mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2220675 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Section 8 - Chambre 2 |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 et 21 octobre 2022, Mme B D, représentée par Me Ménage, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire
2°) d'annuler pour excès de pouvoir les arrêtés du 4 octobre 2022 par lesquels le préfet de police l'a obligée à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 1 an ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation administrative dans un délai de 2 mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, le temps nécessaire de cet examen, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au profit de son conseil sous réserve pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :
- L'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- Il est insuffisamment motivé ;
- Il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière car le préfet n'a pas procédé à un examen circonstancié de sa situation ;
- Il a été pris été pris à l'issue d'une procédure irrégulière car elle n'a pas pu être entendue en violation d'un principe général du droit de l'Union européenne ;
- Il est entaché d'un vice de procédure tirée de l'absence d'information de la requérante sur ses droits prévus par les articles R.425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur de droit tirée de la méconnaissance des articles L. 425-1 et R.425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle car elle n'entrait pas dans le champ des dispositions de l'article L. 611-1 du même code ;
- le préfet a porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant du refus de lui accorder un délai de départ volontaire :
- l'obligation de quitter le territoire étant entachée d'illégalité, cette illégalité a pour effet d'entraîner son annulation pour défaut de base légale ;
- le préfet a commis une erreur de droit de fait et une erreur manifeste car le préfet n'établit pas le risque de fuite et qu'elle justifie de garanties de représentation et par ce qu'elle présentait des circonstances particulières du fait de son statut de victime de traite des êtres humains ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- l'obligation de quitter le territoire étant entachée d'illégalité, cette illégalité a pour effet d'entraîner son annulation pour défaut de base légale ;
- elle risque d'être persécutée en cas de retour dans son pays et le préfet a méconnu les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- l'obligation de quitter le territoire étant entachée d'illégalité, cette illégalité a pour effet d'entraîner son annulation pour défaut de base légale ;
- le préfet a commis une erreur de droit et une erreur manifeste (sic) dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle et a méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2022, le préfet de police, représenté par Me Tomasi conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens présentés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2008/115 du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Ménage, représentant Mme D et en présence de Mme E, interprète en langue anglaise.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêtés du 4 octobre 2022, le préfet de police a obligé Mme D à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 1 an. Mme D demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-00999 du 19 août 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs, le préfet de police a donné délégation à Mme F C, adjointe au chef de section des reconduites à la frontière, pour signer tous actes, arrêtés et décisions, nécessaires à l'exercice des missions de la direction de la police générale, dans lesquelles figure la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la requérante soutient qu'eu égard à son statut de victime de traite des êtres humains, le préfet a méconnu les dispositions des articles L. 425-1 et R.425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A l'appui de cette allégation, elle se borne à produire d'abord un procès-verbal du 3 mars 2020 de dépôt de plainte contre 3 individus l'ayant molesté suite au refus d'un de ses clients de payer la prestation qu'elle venait de lui accorder. Elle produit également un procès-verbal de dépôt de plainte contre X du 20 juillet 2020 du fait de maltraitance de la part d'une dénommée Jennifer sans toutefois indiquer les suites de ce dépôt de plainte. Ensuite, elle produit un mail du 2 mars 2021 d'une association, l'association united migrants en vue d'obtenir un rendez vous afin de déposer une demande de titre de séjour comme victime de proxénétisme, là également, elle n'indique pas les suites réservées à cette demande. Toutefois, lors de son interpellation par les forces de police, elle a déclaré dans le procès-verbal du 4 octobre 2022 en présence d'un interprète en langue anglaise et qu'elle a signé qu'elle était sans domicile fixe, qu'elle n'a pas déposé de demande de titre de séjour, qu'elle travaille dans la prostitution et gagne 350 euros par mois, qu'elle n'avait pas l'intention de quitter le territoire français et, à la question " Souhaitez vous apporter d'autres éléments sur votre situation ", elle a répondu " Rien d'autre à vous dire sur ma situation ". Ensuite, l'OFPRA et la Cour nationale du droit d'asile ont rejeté ses demandes d'asile liées à cette question. Enfin, si la requérante produit une attestation de prise en charge de la part de la mission d'intervention et de sensibilisation contre la traite des êtres humains, cette attestation a été rédigée postérieurement à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, la requérante n'établit pas, contrairement à ce qu'elle soutient, entrer dans le champ des dispositions des articles L. 425-1 et R.425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le moyen tiré de leur violation doit être écarté.
5. En troisième lieu, les décisions contestées tant en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire que l'interdiction de retour sur le territoire, comportent l'énoncé des dispositions légales dont il a été fait application ainsi que des circonstances de fait au vu desquelles elles ont été prises et notamment, de la situation personnelle et administrative de Mme D. Contrairement à ce qu'elle soutient, le préfet de police n'était pas tenu de mentionner de manière exhaustive tous les éléments relatifs à la situation personnelle dont elle entendait se prévaloir et notamment sa situation de victime de traite d'êtres humains pour les raisons qui viennent d'être développées. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré d'une insuffisance de la motivation n'est pas fondé et doit être écarté.
