LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2300655

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2300655

lundi 6 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2300655
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLAMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2023, M. D, représenté par Me Lambert, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet de police a refusé de lui délivré une carte de séjour en qualité d'étranger malade, révélé par un courriel du 29 décembre 2022 ;

3°) d'enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans le délai de 15 jours à compter de notification de la décision à intervenir et, de lui délivrer, sans délai, un récépissé ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, lequel renoncera à percevoir la part contributive de l'Etat, ou à verser au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative si le bénéfice de l'aide juridictionnelle ne lui ait pas accordé.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- la condition d'urgence est remplie dès lors, du fait de cet arrêté, d'une part, qu'il peut être éloigné à tout moment du territoire français et, d'autre part, qu'il ne peut plus bénéficier de ses droits sociaux et ainsi faire face à ses charges.

Sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, dès lors :

- qu'il est entaché de vice de procédure, tiré du défaut de saisine préalable de la commission du titre de séjour ;

- qu'il est insuffisamment motivé ;

- que le requérant remplit les conditions pour se voir délivrer une carte de séjour, en qualité d'étranger malade, sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2023, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer ;

Il soutient que la requête a perdu son objet, dès lors que le requérant a été invité à se présenter en préfecture, le 18 janvier 2023 à 13h45, pour la remise d'un récépissé et la remise d'un " kit OFII ", ce qui a eu pour effet d'abroger l'arrêté attaqué.

Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2023, M. A, doit être regardé comme demandant au tribunal de suspendre l'exécution de la décision implicite de refus née du silence gardé par l'administration pendant 4 mois à la suite de sa demande de renouvellement de carte de séjour, présentée le 5 juillet 2021, et d'enjoindre au préfet de police de procéder à son réexamen, au vu de l'avis de l'office français de l'immigration et de l'intégration transmis le 28 décembre 2021, dans le délai de 3 mois à compter de la notification de la décision à intervenir ; il maintient en outre ses conclusions présentées au titre des frais d'instance.

Il soutient que la requête conserve son objet, dès lors que si la remise d'un récépissé a eu pour effet d'abroger la décision du 29 décembre 2022 contestée dans sa requête introductive d'instance, elle ne saurait, en revanche, être regardée comme ayant également eu pour effet d'abroger la décision implicite de refus née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois à la suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En tout état de cause, le préfet ne peut faire reprendre sa demande de titre de séjour depuis le début, notamment en ne tenant pas compte de l'avis médical du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration déjà rendu.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2023, le préfet de police persiste dans ses précédentes écritures.

Vu :

- les autres pièces du dossier,

- la requête n° 2300673/1 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 23 janvier 2023 en présence de Mme Parewyck, greffière :

- le rapport de M. Rohmer, juge des référés ;

- les observations de Me Lambert, pour M. A, qui reprend et développe les éléments de sa requête et de son mémoire.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, de nationalité macédonienne, né le 8 mai 1967, demande, dans le dernier état de ses écritures, la suspension de la décision par laquelle le préfet de police a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ".

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

4. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance, () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

5. Le préfet de police a indiqué au tribunal, dans ses mémoires en défense, enregistrés les 18 et 20 janvier 2023, dans l'affaire n° 2300655, que M. A avait été convoqué le 18 janvier 2023 en préfecture où il s'est vu remettre un récépissé de demande de carte de séjour et un " kit OFII " en vue de l'instruction de sa demande. Le requérant a confirmé ces éléments, dans son mémoire du 19 janvier 2023. Le préfet de police doit ainsi être regardé comme ayant retiré ses précédents décisions implicites et expresses de rejet de la demande renouvellement de titre de séjour présentées par M. A le 5 juillet 2021. L'instruction de la demande ainsi reprise devra prendre en compte l'ensemble des démarches déjà effectuées depuis juillet 2021 par M. A, notamment auprès de l'OFII, ainsi qu'un éventuel avis qu'aurait déjà rendu le collège médical de l'OFII.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions du requérant présentées aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet.

Sur les frais d'instance :

7. M. A ayant été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle et son avocat Me Lambert peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que le conseil de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 900 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A, la somme de 900 euros sera versée à ce dernier.

O R D O N N E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête.

Article 3 : L'Etat versera à Me Lambert sous réserve de sa renonciation au bénéfice de la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, la somme de 900 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A, la somme de 900 euros sera versée à ce dernier.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D, à Me Lambert et au préfet de police.

Fait à Paris, le 6 février 2023.

Le juge des référés,

B. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2-1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026