet, dès lors que la présidente du jury est sortie de la salle au tout début de l'épreuve et n'est pas revenue avant la fin de son entretien de recrutement ;
- cette irrégularité des règles de composition du jury constitue un vice de procédure qui a eu des conséquences sur l'appréciation de ses aptitudes et a entraîné une rupture d'égalité de traitement entre les candidats, à son détriment ;
- le jury n'a pas délibéré régulièrement ;
- l'administration ne justifie pas des circonstances urgentes et exceptionnelles dont elle se prévaut, lesquelles ne constitue pas un motif légitime pour justifier le départ de la présidente du jury ;
- les raisons impérieuses invoquées sont sans incidence sur l'irrégularité relevée ;
- l'administration ne justifie pas plus que la présidente du jury n'aurait pas participé à la délibération la concernant à la fin de l'épreuve.
Par un acte enregistré le 22 novembre 2022, Mme A représentée par
Me Tandonnet déclare se désister purement et simplement de l'instance.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1º Donner acte des désistements () ".
2. Par un acte, enregistré le 22 novembre 2022, Mme A a déclaré se désister purement et simplement de l'instance et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée Mme B A et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Paris, le 5 décembre 2022.
La première conseillère,
S. EDERT
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2219311/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026