6. En quatrième lieu, il ressort de la motivation même des arrêtés attaqués que le préfet s'est livré à un examen circonstancié de la situation de Mme D et n'avait pas, comme il vient d'être jugé à l'informer sur ses droits prévus par les articles R.425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En cinquième lieu, lorsqu'il fait obligation à un étranger de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions sont issues de la transposition en droit interne de la directive 20081115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, le préfet doit être regardé comme prenant une décision qui se trouve dans le champ d'application du droit de l'Union européenne. Il lui appartient, dès lors, d'en appliquer les principes généraux, qui incluent le droit à une bonne administration. Parmi les principes que sous-tend ce dernier, figure celui du droit de toute personne à être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne, ce droit se définit comme le droit de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales.
8. Mme D soutient qu'en méconnaissance du droit d'être entendu avant que ne soit prise la décision de l'obliger à quitter le territoire elle n'a pas pu faire connaître au préfet ses observations sur la mesure envisagée. Toutefois, il est constant que la requérante a été entendue à plusieurs reprises notamment par les services préfectoraux lors de son interpellation le 4 octobre 2022 comme il a été dit au point 4. Par suite, le moyen sera écarté.
9. En sixième lieu, Mme D ressortissante nigériane née en 1981 soutient que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle car elle n'entrait pas dans le champ des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle justifie être la victime de traite des êtres humains, qu'elle pouvait prétendre au délai de réflexion prévu à l'article R. 425-2 du même code, qu'elle réside en France depuis 2013 et y a créé des liens personnels, qu'elle ne pose aucun problème à l'ordre public, peut bénéficier d'un titre de séjour de plein droit et risque d'être persécutée en cas de retour au Nigéria. Toutefois, comme il a été dit au point 4, la requérante qui est célibataire et sans enfants ne justifie pas de sa situation de victime de traite des êtres humains. Enfin, il ressort des pièces du dossier qu'elle se maintient irrégulièrement en France depuis le rejet de ses demandes d'asile et a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 3 juillet 2020 qu'elle n'a pas exécuté et qu'elle est sans domicile fixe. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision du préfet de police aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le préfet n'a, par suite, pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle.
10. En septième lieu, Mme D soutient s'agissant du refus de lui accorder un délai de départ volontaire que le préfet a commis une erreur de droit de fait et une erreur manifeste car il n'établit pas le risque de fuite et qu'elle justifie de garanties de représentation et par ce qu'elle présentait des circonstances particulières du fait de son statut de victime de traite des êtres humains. Toutefois, comme il a été dit au point 4 la requérante n'établit pas être la victime de traite des êtres humains, qu'elle a déclaré lors de son interpellation le 4 octobre 2022 être sans domicile, vouloir rester en France et a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 3 juillet 2020 qu'elle n'a pas exécuté. Par suite, s'agissant du refus de lui accorder un délai de départ volontaire, les moyens susvisés doivent être eux aussi écartés.
11. En huitième lieu, pour contester la décision distincte fixant le pays de renvoi, Mme D invoque les risques de traitements inhumains et dégradants qu'elle peut encourir de la part de ses bourreaux qui ont déjà menacé sa famille en cas de retour au Nigéria. Enfin, elle soutient que le motif de rejet de sa première demande d'asile reposait sur la circonstance qu'elle ne démontrait pas s'être extraite du réseau de prostitution qui l'exploitait alors qu'elle en apporte désormais la preuve. Toutefois, ses allégations relatives aux risques que lui ferait courir son retour dans son pays d'origine ne sont assorties d'aucune justification probante. Enfin, contrairement à ce qu'elle soutient et comme il a été dit au point 4, elle ne démontre pas avoir quitté son activité de prostituée ni démontrer avoir été la victime de traite des êtres humains de la part d'un réseau de proxénètes. Elle n'est, par suite, pas fondée à soutenir qu'elle risque d'être persécutée en cas de retour dans son pays et que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales auraient été méconnues.
12. En neuvième lieu, Mme D soutient, s'agissant cette fois de l'interdiction de retour sur le territoire français que le préfet a commis une erreur de droit et une erreur manifeste (sic) dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle et a méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car elle justifie de circonstances particulières eu égard à son statut de victime de traite des êtres humains, ne constitue pas une menace pour l'ordre public et peut bénéficier d'un titre de séjour de plein droit. Toutefois, comme il a été dit au point 4, la requérante n'établit pas être la victime de traite des êtres humains ni remplir les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour en application des articles L. 425-1 et R.425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'elle a déclaré lors de son interpellation le 4 octobre 2022 être sans domicile, vouloir rester en France et a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 3 juillet 2020 qu'elle n'a pas exécuté. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait entaché son second arrêté du 4 octobre d'une erreur d'appréciation.
13. En dernier lieu, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision invoquée à l'appui des conclusions dirigées contre les décisions lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français doivent être écartées.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme D n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 4 octobre 2022 du préfet de police. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées.
DECIDE
Article 1er : Mme D est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de Mme D est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme. B D et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
A. A
La greffière,
R. Boudina
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026