LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2226288

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2226288

vendredi 6 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2226288
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantCABINET SCP PIWNICA MOLINIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 19 décembre 2022 et 5 janvier 2023, le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris, représenté par Me O'Neil demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution des arrêtés du 13 juillet 2016 et du 17 février 2020 par lesquels la maire de Paris a accordé un permis de construire et un permis de construire modificatif à M. C en vue de la construction d'un ascenseur extérieur dans la cour de l'immeuble du 5 rue Aubriot ;

2°) de mettre solidairement à la charge de la ville de Paris et de M. C une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il justifie d'un intérêt à agir contre ces deux permis en application des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;

- c'est à tort que M. C et la ville de Paris lui opposent une tardiveté de sa requête car, d'une part, il n'a pas eu connaissance du permis modificatif dans son intégralité car seul le CERFA et non les plans lui ont été transmis dans le cadre de l'expertise judiciaire l'opposant à M. C. D'autre part, s'agissant du permis initial, la présente procédure n'entre pas dans le champ des jurisprudences invoquées par les défendeurs et la mise en œuvre de ce permis puis du modificatif étant incertaine compte tenu des nombreux échanges intervenus entre les copropriétaires, c'est pourquoi, il a attendu avant de les contester devant le tribunal ;

- il justifie d'une urgence car, dès lors que les travaux ont commencé sur le chantier, l'urgence est présumée, ensuite, eu égard aux caractéristiques des travaux réalisés, un éventuel retour en arrière avec réfection à l'identique est irréalisable ;

- l'intérêt public à exécuter les travaux n'est pas établi dès lors que M. C habite non pas au 3ème étage, celui desservi par l'ascenseur mais au 4ème étage et les caractéristiques de celui-ci ne permettent pas un accès en fauteuil roulant ;

- les arrêtés attaqués sont entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ont été pris par un autorité incompétente ;

- les arrêtés attaqués sont entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car les avis rendus les 15 et 25 mars par la préfecture de police sont insuffisants au regard de la sécurité du projet d'ascenseur ;

- les arrêtés attaqués sont entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ont été accordés au vu d'un dossier de demande incomplet ;

- l'arrêté attaqué du 18 juillet 2016 est entaché d'un doute sérieux quant à sa légalité car il est périmé ;

- les arrêtés attaqués sont entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils méconnaissent plusieurs dispositions du règlement Marais notamment les dispositions des articles US11 A 1, US 11A2 2, US11A6 1, US 11E 6 2 et US 13 3 1 ;

- les arrêtés attaqués sont entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ont été pris en violation de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 janvier 2023, M. C, représenté par la SCP Piwnica et Molinié conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable car la requête au fond dirigée contre les permis attaqués est tardive ayant été introduite une fois le délai de recours raisonnable largement expiré en application des jurisprudences du Conseil d'Etat Czabaj et Valière ; le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris ayant eu connaissance acquise des permis dans le cadre de la procédure judiciaire les ayant opposés devant le tribunal de grande instance de Paris ;

- le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris ne justifie pas d'une situation d'urgence, d'une part car les travaux sont d'une faible importance et, d'autre part, car la réalisation d'un ascenseur au profit d'une personne âgée de 84 ans présente un intérêt public ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ont été pris par une autorité compétente ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car les avis rendus les 15 et 25 mars par la préfecture de police sont suffisants au regard de la sécurité du projet d'ascenseur ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ont été accordés au vu d'un dossier complet ;

- l'arrêté attaqué du 18 juillet 2016 n'est pas entaché d'un doute sérieux quant à sa légalité car il n'est pas périmé ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ne méconnaissent pas les dispositions des articles US11 A 1, US 11A2 2, US11A6 1, US 11E 6 2 et US 13 3 1 du règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé du Marais ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils n'ont pas été pris en violation de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 janvier 2023, la maire de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable car la requête au fond dirigée contre les permis attaqués est tardive ayant été introduite une fois le délai de recours raisonnable largement expiré ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ont été pris par une autorité compétente ;

