jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2224340 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | RIOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2022, M. B C, représenté par Me Riou, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 26 septembre 2022 par lequel la directrice générale du Centre d'action sociale de la Ville de Paris l'a placé en position de disponibilité d'office pour raison de santé avec prestations à compter du 23 mai 2021 jusqu'à l'attribution d'une retraite pour invalidité ;
2°) d'enjoindre au Centre d'action sociale de la Ville de Paris de le replacer rétroactivement en position d'activité depuis le 23 mai 2021 et de reconstituer sa carrière en conséquence, outre le versement rétroactif de son entier traitement ;
3°) de mettre à la charge du Centre d'action sociale de la Ville de Paris une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient :
- que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé de la suspension demandée doit être regardée comme remplie, dès lors que son placement rétroactif en position de disponibilité d'office pour raisons de santé entraîne des conséquences financières importantes pour lui et sa famille, puisqu'il se retrouve, du fait de l'arrêté attaqué, placé à demi-traitement à compter du 23 mai 2021 et jusqu'à son placement à la retraite pour invalidité, et lui cause un préjudice de carrière grave et immédiat ;
- qu'il y a un doute sérieux quant à la légalité de la décision de la directrice générale du Centre d'action sociale de la Ville de Paris; qu'en effet, le signataire de cette décision n'était pas compétent pour la prendre ; que cet arrêté est insuffisamment motivé et dépourvu de base légale dès lors qu'il vise des dispositions abrogées ; qu'il est entaché d'un vice de procédure, dès lors qu'il procède, par son caractère rétroactif, au retrait d'une décision individuelle créatrice de droit en méconnaissance des dispositions de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, et méconnaît le principe de sécurité juridique ; qu'il est entaché d'un autre vice de procédure dès lors que le Centre d'action sociale de la Ville de Paris n'a pas cherché à le reclasser préalablement à sa disponibilité d'office pour raisons de santé; qu'il est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'apparaît pas définitivement inapte à toute fonction.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, le Centre d'action sociale de la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient :
- que l'urgence n'est pas établie dès lors qu'au regard des textes applicables, M. C ne pouvait qu'être placé en disponibilité d'office pour raison de santé ;
- qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le dossier de la requête au fond enregistrée le 24 novembre 2022 sous le n°2224339 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fouassier pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, qui s'est tenue le 12 décembre 2022, en présence de Mme El Houssine, greffière d'audience :
- le rapport de M. Fouassier,
- et les observations de Me Perriez, représentant M. C, présent, et de M. A, représentant le Centre d'action sociale de la Ville de Paris.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté en date du 26 septembre 2022, la directrice générale du Centre d'action sociale de la ville de Paris a placé M. C, adjoint technique principal de première classe, en position de disponibilité d'office pour raison de santé avec prestation à compter du 23 mai 2021, et ce jusqu'à l'attribution d'une retraite pour invalidité. M. C demande la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. M. C fait valoir à l'appui de sa requête que l'arrêté du 26 septembre 2022 est entaché d'une incompétence de son signataire, est insuffisamment motivé et dépourvu de base légale dès lors qu'il vise des dispositions abrogées, qu'il est entaché d'un vice de procédure, dès lors qu'il procède, par son caractère rétroactif, au retrait d'une décision individuelle créatrice de droit en méconnaissance des dispositions de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, et méconnaît le principe de sécurité juridique, qu'il est entaché d'un autre vice de procédure dès lors que le Centre d'action sociale de la Ville de Paris n'a pas cherché à le reclasser préalablement à sa disponibilité d'office pour raisons de santé, et qu'il est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'apparaît pas définitivement inapte à toute fonction. Cependant, en l'état de l'instruction, aucun de ces moyens n'apparaît propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La requête de M. C doit donc être rejetée, en toutes ses conclusions, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au Centre d'action sociale de la ville de Paris.
Fait à Paris le 22 décembre 2022.
Le juge des référés,
C. FOUASSIER
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2224340/
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026