LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2300873

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2300873

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2300873
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. Z, gardien de la paix, qui contestait l'arrêté du 30 septembre 2022 établissant le tableau d'avancement au grade de brigadier de police pour 2022, ainsi que les nominations subséquentes. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que le requérant n'apportait pas la preuve que ses mérites professionnels étaient supérieurs à ceux des agents inscrits, écartant ainsi les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et de défaut d'examen particulier. Les conclusions indemnitaires et aux fins d'injonction ont été rejetées par voie de conséquence. La décision s'appuie notamment sur le décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 et le décret n° 95-654 du 9 mai 1995.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 13 janvier 2023, 21 mai 2025 et 30 mai 2025, M. AG Z, représenté par Me Ducloyer, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2022 par lequel le ministre de l'intérieur a établi le tableau d'avancement au grade de brigadier de police au titre de l'année 2022 ;

2°) d'annuler les arrêtés de nomination de M. AW, M. AB, M. S, Mme BD, Mme N BE, M. B, M. C, Mme BB, M. AV, M. BA, Mme AX, M. Q, M. E, Mme T, M. AC, Mme AN, M. AE, Mme A, Mme W, M. AO, M. K, Mme AI, M. AP, M. L, M. AJ, M. AR, M. M et M. AK ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi ;

4°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'établir un nouveau tableau d'avancement au grade de brigadier de police au titre de l'année 2022, en inscrivant son nom, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 500 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa candidature, dans le même délai et sous la même astreinte ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté portant tableau d'avancement est entaché d'un vice d'incompétence, d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ses mérites professionnels sont supérieurs à ceux d'agents inscrits, d'un défaut d'examen particulier des candidatures, et méconnaît le principe d'égalité de traitement entre les fonctionnaires appartenant à un même corps ;

- les arrêtés individuels de nomination qu'il attaque sont entachés d'un vice d'incompétence, sont illégaux par voie de conséquence et sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- cette illégalité fautive lui a causé un préjudice matériel et moral qu'il évalue à la somme de 5 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, Mme AS BD conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 avril 2025 et 23 mai 2025, le ministre de l'intérieur, représenté par Me Dubois, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés individuels de nomination sont irrecevables dès lors que ces arrêtés n'ont pas été produits par le requérant ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 ;

- le décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 ;

- le décret n° 2013-728 du 12 août 2013 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Maréchal, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Kanté, rapporteure publique,

- les observations de Me Ducloyer, avocat de M. Z,

- et les observations de Me Cailleux, substituant Me Dubois, avocat du ministre de l'intérieur.

Une note en délibéré a été produite pour le ministre de l'intérieur le 9 juin 2025.

Considérant ce qui suit :

1. M. Z, gardien de la paix depuis le 1er février 2009, a sollicité son inscription sur le tableau d'avancement au grade de brigadier de police au titre de l'année 2022. Par un arrêté du 30 septembre 2022, publié le 14 novembre 2022, le ministre de l'intérieur a établi le tableau d'avancement à ce grade et n'a pas inscrit M. Z. Le 12 janvier 2023, ce dernier a exercé un recours gracieux contre cet arrêté et a sollicité la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis. Par sa requête, M. Z demande l'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2022, l'annulation d'arrêtés de nomination pris sur son fondement et la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation de préjudices qu'il estime avoir subis.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté du 30 septembre 2022 portant tableau d'avancement :

2. En premier lieu, l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement dispose que : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions () peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / 1° () les directeurs d'administration centrale () ". En vertu de l'article 14 du décret du 12 août 2013 portant organisation de l'administration centrale du ministère de l'intérieur et du ministère des outre-mer, dans sa version applicable au litige, la direction des ressources et des compétences de la police nationale assurait l'administration générale de la police nationale, définit les principes de la gestion des ressources humaines et assure l'organisation des carrières.

3. M. AL a été nommé directeur des ressources et des compétences de la police nationale par décret du 29 juillet 2022, publié le lendemain au Journal officiel de la République française. Conformément aux dispositions citées au point précédent, il était compétent pour signer l'arrêté attaqué.