- les permis attaqués ne sont pas entaché d'un doute sérieux quant à leur légalité car les avis rendus les 15 et 25 mars par la préfecture de police sont suffisants au regard de la sécurité du projet d'ascenseur ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ont été accordés au vu d'un dossier complet ;

- l'arrêté attaqué du 18 juillet 2016 n'est pas entaché d'un doute sérieux quant à sa légalité car il n'est pas périmé ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils ne méconnaissent pas les dispositions des articles US11 A 1, US 11A2 2, US11A6 1, US 11E 6 2, et US 13 3 1 du règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé Marais ;

- les permis attaqués ne sont pas entachés d'un doute sérieux quant à leur légalité car ils n'ont pas été pris en violation de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Vu

- la requête au fond n°2215393 présentée par le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, en présence de Mme Iannizzi, greffière d'audience, le rapport de Mme Viard, juge des référés.

- les observations de Me O'Neil, représentant le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris et d'un membre du syndicat,

- les observations de Me Piwnica représentant M. C,

- et les observations de Mme B, représentant la Ville de Paris.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre les arrêtés du 13 juillet 2016 et du 17 février 2020 par lesquels le maire de Paris a accordé un permis de construire et un permis de construire modificatif à M. C en vue de la construction d'un ascenseur extérieur dans la cour de l'immeuble du 5 rue Aubriot.

Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête du syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris :

2. M. C et la Ville de Paris soutiennent que la requête est irrecevable pour cause de tardiveté, la requête en annulation des permis de construire ayant été enregistrée le 19 juillet 2022.

3. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce qu'un permis de construire puisse être contesté indéfiniment par les tiers. Dans le cas où la preuve de l'affichage régulier du permis faisant courir le délai de recours prévu à l'article R. 600-2 n'est pas rapportée, mais où il est démontré que le tiers a reçu une copie intégrale du permis de construire attaqué et ainsi eu connaissance de ses caractéristiques principales, le recours contentieux doit néanmoins, pour être recevable, être présenté dans un délai raisonnable à compter de la date à laquelle cette notification a été effectuée. Sauf circonstance particulière dont se prévaudrait le requérant, un délai excédant un an suivant cette date ne peut être regardé comme raisonnable.

4. En l'espèce, il est constant que les permis de construire en litige n'ont pas fait l'objet d'affichage. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le syndicat requérant a eu connaissance au plus tard du permis de construire délivré le 13 juillet 2016 à M. C lors de l'assemblée générale de copropriété du 29 mars 2018 au cours de laquelle a été mise en délibéré une résolution tendant à l'autoriser à réaliser à ses frais les travaux de réalisation de l'ascenseur conformément au permis de construire ainsi obtenu. S'agissant du permis de construire modificatif du 17 février 2020, il ressort des pièces du dossier que ce permis a été produit par M C le 25 mars 2020 dans le cadre de l'expertise judiciaire ordonnée par le tribunal judiciaire de Paris à la suite du recours engagé contre le refus opposé au projet d'ascenseur par l'assemblée générale des copropriétaires. L'expert l'évoque d'ailleurs dans son rapport en recopiant le dire récapitulatif contenant cette information. Ainsi, M. C et la Ville de Paris sont fondés à soutenir que le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot avait au plus tard le 20 avril 2020, lors du dépôt du rapport d'expertise, connaissance acquise de ce permis de construire modificatif. Par suite, la requête en annulation des permis de construire en litige présentée par le syndicat requérant le 19 juillet 2022 est tardive. Dès lors, la requête à fin de suspension de ces permis est irrecevable et ne peut qu'être rejetée.

Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

5. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise solidairement à la charge de M. C et de la Ville de Paris, qui ne sont pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demande le syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu, en application des mêmes dispositions, de mettre à la charge du syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot la somme demandée par M. C en remboursement des frais exposés par et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par M. C est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires du 5 rue Aubriot à Paris, à la ville de Paris et à M. C.

Fait à Paris, le 9 janvier 2023.

La juge des référés,

M-P A

La République mande et ordonne au préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/4-1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions