mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2222197 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | SCHWILDEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées respectivement les 24 octobre, 7 et 8 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Chauvin-Hameau-Medeira, avocat, demande au Tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 20 juin 2022 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il devait être éloigné, lui a refusé un délai de départ volontaire et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trente-six mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions d'injonction et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au bénéfice de Me Chauvin-Hameau-Medeira en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, de lui verser directement ladite somme.
M. B soutient que :
Sur le refus de délivrance d'un titre de séjour :
- l'avis du collège de médecins de l'OFII n'a pas été produit ;
- elle est insuffisamment motivée et relève d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé ;
- elle procède d'une erreur de droit au regard de l'article 6.7 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
-elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle viole l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
-elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de délai de départ volontaire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle viole l'article 612-6 du CESEDA ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Le préfet de police a produit des pièces, enregistrées les 26 octobre et 8 novembre 2022.
Le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. B par une décision du 16 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004,
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les observations de Me Dubuard, avocat substituant Me Chauvin-Hameau-Medeira représentant M. B,
- et les observations de Me Schwilden, avocat, représentant le préfet de police, qui conclut au rejet de la requête au motif que la requête est tardive et subsidiairement que ses moyens ne sont pas fondés.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 13 septembre 1982, a fait l'objet le 20 juin 2022 d'un arrêté par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il devait être éloigné, lui a refusé un délai de départ volontaire et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trente-six mois mois. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2.Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Postérieurement à l'enregistrement de la requête, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. B par une décision du 16 novembre 2022. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur l'étendue du litige :
3. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire ou après avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle en vue de l'introduction d'un tel recours, la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. Les actes de procédure précédemment accomplis demeurent valables. (). Toutefois, lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. () ". Il résulte de ces dispositions que le magistrat désigné pour statuer dans la présente instance est saisi des conclusions de la requête de M. B, à l'exclusion de celles relatives à la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour. Par suite, ces conclusions doivent être renvoyées devant une formation collégiale du tribunal, ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles tendant à ce que les frais liés au litige soient mis à la charge de l'Etat.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
4. L'arrêté litigieux mentionne les considérations de fait et de droit sur lesquelles il se fonde. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de police n'était pas tenu de faire état de tous les éléments relatifs à sa situation personnelle dont il avait connaissance mais seulement des faits qu'il jugeait pertinents pour justifier le sens de ses décisions. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes des décisions attaquées, que le préfet de police s'est livré à un examen particulier de la situation personnelle de M. B avant de prendre à son encontre l'arrêté attaqué.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. M. B invoque le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour.
6. En premier lieu, si M. B fait valoir que la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière, sans que le collège des médecins de l'OFII soit consulté, il ressort des pièces produites par le préfet de police que ce collège a, le 15 décembre 2021, remis un avis relatif à la situation médicale du requérant. Dès lors, le moyen invoqué manque en fait.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié: " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ". Ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
8. D'une part, pour refuser à M. B le renouvellement de son titre de séjour, le préfet de police a estimé que si l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier d'un traitement dans son pays d'origine. Si l'intéressé produit de très nombreuses pieces médicales attestant qu'il souffre de plusieurs pathologies, notamment de troubles d'ordre psychiatrique et qu'il est sous traitement en particulier pour l'aider au sevrage de sa dépendance aux produits opiacés, il n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il ne pourrait bénéficier, dans son pays d'origine, du traitement qu'il reçoit en France et d'un suivi psychiatrique mensuel adéquat.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 14 avril 2017 par le tribunal correctionnel de Paris à un mois d'emprisonnement avec sursis pour infractions au regard de la législation en matière de stupéfiants et a, depuis cette date, fait l'objet d'une dizaine de signalements pour des faits de même nature ainsi que pour divers faits de vol et de dégradation. Dans ses conditions, le préfet de police a pu retenir la menace que la présence de M. B en France faisait peser sur l'ordre public pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en lui refusant un certificat de résidence, le préfet de police a méconnu les stipulations de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien.
