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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2219801

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2219801

jeudi 24 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2219801
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationSection 8 - Chambre 2
Avocat requérantFOURNIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 25 septembre 2022 et le 2 novembre 2022, M. H, représenté par Me Fournier, demande au tribunal :

1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 9 septembre 2022 du préfet de la Côte-d'Or ;

3°) d'enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Fournier de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que ce conseil renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et au requérant dans le dans le cas contraire, ou à son bénéfice dans le cas où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'inexactitudes matérielles ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen préalable de sa situation personnelle ;

- elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière dès lors que son droit à être entendu a été méconnu ;

- elle méconnait les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 et de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'insuffisance de motivation ;

- elle viole les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle viole les stipulations de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E ;

- les observations de Me Fournier, avocat de M. H, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens et précise que ce dernier vivait à Paris à la date de l'arrêté auprès de son père, lequel est en situation régulière et est atteint d'une lourde pathologie, que celle-ci nécessite la présence du requérant qui le représente dans les actes de la vie quotidienne et est pressenti pour être un donneur dans la perspective d'une greffe hépatique ;

- et les observations de M. H, en présence de Mme G, interprète en géorgien, qui précise que son père est présent en France depuis huit ans, que la pathologie dont est atteint ce dernier, et qui avait été découverte en Géorgie, s'est aggravée récemment, ce qui nécessite une greffe hépatique pour laquelle il est un possible donneur.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. H, ressortissant géorgien né le 7 novembre 2000 et entré régulièrement en France le 8 mars 2022 a sollicité le bénéfice d'une protection internationale le 8 avril 2022. A la suite du rejet de sa demande d'asile, le préfet de la Côte-d'Or, par un arrêté du 9 septembre 2022 dont il demande l'annulation, lui a notamment fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné à l'issue de ce délai.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il ressort des pièces du dossier que M. H s'est vu accorder l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 11 octobre 2022. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, par un arrêté du 19 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du 21 juillet 2022, le préfet de la Côte-d'Or a donné délégation à Mme B D, cheffe du service de l'immigration et de l'intégration, en cas d'absence ou d'empêchement de M. F C, directeur de l'immigration et de la nationalité, pour signer notamment toutes les arrêtés préfectoraux portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français au titre de l'asile, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ce dernier n'aurait pas été absent ou empêché à la date de l'arrêté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que la demande d'asile de M. H a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 29 juillet 2022, notifiée le 23 août 2022, et qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français comporte de manière suffisante les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et est suffisamment motivée.

5. En troisième lieu, si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement invoquer le principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, et qui implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. A cet égard, lorsqu'il présente une demande d'asile, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche, qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de rejet de sa demande d'asile, il pourra faire l'objet d'un refus de titre de séjour et, lorsque la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire lui a été définitivement refusé, d'une mesure d'éloignement du territoire français. Il lui appartient, lors du dépôt de sa demande d'asile, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles et notamment celles de nature à permettre à l'administration d'apprécier son droit au séjour au regard d'autres fondements que celui de l'asile. Il lui est loisible, tant au cours de l'instruction de sa demande, qu'après que l'OFPRA et, le cas échéant, la Cour nationale du droit d'asile, eurent statué sur sa demande d'asile, de faire valoir auprès de l'administration toute information complémentaire utile.

6. M. H, dont la demande d'asile avait fait l'objet d'une décision de rejet par l'OFPRA, ne pouvait ignorer qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement par les autorités compétentes. De plus, il n'établit pas qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ou qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la mesure d'éloignement attaquée. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté, sans que le requérant puisse utilement se prévaloir par ailleurs des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

7. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet le Côte-d'Or a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. H avant de l'obliger à quitter le territoire français.

8. En cinquième lieu, le moyen tiré de ce que la décision est entachée d'inexactitudes matérielles n'est assorti d'aucune précision permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / (). ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 542-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () / d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 (); / (). ". En vertu des dispositions combinées du 1° de cet article L. 531-24 et de l'article L. 531-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFPRA statue en procédure accélérée dans le cas où le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr selon la liste fixée par le conseil d'administration de l'office.

10. Il ressort de la fiche " Telemofpra " produite par le préfet et dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire en vertu des dispositions de l'article R. 531-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la demande d'asile de M. H a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 29 juillet 2022, qui lui a été notifiée le 23 août 2022. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que cette décision, qu'il n'allègue pas avoir contestée, a été prise en procédure accélérée et que l'intéressé est un ressortissant de la Géorgie, pays d'origine considéré comme sûr selon la liste arrêtée le 1er septembre 2021 par le conseil d'administration de l'OFPRA en application des dispositions de l'article L. 531-25. Il s'ensuit que, conformément aux dispositions du d) du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, son droit à se maintenir au titre de sa demande d'asile a pris fin dès le 29 juillet 2022. Dès lors, M. H, qui n'établit pas ni même allègue qu'il aurait été titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° de l'article L. 611-1, ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français à la date du 9 septembre 2022 à laquelle le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 et de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales s: " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

12. M. H, qui déclare être arrivé en France le 8 mars 2022, se prévaut de la présence régulière de son père sur le territoire depuis huit ans et de ce que ce dernier est atteint d'une lourde pathologie engageant son pronostic vital, qui nécessite sa présence pour l'assister et pour éventuellement être donneur dans le cadre d'une greffe hépatique. Toutefois, le requérant se borne à produire une autorisation provisoire de séjour de trois mois délivrée à son père le 12 septembre 2022, et qui n'est pas de nature à établir la régularité du séjour de ce dernier à la date de l'arrêté attaqué, ni sa vocation à y demeurer de façon pérenne ou bien encore sa durée de présence. Par ailleurs, s'il produit un certificat médical établi par un médecin hépatologue le 20 septembre 2002, ce document, également postérieur à l'arrêté, ne fait pas état de la réalisation d'une greffe à brève échéance pouvant nécessiter la présence de M. H, et, s'il indique que l'état de santé de son père nécessite sa présence " au quotidien pour l'assister dans sa prise en charge ", il ne saurait suffire à établir que cette présence serait indispensable alors que son père aurait vécu sans celle-ci avant son arrivée très récente sur le territoire français, sans qu'il soit justifié que son état de santé se serait brusquement aggravé. Par ailleurs, le requérant est célibataire et sans enfant à charge et n'allègue pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-et-un ans. Par suite, en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'il a poursuivis. Il n'a donc pas violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.

Sur la décision fixant le pays de destination en cas d'éloignement :

13. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été exposé aux points 2 à 12, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

14. En deuxième lieu, la décision, qui notamment rappelle la nationalité géorgienne de M. H et expose que ce dernier n'établit pas que sa vie serait menacée en cas de retour dans son pays d'origine ou qu'il y serait exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, est suffisamment motivée.

15. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". M. H, dont la demande d'asile a d'ailleurs été rejetée par l'OFPRA, n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il serait exposé personnellement à un risque pour sa vie ou sa sécurité en cas de retour en Géorgie, notamment en raison du conflit existant dans le pays limitrophe qu'est l'Ukraine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

16. En quatrième lieu, aux termes des stipulations du premier paragraphe de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 : " 1. Aucun des Etats Contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. ". M. H, dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA, n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il aurait la qualité de réfugié. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève doit être écarté.

17. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision fixant le pays de renvoi du requérant soit entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. H tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 9 septembre 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonctions et d'astreinte et celles tendant au versement d'une somme au titre de frais liés au litige.

D É C I D E:

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. H tendant à ce qu'il soit admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus de la requête de M. H est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A H, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Fournier.

Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.

Le magistrat désigné,

H. ELa greffière,

R. Boudina

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./8-2

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