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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2225458

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2225458

mercredi 11 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2225458
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8e Section - MESD
Avocat requérantIVANOVIC FAUVEAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 et 28 décembre 2022, M. D, représenté par Me Fauveau Ivanovic, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2022 par lequel le préfet de police a décidé son transfert aux autorités allemandes ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile dans le délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande d'asile.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il a été pris en méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;

- il n'a pas été précédé d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 décembre 2022, le préfet de police, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- et les observations de Me Fauveau Ivanovic, pour le requérant, et de Me Termeau, pour le préfet de police.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 30 novembre 2022, le préfet de police a décidé du transfert de M. A B, ressortissant togolais né le 16 septembre 1997, aux autorités allemandes en vue de l'examen de sa demande d'asile. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.

2. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.

3. En deuxième lieu, la conduite de l'entretien par une personne qualifiée en vertu du droit national constitue, pour le demandeur d'asile, une garantie. Il ressort des pièces du dossier que M. B a bénéficié d'un tel entretien le 2 septembre 2022 dans les locaux de la préfecture, qu'il a eu la possibilité de faire part de toute information pertinente et qu'il n'a pas souhaité formuler d'observations complémentaires à l'issue de cet entretien. L'intéressé ne fait état devant le tribunal d'aucun élément laissant supposer que cet entretien ne se serait pas déroulé dans les conditions prévues par les dispositions précitées de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de police aurait méconnu les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Par suite, le moyen doit être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes aux termes de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () ".

6. M. B fait état de la présence en France de membres de sa famille de nationalité française, dont son cousin. Il prétend également être hébergé par ce dernier. Toutefois, il n'apporte aucun élément de nature à établir l'ancienneté et l'intensité des liens qu'il entretient avec son cousin et ses tantes, et ce alors qu'il a déclaré n'avoir aucun membre de sa famille en France lors de son entretien du 2 septembre 2022. Dès lors, en décidant le transfert de M. B aux autorités allemandes, le préfet de police n'a pas entaché la décision attaquée d'erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions précitées de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.

7. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2023.

Le magistrat désigné,

A. C

La greffière,

N. DUPOUY

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./8

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