10. En troisième lieu, si M. B fait valoir qu'il vit depuis 2016 en France où réside son père, qui est en situation de handicap, il n'apporte aucun élément sur l'aide qu'il apporterait à ce dernier, et il ressort des pièces du dossier qu'il est sans charge de famille et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où résident ses frères et où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Par ailleurs, il a fait l'objet à trois reprises d'obligations de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutées. Dès lors, le préfet de police n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ses decisions de refus de délivrance d'un titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle de M. B.
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ", de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
13. M. B, ainsi qu'il a été dit supra, a été condamné le 14 avril 2017 à un mois d'emprisonnement avec sursis pour infractions au regard de la législation en matière de stupéfiants et a, depuis cette date, fait l'objet d'une dizaine de signalements pour des faits de même nature ainsi que pour divers faits de vol et de dégradation. Dans ses conditions, le préfet de police a pu retenir la menace que la présence de M. B en France faisait peser sur l'ordre public pour lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire.
14. Dans ces circonstances, le préfet de police a pu, sur ce motif, regarder comme établi, au regard du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le risque que l'intéressé se soustraie à l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre et lui refuser un délai de départ volontaire. Il s'ensuit que le moyen tiré de la violation de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
15. En troisième lieu, si M. B fait valoir, ainsi qu'il a été dit supra, qu'il vit depuis 2016 en France où réside son père, qui est en situation de handicap, il n'apporte aucun élément sur l'aide qu'il apporterait à ce dernier, et il ressort des pièces du dossier qu'il est sans charge de famille et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où résident ses frères et où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Par ailleurs, il a fait l'objet à trois reprises d'obligations de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutées. Dès lors, le préfet de police n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la decision de refus d'octroi d'un délai de depart volontaire sur la situation personnelle de M. B.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision refusant un délai de départ volontaire doit être écarté.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.
Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Il ressort de ces dispositions que l'autorité compétente, en l'absence de circonstance humanitaire, doit, pour fixer la durée de l'interdiction de retour qu'elle entend prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit, d'une part, comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs et, d'autre part, attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger et de faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
18. D'une part, contrairement à ce que prétend M. B, il ressort des termes mêmes de la décision litigieuse, qui vise l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énumère les différents critères prévus à l'article L.612-10, que le préfet de police a examiné sa situation personnelle au regard de l'ensemble desdits critères. Le préfet a ensuite indiqué que M. B avait été condamné le 14 avril 2017 à un mois d'emprisonnement avec sursis pour infractions au regard de la législation en matière de stupéfiants, que l'intéressé est entré sur le territoire le 25 juillet 2016 et ne peut être regardé comme se prévalant de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France, étant constaté que l'intéressé se déclare célibataire et sans enfant, éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour fixer à trente-six mois l'interdiction de retour sur le territoire français qui a été opposée à M. B. Dans ces conditions, la décision litigieuse atteste de la prise en compte par le préfet de police, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi et comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent. Les moyens tirés de l'insuffisante motivation de cette décision et d'un défaut d'examen préalable de la situation de M. B doivent dès lors être écartés.
19. D'autre part, ainsi qu'il a été dit supra, si M. B fait valoir qu'il vit depuis 2016 en France où réside son père, il ressort des pièces du dossier qu'il est sans charge de famille et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où résident ses frères et où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Par ailleurs, l'intéressé a été condamné le 14 avril 2017 à un mois d'emprisonnement avec sursis pour infractions au regard de la législation en matière de stupéfiants et a, depuis cette date, fait l'objet d'une dizaine de signalements pour des faits de même nature ainsi que pour divers faits de vol et de dégradation. Dans ces conditions, le préfet a pu, sans méconnaître les dispositions précitées, prononcer à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trente-six mois.
20. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de police que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire pendant une durée de trente-six mois.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B.
Article 2 : Les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de police du 20 juin 2022 en tant qu'il porte refus de délivrance d'un titre de séjour, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, en tant qu'elles s'y rattachent, et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de la requête de M. B sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal.
Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de police et à Me Chauvin-Hameau-Medeira.
Lu en audience publique le 8 novembre 2022.
La magistrate désignée,
N. CLa greffière,
L. BEN HADJ MESSAOUD
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2222197/8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026