lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2301528 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 1re Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | ORMILLIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 24 janvier 2023, le président du tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal administratif de Paris la requête présentée par M. A C.
Par cette requête, enregistrée le 25 janvier 2023, M. A C, représenté par Me François Ormillien, demande au tribunal:
1°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétent;
- elle n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation concernant la menace pour l'ordre public que constitue son comportement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation du fait de l'absence de la prise en compte de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant le délai de départ volontaire et la décision portant interdiction de retour:
- la décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- il justifie de garanties de représentation et d'une situation familiale et professionnelle stable ;
- la décision attaquée méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle est d'une durée excessive au regard de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Evgénas, présidente de section, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, tenue le 22 février 2023, en présence de Mme Maurice, greffière d'audience, le rapport de Mme B.
La clôture de l'instruction ayant été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 8 janvier 1992, est entré en France en dernier lieu en 2018 selon ses indications. Par un arrêté du 22 janvier 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de 24 mois. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cet arrêté.
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. Par un arrêté n° 2023-0028 du 11 janvier 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Saint-Denis du même jour, le préfet de Seine-Saint-Denis a donné à M. D E, adjoint au chef du bureau de l'éloignement, délégation à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En vertu de l'article L. 211-5 du même code, la motivation doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.
4. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; / (). ".
5. En l'espèce, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise que M. C a bénéficié d'un visa de court séjour valable jusqu'au 9 mars 2015 et qu'il ne justifie pas être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Par ailleurs, l'arrêté indique également que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine et précise, en outre, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale. Il en résulte que l'arrêté contesté est suffisamment motivé en droit et en fait. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de situation personnelle de l'intéressé ne peuvent être qu'écartés.
6. Par ailleurs, le requérant soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de fondement légal dans la mesure où, contrairement à ce qu'elle mentionne, il est entré régulièrement en France et justifie d'un visa Schengen valable du 20 avril au 20 mai 2018 et que, par suite, les dispositions du 1° de l'article
L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne lui étaient pas applicables.
7. Lorsqu'il constate toutefois que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prise. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier.
8. En l'espèce, si le requérant soutient être entré régulièrement en France et justifie d'un visa Schengen valable du 20 avril au 20 mai 2018, il ressort des pièces du dossier que le visa Schengen, qu'il s'est vu délivrer était expiré depuis le 20 mai 2018. Ainsi à date de la décision contestée, le requérant était titulaire d'un visa déjà expiré et n'était pas titulaire d'un titre de séjour. Par suite, la décision contestée est susceptible de trouver son fondement légal dans les dispositions précitées du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui peuvent être substituées à celles du 1° dès lors, d'une part, que le requérant se trouvait, à la date de la décision contestée, dans la situation où en application des dispositions précitées du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet pouvait l'obliger à quitter le territoire français, d'autre part, que cette substitution de base légale n'a pour effet de le priver d'aucune garantie et, enfin, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions. Le moyen tiré du défaut de base légale doit donc être également écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
10. Si M. C justifie de visas Schengen délivrés entre 2014 et 2018, il ne justifie pas d'une résidence habituelle en France au titre de cette période. S'il justifie exercer l'activité de chauffeur-livreur, en produisant notamment un contrat à durée indéterminé, conclu le 9 février 2021, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il est sans charge de famille en France et que s'il allègue s'être récemment marié avec une ressortissante française, il ne produit aucun élément probant à l'appui de ses allégations. Par ailleurs, M. C se prévaut de la présence en France de sa tante et de deux de ses cousins, cependant l'intéressé n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-deux ans. Par ailleurs, il est constant qu'il a fait l'objet le 17 janvier 2023 d'une interpellation pour des faits de conduite sans permis et sous stupéfiant. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts poursuivis par la mesure ni, pour les mêmes motifs, qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure sur sa situation personnelle. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celui de l'erreur manifeste d'appréciation doivent donc être écartés.
En ce qui concerne la décision refusant le délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En vertu de l'article L. 211-5 du même code, la motivation doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.
12. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les articles L.612-2 à L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise, d'une part qu'il constitue une menace pour l'ordre public du fait de plusieurs interpellations dont il a fait l'objet notamment pour des faits de vol, de conduite d'un véhicule sans permis et de détention de faux documents administratifs et d'autre part qu'il existe un risque qu'il puisse se soustraire à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet notamment en raison de ce qu'il ne présente pas de garanties de représentation et qu'il s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement en date du 17 janvier 2022. Il en résulte que l'arrêté contesté est suffisamment motivé en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut être qu'écarté.
13. En deuxième lieu , aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants: 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. "
14. Le requérant soutient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa présence ne constitue pas une menace à l'ordre public, qu'il présente des garanties suffisantes et que la décision refusant le délai de départ volontaire porte une atteinte excessive à sa situation familiale. Toutefois, ainsi qu'il vient d'être dit, M. C s'est déjà soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire français édictée le 17 janvier 2022 par le préfet de la Marne. Par ailleurs, il est constant qu'il a fait l'objet le 17 janvier 2023 d'une interpellation pour des faits de conduite sans permis et sous stupéfiant. Le préfet fait également valoir sans être contesté que le requérant est connu au fichier des antécédents judiciaires pour des faits de vol simple, la conduite d'un véhicule sans permis et la détention de faux documents administratifs. Si le requérant invoque sa vie privée et familiale, il ne donne aucune justification sur l'intensité et la réalité des liens privés et familiaux qu'il dit avoir en France. Dans ces conditions, le préfet pouvait valablement décider de ne pas lui accorder de délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Il ressort de ces dispositions que l'autorité compétente, en l'absence de circonstance humanitaire, doit, pour fixer la durée de l'interdiction de retour qu'elle entend prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit, d'une part, comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs et, d'autre part, attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger et de faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
16. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a visé les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rappelé les éléments qu'il jugeait pertinents au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 en indiquant que le requérant représente une menace pour l'ordre public au regard des faits de de conduite sans permis et sous stupéfiant. Le préfet fait également valoir sans être contesté que le requérant est connu au fichier des antécédents judiciaires pour des faits de vol simple, la conduite d'un véhicule sans permis et la détention de faux documents administratifs et ajoute qu'il ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens avec la France et qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement à laquelle il s'est soustrait. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait.
17. Par ailleurs, pour fixer à 24 mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français opposée à M. C , le préfet de police s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, qu'il a fait l'objet le 17 janvier 2023 d'une interpellation pour des faits de conduite sans permis et sous stupéfiant et qu'il est connu au fichier des antécédents judiciaires pour des faits de vol simple, la conduite d'un véhicule sans permis et la détention de faux documents administratifs. Par ailleurs, il séjourne en France depuis mai 2018 et ne justifie pas de l'ancienneté de liens familiaux. Dans ces conditions, alors que M. C ne donne aucune justification sur les liens familiaux qu'il dit avoir en France, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation et celui tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 janvier 2023 du Préfet de la Seine-Saint-Denis. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées dès lors que l'Etat n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. C est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. A C, et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.
La magistrate désignée,
J. EVGENAS La greffière,
A. MAURICE
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 /2-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026