mercredi 3 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2302226 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Section 8 - Chambre 1 |
| Avocat requérant | SEILLER |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 31 janvier 2023, enregistrée le 1er février 2023 au greffe du tribunal, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal la requête de M. A C.
Par une requête enregistrée le 27 janvier 2023 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, M. C, représenté par Me Seiller, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer le cas échéant une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros à Me Seiller, son avocate, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle, ou, à son bénéfice dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ne mentionne pas la durée ;
- elle est " disproportionnée ".
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2023, le préfet des Hauts-de-Seine, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- et les observations de Me Seiller, avocate de M. C, présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant ivoirien né le 23 avril 1982 et entré en France en 2016 selon ses déclarations, a fait l'objet d'un arrêté du 14 décembre 2021, qui lui a été notifié le 20 décembre 2021, par lequel le préfet de police de Paris a rejeté sa demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné à l'issue de ce délai. Par un arrêté du 26 janvier 2023, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et indique également, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé pour obliger M. C à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. C avant de l'obliger à quitter le territoire français, la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas certains faits, et en particulier ceux relatifs à son état de santé, n'étant pas, en l'espèce, de nature à établir un défaut d'examen
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du certificat médical établi le 29 avril 2022 par le psychiatre qui le suit, que M. C souffre d'un trouble délirant secondaire à un stress post-traumatique qui peut évoluer vers une schizophrénie et bénéficie à ce titre d'un traitement médical à base de Lansoprazole 30mg, d'Haldol decanoas 50mg et de Paroxetine Deroxat 20mg, ainsi que de consultations psychiatriques régulières avec un psychiatre de l'hôpital Robert Ballanger. Il a par ailleurs fait l'objet d'hospitalisations d'urgence du 28 novembre au 8 décembre 2020, du 16 février au 12 mars 2021 et du 4 au 31 mars 2022 en raison de ses troubles. S'il allègue qu'il ne pourrait bénéficier d'une prise en charge médicale appropriée en Côte d'Ivoire, d'une part, il n'apporte aucun élément de nature à l'établir, dès lors que les certificats médicaux qu'il produit, et notamment celui établi le 29 avril 2022, ne prennent pas parti explicitement sur ce point. D'autre part, le collège de médecins de l'OFII dans son avis du 29 septembre 2021 au vu duquel le préfet de police avait rejeté sa demande de titre de séjour pour des motifs médicaux a estimé au contraire qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine vers lequel il pouvait voyager sans risque. Par ailleurs, et en tout état de cause, il résulte du certificat médical du 29 avril 2022 que les troubles psychiatriques dont il souffre sont liés à un stress post-traumatique consécutif à des évènements qu'il a vécu durant son parcours migratoire, et non dans son pays d'origine. Par suite, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles doivent être regardées comme invoquées, en obligeant M. C à quitter le territoire français.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. M. C se prévaut de sa durée de présence en France depuis le mois de novembre 2016, de la présence de son frère et de sa sœur, de son insertion professionnelle, de son engagement associatif et des liens noués avec l'équipe médicale qui le prend en charge. Toutefois, à supposer même qu'il réside en France depuis 2016, il a vécu jusqu'à l'âge de trente-quatre ans dans son pays d'origine, il est célibataire sans charge de famille, son enfant d'un peu plus d'un an n'étant pas à sa charge selon ses déclarations, et il ne justifie pas, au demeurant, de l'activité de manutentionnaire qu'il aurait eue pendant deux ans. Par ailleurs, il n'allègue pas être démuni d'attaches en Côte d'Ivoire. Dès lors, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en dépit du suivi médical dont il bénéficie en France et de son investissement bénévole au sein de l'association " Les Restaurants du cœur ", en obligeant M. C à quitter le territoire français, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'il a poursuivis. Il n'a donc pas violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas davantage commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
S'agissant de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise l'article L. 612-2, dont il rappelle les termes du 3° relatifs au risque qu'un étranger se soustraie à une obligation de quitter le territoire français, mentionne les dispositions du 4° de l'article L. 612-3 du même code, et fait état de la soustraction de M. C à une précédente mesure d'éloignement ainsi que de son intention de ne pas se conformer à une mesure d'éloignement, tout en faisant d'ailleurs état de l'absence de circonstance particulière, comportant ainsi les circonstances de droit et de fait qui fondent la décision de refus de délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
9. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. C avant de refuser de lui accorder un délai de départ volontaire, la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas certains faits, et en particulier ceux relatifs à son état de santé, n'étant pas, en l'espèce, de nature à établir un défaut d'examen.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; (). ".
11. Pour refuser d'accorder à M. C un délai de départ volontaire, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur la circonstance qu'il existait un risque qu'il se soustraie à la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il avait déclaré aux services de police qu'il n'envisageait pas un retour dans son pays d'origine et qu'il s'était soustrait à une précédente mesure d'éloignement qui lui avait été notifiée en " 2020 ", sans qu'aucune " circonstance particulière " ne justifie son maintien irrégulier sur le territoire. La seule circonstance alléguée par M. C qu'il souffre d'une pathologie psychiatrique et qu'il fasse l'objet d'un suivi médical à ce titre ainsi qu'il a été précisé au point 5 n'est pas, par elle-même, de nature à établir que le préfet des Hauts-de-Seine, en refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. C a commis une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu notamment de la soustraction de l'intéressé à une précédente mesure d'éloignement.
12. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été exposé au point 7, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, en refusant d'accorder à M. C un délai de départ volontaire, a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'il a poursuivis en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 12, et de ce que le requérant ne présente aucun autre moyen à ce titre, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire doit être écarté.
Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / (). ". Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour fixer la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français sans délai, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
15. En premier lieu, si l'arrêté indique que l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. C est édictée pour une durée de " des ans ", il précise toutefois dans ses motifs que " la durée de l'interdiction de retour de deux ans ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au regard de sa vie privée et familiale ". Dès lors, cette simple erreur de plume est sans incidence sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français qui a été prise pour une durée de deux ans.
16. En second lieu, compte tenu de la présence en France de M. C depuis environ six ans à la date de l'arrêté, de son absence de lien sur le territoire ainsi qu'il a été dit au point 7 et de sa soustraction à une précédente mesure d'éloignement du 14 décembre 2021 et à laquelle il a reconnu ne pas s'être conformé lors de son audition par les services de police, et quand bien même il ne représente pas une menace pour l'ordre public, exerce une activité bénévole dans une association caritative et bénéficie d'un suivi médical en France, le préfet des Hauts-de-Seine, qui a expressément écarté l'existence de circonstance humanitaire particulière et avait refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire à l'intéressé, n'a pas fait une inexacte application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prenant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet des Hauts-de-Seine et à Me Seiller.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Delesalle, président ;
- M. Marik-Descoings, première conseillère ;
- M. Matalon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mai 2023.
Le président-rapporteur,
H. B
L'assesseure la plus ancienne,
N. Marik-DescoingsLa greffière,
A. Depousier
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026