jeudi 26 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2226528 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | JEAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 octobre 2022 et 19 janvier 2023,
M. A B, représenté par Me Jean, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui fait interdiction de retour sur le territoire français d'un an ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;
- le droit d'être entendu n'a pas été respecté ;
- l'arrêté mentionne à tort l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui a été abrogé ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il a déposé une demande d'autorisation exceptionnelle au séjour à la préfecture de police qui est en cours d'instruction ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'interdiction de retour est entachée d'erreur d'appréciation ; il est en France depuis sept ans ; il n'a pas plus d'attaches familiales en France ; il dispose d'un contrat de travail depuis le 1er juin 2021 ;
- les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Le Roux, vice-présidente de section, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Jean, représentant M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée après les observations présentées par les parties.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né le 23 août 1987, demande l'annulation de l'arrêté par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui fait interdiction de retour sur le territoire français d'un an.
2. M. B fait valoir qu'il est arrivé en France en 2015 et qu'il dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée depuis le 1er juin 2021 justifiant le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Il résulte des pièces du dossier que l'intéressé a travaillé en qualité d'agent de nettoyage véhicules dans trois entreprises, de mars à juillet 2017, de novembre 2018 à février 2019 puis de juillet 2019 à mai 2021 et qu'il justifie d'un contrat à durée indéterminée au sein de la société Ineo depuis le 1er juin 2021 pour exercer les mêmes fonctions. Il ressort également des pièces du dossier que M. B a déposé, le 23 mars 2022, une demande d'admission exceptionnelle au séjour auprès des services de la préfecture de police, la société Ineo ayant fait toutes les démarches auprès des services du ministère du travail pour être autorisée à conclure un contrat de travail avec l'intéressé. Interrogés par le conseil du requérant, les services de la préfecture de police ont confirmé que la demande de M. B était toujours en cours d'instruction. Compte tenu de la présence en France de l'intéressé depuis sept ans et de son insertion professionnelle stable et ancienne,
M. B est fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français attaquée est entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
3. Il résulte de ce qui précède que l'obligation de quitter le territoire français sans délai ainsi que par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français doivent être annulées.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 8 octobre 2022 du préfet du Val-d'Oise est annulé.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du
Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le Fait à Paris, le 26 janvier 2023.
La vice-présidente de la 4ème section désignée,
M.-O. C
La greffière,
A. Chapalain
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026