4. En deuxième lieu, le requérant soutient que ses mérites professionnels seraient supérieurs à ceux de M. AW, M. AB, M. S, Mme BD, Mme N BE, M. B, M. C, Mme BB, M. AV, M. BA, Mme AX, M. Q, M. E, Mme T, M. AC, Mme AN, M. AE, Mme A, Mme W, M. AO, M. K, Mme AI, M. AP, M. L, M. AJ, M. AR, M. M et M. AK.

5. Aux termes de l'article 17 du décret du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale : " Pour l'établissement du tableau d'avancement de grade, il est procédé à un examen approfondi de la valeur professionnelle des agents susceptibles d'être promus compte tenu des notes obtenues par les intéressés, des propositions motivées formulées par les chefs de service et de l'appréciation portée sur leur manière de servir. Cette appréciation prend en compte les difficultés des emplois occupés et les responsabilités particulières qui s'y attachent ainsi que, le cas échéant, les actions de formation continue suivies ou dispensées par le fonctionnaire et l'ancienneté ".

6. Le juge de l'excès de pouvoir exerce, en matière d'avancement des fonctionnaires, un contrôle restreint à l'erreur manifeste d'appréciation.

7. Si M. Z se prévaut d'une notation de 7/7 en 2019, il se borne à produire un rapport de sa hiérarchie proposant de lui accorder la note de 7/7. Le ministre de l'intérieur fait pour sa part valoir, en produisant un extrait de son compte-rendu d'évaluation professionnelle, que M. Z a finalement obtenu la note de 6/7 en 2019. L'intéressé a ensuite recueilli la note maximale de 7/7 en 2020 et en 2021, sa hiérarchie relevant notamment qu'il est un " élément encadrant ", et qu'il " remplit toutes les conditions pour accéder au grade de brigadier de police ".

8. Il ressort tout d'abord des pièces du dossier que M. Q a obtenu la note de 7/7 en 2019, en 2020 et en 2021 et présentait des mérites supérieurs à ceux du requérant. Il ressort ensuite des pièces du dossier que M. AB, M. S et Mme A ont obtenu la note de 6/7 en 2019, puis la note de 7/7 en 2020 et en 2021, comme le requérant. Il ressort ensuite des pièces du dossier que M. B, M. C, Mme AX, M. E, M. M, Mme T et Mme BD ont recueilli la note 6/7, avant d'atteindre la même note que le requérant en 2021, à savoir la note de 7/7. Tous ces agents, dont les qualités professionnelles ont été mises en avant par leur hiérarchie, ont été regardés comme étant aptes, à terme ou immédiatement, à exercer des fonctions plus importantes. Également, M. AW, Mme N, M. AV, M. AC, M. AO, M. AI, M. AP, M. L, M. AJ, M. AK, qui ont tous obtenu avec constance la note de 6/7, soit une notation approchant sensiblement celle du requérant, ont tous été regardés par leur hiérarchie comme étant aptes, à terme ou immédiatement, à exercer des fonctions supérieures. L'inscription de ces agents n'est pas, au regard de leurs mérites professionnels, entachée d'une erreur manifeste.

9. M. BA et Mme W ont quant à eux obtenu la note de 5/7 en 2019, 6/7 en 2020 et 7/7 en 2021, tandis que M. K a obtenu la note de 4/7 en 2019, 5/7 en 2020 et 6/7 en 2021. Eu égard à leur progression constante et significative, et compte tenu des appréciations littérales de leur hiérarchie relevant leurs nombreuses qualités professionnelles leur permettant d'exercer des fonctions plus importantes, c'est également sans commettre d'erreur manifeste que le ministre a pu inscrire leurs noms sur le tableau d'avancement en litige.

