lundi 12 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2225274 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | EHUENI |
Vu la procedure suivante:
Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2022, M. B A, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 2 décembre 2022 notifié le 5 décembre 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a fixé le pays à destination duquel il doit être éloigné.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'insuffisance de motivation et le préfet n'apporte pas la preuve de la régularité de la délégation de signature ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance de sa situation ;
Vu, enregistré le 12 décembre 2022, le mémoire présenté par le préfet de l'Essonne, qui demande au tribunal de statuer par un non-lieu.
Il soutient que le recours est devenu sans objet car il a, le 12 décembre 2022, pris un nouvel arrêté fixant la Guinée comme pays de destination et retirant l'arrêté attaqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Ehueni, représentant M. A,
- le préfet de l'Essonne n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant guinéen né le 8 octobre 1988, a fait l'objet le 5 décembre 2022 d'un arrêté par lequel le préfet de l'Essonne a fixé le pays à destination duquel il devait être éloigné. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
2. Si le préfet de l'Essonne fait valoir qu'il a, le 12 décembre 2022, pris un nouvel arrêté retirant le précédent pour les besoins de la cause, il ne l'établit pas par la seule production d'un arrêté qu'il dit avoir pris à deux heures de l'audience alors que le requérant n'en a pas été informé et que, de surcroît, l'arrêté ne dit pas expressément que le précédent arrêté du 5 décembre est retiré. Ainsi, il appartient au juge de se prononcer sur l'arrêté dont il est demandé l'annulation.
3. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ". La décision attaquée ne comporte ni le nom de son auteur, ni sa qualité, ni même de signature. Elle doit dès lors et pour ce seul motif être annulé.
4. En tout état de cause, il appartient au préfet de l'Essonne de régulariser la décision qu'il dit avoir prise le 12 décembre 2022 en la notifiant régulièrement à l'intéressé afin qu'elle soit exécutoire.
D E C I D E
Article 1er : L'arrêté du préfet de l'Essonne du 2 décembre 2022, notifié le 5 décembre, est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Essonne.
Jugement lu en audience publique le 12 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
P.CLa greffière,
T.RENE-LOUIS-ARTHUR
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaries de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026