lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2301523 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 1re Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | SOUSSAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2023, M. D E demande au tribunal:
1°) d'annuler l'arrêté du 21 janvier 2023 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois ;
2°)d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa
situation administrative dans le délai d'un mois à compter de la
notification du jugement à intervenir avec astreinte de 100 euros par jour de retard en
application des dispositions des articles L.911-1 et L.911-3 du code de justice
administrative ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'une semaine à compter de la notification de la décision à intervenir, en application de l'article L.614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative, sous réserve que ce conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et du citoyen ;
- il ne représente pas une menace pour l'ordre public.
En ce qui concerne la décision refusant le délai de départ volontaire :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et du citoyen ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il ne représente pas une menace pour l'ordre public.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et du citoyen.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et du citoyen.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Evgénas, présidente de section, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 22 févier 2023, en présence de Mme Maurice, greffière d'audience :
- le rapport de Mme B ;
- et les observations de Me Soussan, avocat commis d'office pour M. D E.
La clôture de l'instruction ayant été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant algérien né le 17 mars 1992 a présenté une demande de protection internationale auprès de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides qui a été rejetée par une décision du 30 juin 2016. Par un arrêté du 21 janvier 2023, pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un délai de deux ans. Par ailleurs, M. E a été condamné, le 23 janvier 2023, par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d'emprisonnement de 18 mois avec maintien en rétention et à une interdiction du territoire français définitive pour des faits de vol et transport de stupéfiants. Par la présente requête, M. E demande l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 21 janvier 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions :
2. Par un arrêté du 30 décembre 2022 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de police du même jour, le préfet de police a donné à M. A C, adjoint au chef de la division des reconduites à la frontière, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En vertu de l'article L. 211-5 du même code, la motivation doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.
4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise que la demande d'asile de M. E a été rejetée par la décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, du 30 juin 2016. Par ailleurs, l'arrêté indique également que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine et précise, en outre, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. E au respect de sa vie privée et familiale. Il en résulte que l'arrêté contesté est suffisamment motivé en droit et en fait. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'absence d'examen de la situation personnelle de l'intéressé ne peuvent être qu'écartés.
5. En deuxième lieu, le requérant soutient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa présence ne constitue pas une menace à l'ordre public. Toutefois, la décision portant obligation de quitter le territoire français est fondée sur le 4 ° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que M. E s'est vu définitivement refusé la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides par une décision du 30 juin 2016. Le moyen doit dès lors être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Si M. E soutient que la décision attaquée méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé alors que la décision attaquée relève qu'il est célibataire et sans charge de famille en France. Par ailleurs, il est constant qu'il a été condamné, le 23 janvier 2023, par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d'emprisonnement de 18 mois avec maintien en rétention et à une interdiction du territoire français définitive pour des faits de vol et transport de stupéfiants. Il n'est donc pas fondé à soutenir que la décision attaquée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts poursuivis par la mesure ni, pour les mêmes motifs, qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure sur sa situation personnelle. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celui de l'erreur manifeste d'appréciation doivent donc être écartés.
En ce qui concerne la décision refusant le délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En vertu de l'article L. 211-5 du même code, la motivation doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.
8. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les articles L.612-2 à L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise, d'une part qu'il constitue une menace pour l'ordre public en raison d'un signalement pour infraction de vol et d'autre part qu'il existe un risque qu'il puisse se soustraire à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet notamment du fait qu'il ne présente pas de garanties de représentation et qu'il s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement en date du 11 décembre 2017. Il en résulte que l'arrêté contesté est suffisamment motivé en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut être qu'écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. " Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Enfin, selon l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
10. Le requérant soutient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa présence ne constitue pas une menace à l'ordre public. Cependant, le refus de délai de départ volontaire est justifié par le fait que M. E s'est soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet le 11 décembre 2017 et qu'il n'a pas exécutée. Par suite, le préfet de police pouvait légalement, sur ce seul motif, prononcer une obligation de quitter le territoire français sans délai sur le fondement des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En tout état de cause, il est constant que le requérant a été condamné le 23 janvier 2023 par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d'emprisonnement délictuel de 18 mois avec maintien en détention et à une interdiction du territoire français définitive pour des faits de vol et transport non autorisé de stupéfiants et détention non autorisée de stupéfiants et acquisition non autorisée de stupéfiants. Il ressort également des pièces du dossier que M. E a été signalé par les services de police pour des faits de vols commis le 28 décembre 2022. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de police aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
11. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être également écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En vertu de l'article L. 211-5 du même code, la motivation doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations deuxième droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.
13. La décision attaquée, vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relève que M. E n'établit pas être exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'insuffisance de motivation.
14. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en tout état de cause, être écarté.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. Si M. E soutient que la décision attaquée méconnaît les stipulations précitées, ce moyen n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Il doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
17. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En vertu de l'article L. 211-5 du même code, la motivation doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.
18. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les articles L612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise que M. E fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire. En outre, il justifie la durée de l'interdiction par la menace à l'ordre public que représente M. E, l'insuffisance des liens dont il peut se prévaloir avec la France ainsi que par la circonstance qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement à laquelle il s'est soustrait le 11 décembre 2017. Il en résulte que l'arrêté contesté est suffisamment motivé en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut être qu'écarté.
19. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 21 janvier 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées ainsi que celles présentées sur le fondement des articles L. 761 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.
La magistrate désignée,
J. EVGENASLa greffière,
A. MAURICE
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026