10. En revanche, pour justifier des mérites de M. AR, le ministre de l'intérieur se borne à produire sa notation de l'année 2020, au titre de laquelle l'intéressé a obtenu la note de 5/7, sa hiérarchie relevant alors qu'il n'était pas apte à exercer des fonctions plus importantes. De même, après avoir relevé que M. AE était placé en congé de maladie ordinaire en 2019, le ministre s'est borné à affirmer que son non inscription était justifiée, sans établir par aucune pièce les mérites de l'intéressé, notamment au regard des services accomplis au cours des années 2020 et 2021. Également, s'agissant de Mme AN, en dépit du moyen soulevé par le requérant, le ministre de l'intérieur s'est borné à indiquer que " l'administration transmettra les pièces permettant d'apprécier ses mérites dès qu'elle les aura rassemblés " et n'a produit aucun élément de nature à apprécier ses mérites. Enfin, si le ministre a relevé que Mme BB n'a pas bénéficié de notations au titre des années 2019, 2020 et 2021 au motif qu'elle était détachée syndicale, il n'a toutefois produit aucun autre élément permettant d'apprécier ses mérites. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le ministre a entaché son arrêté d'une erreur manifeste en inscrivant M. AR, M. AE, Mme AN et Mme BB.

11. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le ministre aurait omis de procéder à un examen particulier des candidatures et aurait méconnu le principe d'égalité de traitement entre les fonctionnaires appartenant à un même corps.

En ce qui concerne les arrêtés de nomination :

S'agissant de la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur :

12. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué () ".

13. Il ressort des pièces du dossier que M. Z a sollicité la communication des arrêtés de nomination, non publiés, qu'il attaque le 21 janvier 2023. Le ministre de l'intérieur ne lui ayant pas communiqué ces arrêtés, le requérant justifie de l'impossibilité de les produire. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative doit être écartée.

S'agissant du bien-fondé des conclusions :

14. En premier lieu, si le requérant soutient, sans en disposer, qu'il n'est pas établi que les arrêtés de nomination ont été signés par une autorité compétente, il n'assortit cependant pas ce moyen d'un commencement d'élément permettant de remettre en cause la compétence de l'auteur de ces actes. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté.

15. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 10, M. Z est fondé à demander l'annulation par voie de conséquence des arrêtés de nomination de M. AR, de M. AE, de Mme AN et de Mme BB.

16. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 8 et 9, le moyen tiré de ce que les autres arrêtés de nomination seraient entachés d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. Z est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2022 en tant que M. AR, M. AE, Mme AN et Mme BB ont été inscrits, ainsi que l'annulation des arrêtés de nomination de ces quatre agents.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

18. L'exécution du présent jugement n'implique pas nécessairement que M. Z soit inscrit sur le tableau d'avancement. En revanche, l'exécution du présent jugement implique nécessairement que le ministre de l'intérieur réexamine la candidature de M. Z dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les conclusions à fin de condamnation :

19. Compte tenu de ce qui a été dit au point 10, le requérant est fondé à soutenir que l'illégalité de l'arrêté du 30 septembre 2022 constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat. Toutefois, d'une part, le requérant ne justifie pas de l'existence d'un préjudice matériel, alors au demeurant que son inscription, à la date du présent jugement, ne présente pas un caractère certain. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que l'intéressé aurait subi un préjudice moral à raison de l'illégalité relevée au point 10. Par suite, ses conclusions tendant à la condamnation de l'Etat doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. Z de la somme de 1 500 euros au titre des frais qu'il a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 30 septembre 2022 portant tableau d'avancement au grade de brigadier de police est annulé en tant qu'il comporte les noms de M. AR, de M. AE, de Mme AN et de Mme BB.

Article 2 : Les arrêtés nommant M. AR, M. AE, Mme AN et Mme BB au grade de brigadier de police au titre de l'année 2022 sont annulés.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la candidature de M. Z au titre de l'année 2022 dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera M. Z une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. AG Z, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, à M. BG AW, à M. O AB, à M. D S, à Mme AS BD, à Mme F N, à M. X B, à M. AY C, à Mme J BB, à M. AF AV, à M. X BA, à Mme AA AX, à M. U Q, à M. V E, à Mme AM T, à M. AZ AC, à Mme AH AN, à M. I AD, à Mme AU A, à Mme AQ W, à M. R AO, à M. Y K, à M. BF AI, à M. H AP, à M. AT L, à M. Y AJ, à M. BC AR, à M. G M et à M. P AK.

Délibéré après l'audience du 5 juin 2025 à laquelle siégeaient :

M. Davesne, président,

M. Maréchal, premier conseiller,

M. Tanzarella Hartmann, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2025.

Le rapporteur,

M. MaréchalLe président,

S. DavesneLa greffière,

A. Louart

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions