LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2302235

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2302235

vendredi 6 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2302235
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B E, brigadier-chef de police, qui contestait son absence du tableau d'avancement au grade de major de police pour 2022. Le requérant invoquait une rupture d'égalité et une erreur manifeste d'appréciation, estimant ses mérites et son ancienneté supérieurs à ceux d'agents promus. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre de l'intérieur, mais a jugé que les moyens soulevés par M. E n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2022 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux. Les textes appliqués incluent l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et les décrets n° 95-654, 2010-888 et 2021-1249.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er février 2023, M. B E demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté le recours gracieux qu'il avait formé par courrier du 25 novembre 2022 à l'encontre du tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de le promouvoir au grade de major de police au titre de l'année 2022 sur le poste de la circonscription de sécurité publique (CSP) Fréjus-Saint Raphaël ou de la CSP Draguignan.

Il soutient que l'arrêté portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 est entaché d'une rupture d'égalité entre les agents promouvables et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ses mérites professionnels et son ancienneté sont supérieurs à ceux de plusieurs agents promus, en particulier MM. Citrini, Corporeau et C et Mmes A et D.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2025, le ministre de l'intérieur, représenté par Me Dubois, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions à fin d'annulation des arrêtés individuels de nomination sont irrecevables en application des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative dès lors que le requérant ne les produit pas ;

- les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 sont irrecevables dès lors que l'indivisibilité du tableau d'avancement fait obstacle à son annulation en tant que le requérant n'y figure pas ;

- en tout état de cause, les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 19 février 2025, la clôture de l'instruction a, en dernier lieu, été fixée au 7 mars 2025.

Un mémoire présenté par M. E a été enregistré le 28 mars 2025 et n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 ;

- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;

- le décret n° 2021-1249 du 29 septembre 2021 ;

- l'arrêté du 1er août 2022 fixant les taux de promotion dans le corps d'encadrement et d'application de la police nationale du ministère de l'intérieur pour l'année 2022 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lamarche, première conseillère,

- les conclusions de Mme Kanté, rapporteure publique,

- et les observations de Me Cailleux, pour le ministre de l'intérieur.

Une note en délibéré, présentée pour le ministre de l'intérieur, a été enregistrée le 13 mai 2025.

Considérant ce qui suit :

1. M. B E, brigadier-chef de police depuis le 1er janvier 2012 qui exerce ses fonctions au sein de la circonscription de sécurité publique (CSP) de Fréjus Saint-Raphaël (83), a sollicité son inscription sur le tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022. Par un arrêté du 30 septembre 2022 le ministre de l'intérieur a établi ce tableau d'avancement et n'a pas inscrit M. E. Par un courrier daté du 25 novembre 2022, l'intéressé a formé un recours administratif à l'encontre de ce refus d'inscription sur lequel le silence gardé par le ministre de l'intérieur a fait naître une décision implicite de rejet. Par sa requête, M. E doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. En premier lieu, si le ministre de l'intérieur soutient que les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés individuels d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 sont irrecevables faute pour M. E de produire ces arrêtés ou d'apporter la preuve qu'il était dans l'impossibilité de le faire, le requérant ne sollicite toutefois l'annulation d'aucun arrêté individuel de nomination. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative ne peut qu'être écartée.

3. En second lieu, contrairement à ce que soutient le ministre de l'intérieur, M. E demande l'annulation du tableau d'avancement dans son ensemble et non seulement en tant qu'il n'y figure pas. Dès lors, la fin de non-recevoir tirée du caractère indivisible de ce tableau doit être écartée.

En ce qui concerne la légalité de l'arrête du 30 septembre 2022 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 :

4. Aux termes de l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique : " L'avancement de grade a lieu, sauf pour les emplois laissés à la décision du Gouvernement, selon les proportions définies par les statuts particuliers des corps ou cadres d'emplois, suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : / 1° Au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des fonctionnaires. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité chargée d'établir le tableau annuel d'avancement tient compte des lignes directrices de gestion prévues au chapitre III du titre Ier du livre IV. / Il est tenu compte de la situation respective des femmes et des hommes dans les corps et grades concernés, dans le cadre des lignes directrices de gestion prévues au chapitre III du titre Ier du livre IV. / Le tableau annuel d'avancement précise la part respective des femmes et des hommes dans le vivier des agents promouvables et celle parmi les fonctionnaires inscrits à ce tableau qui sont susceptibles d'être promus en exécution de celui-ci ; () " Aux termes de l'article L. 522-19 du même code : " Les décrets portant statut particulier des corps de la fonction publique de l'Etat fixent les principes et les modalités de nomination au grade d'avancement, notamment les conditions de grade et d'échelon requises pour participer à la sélection professionnelle. ".

5. Aux termes de l'article 12 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat : " Le tableau d'avancement prévu à l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée est préparé, chaque année, par l'administration en tenant compte notamment : / 1° Des comptes rendus d'entretiens professionnels ou des notations pour les agents soumis au régime de la notation ;/ 2° Des propositions motivées formulées par les chefs de service, notamment au regard des acquis de l'expérience professionnelle des agents au cours de leur carrière ; () ". L'article 13 du même décret précise : " Les fonctionnaires sont inscrits au tableau par ordre de mérite. Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l'ancienneté dans le grade. " Par ailleurs, l'article 17 du décret du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale, dans sa version applicable au litige dispose : " Pour l'établissement du tableau d'avancement de grade, il est procédé à un examen approfondi de la valeur professionnelle des agents susceptibles d'être promus compte tenu des notes obtenues par les intéressés, des propositions motivées formulées par les chefs de service et de l'appréciation portée sur leur manière de servir. Cette appréciation prend en compte les difficultés des emplois occupés et les responsabilités particulières qui s'y attachent ainsi que, le cas échéant, les actions de formation continue suivies ou dispensées par le fonctionnaire et l'ancienneté. "

6. D'une part, les fonctionnaires, même s'ils remplissent les conditions statutaires requises pour bénéficier d'une promotion au choix, ne détiennent aucun droit à être inscrits sur un tableau d'avancement. D'autre part, le juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un recours tendant à l'annulation d'un arrêté portant inscription au tableau d'avancement et nomination dans un grade supérieur, ne peut se borner, dans le cadre de son contrôle restreint, à apprécier la valeur professionnelle d'un candidat écarté, et doit analyser les mérites comparés de cet agent et de ceux des autres agents candidats à ce même grade. Il lui appartient de former sa conviction sur les points en litige au vu des éléments versés au dossier par les parties.

7. M. E soutient que son ancienneté et ses mérites professionnels sont supérieurs à ceux de MM. Citrini, Corporeau et C et Mmes A et D.

8. Il ressort des pièces du dossier que M. E, promu brigadier-chef le 1er janvier 2012, exerce les fonctions d'adjoint au chef de la brigade anti criminalité (BAC) et de responsable de l'unité BAC mixte au sein de la circonscription de sécurité publique (CSP) de Fréjus-Saint-Raphaël (83). Il a obtenu la note de 6 en 2019 et 2020 et 7 en 2021. Depuis 2020, il est considéré immédiatement apte à occuper des fonctions plus importantes. En 2019, son évaluateur souligne son " activité fournie et de qualité " ainsi que sa gestion des personnels qui " permet d'en tirer le meilleur ". En 2020, sa hiérarchie le qualifie d'" élément de valeur qui [lui] permet d'être sûre en toute circonstance que la mission sera réalisée ", relève son " activité supérieure " ainsi que son professionnalisme qui lui permet " d'apporter une solution à toute difficulté et fait en sorte que le groupe BAC mixte dont il est le responsable en ressorte grandi ". En 2021, son compte-rendu d'entretien professionnel valorise à nouveau son travail " toujours supérieur " qui " contribue activement aux résultats " ainsi que les " énormes " qualités qu'il apporte au groupe.

S'agissant de l'inscription de MM. Citrini et Corporeau et Mmes A et D :

9. Il ressort des pièces du dossier que MM. Citrini et Corporeau et Mme A justifient de notations chiffrées identiques à celles de M. E au titre des années de référence et d'appréciations littérales comparables ou plus positives. Si Mme D a obtenu une note inférieure d'un point à celle du requérant en 2020, son compte-rendu d'entretien professionnel de l'année 2021 est particulièrement élogieux, le supérieur hiérarchique de son évaluateur affirmant que " le passage au grade supérieur s'impose ". En outre, il ne ressort d'aucune de ces pièces, compte tenu des qualités professionnelles manifestées par ces agents dans l'accomplissement des missions qui leur sont confiées, évalués, entre autres, au regard de la diversité de leurs expériences professionnelles, de la nature des missions exercées, des difficultés inhérentes aux postes occupés et de leur niveau de responsabilités ainsi que, le cas échéant, de l'aptitude des intéressés à diriger une équipe, que le ministre de l'intérieur aurait entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux mérites respectifs que présentaient les candidatures de MM. Citrini et Corporeau, Mmes A et D et de M. E, ni méconnu le principe d'égalité de traitement entre les agents.

S'agissant de l'inscription de M. C :

10. Il ressort des pièces du dossier que M. C, promu brigadier-chef le 2 octobre 2004, exerce les fonctions d'adjoint à la cheffe de brigade de l'unité d'appui et d'assistance judiciaire (UAAJ) de la CSP de Draguignan (83) au titre desquelles il encadre huit agents. Il a obtenu les notes de 4 en 2019 et 2020 et 5 en 2021. Son évaluateur indique, en 2019, qu'ayant repris le service après une longue période d'arrêt maladie, il a été place en position d'" IVP ", c'est-à-dire d'" interdit de voie publique " pour cause d'inaptitude et s'est vu confier la mission de chef de poste au petit dépôt, " traditionnellement dévolue à un gardien de la paix ", pour laquelle son sérieux mérite des encouragements. Si les appréciations obtenues les années suivantes témoignent des progrès accomplis et que son compte-rendu d'entretien professionnel de l'année 2021 valorise en particulier " son implication et sa vision managériale " qui ont contribué à une réorganisation de la BAAJ [brigade d'aide et d'assistance judiciaire], son aptitude à occuper des fonctions plus importantes est toutefois considérée " sans objet " depuis 2019.

11. Dans ces conditions, M. E est fondé à soutenir que le ministre de l'intérieur a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs mérites respectifs en préférant la candidature de M. C à la sienne.

12. Il résulte de l'ensemble ce qui précède que l'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 30 septembre 2022 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 doit être annulé en tant qu'il comporte le nom de M. C, ainsi que, dans les mêmes conditions, la décision implicite de rejet du recours gracieux formé par M. E.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. L'exécution du présent jugement n'implique pas nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de procéder à la nomination du requérant au grade de major de police dès lors que celui-ci ne peut se prévaloir d'un droit à être nommé à un grade supérieur ou d'être inscrit sur un tableau d'avancement. En revanche, il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réexaminer la candidature de M. E au titre de l'année 2022, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 30 septembre 2022 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 et la décision implicite de rejet du recours gracieux formé par M. E sont annulés en tant qu'ils comportent le nom de M. F C.

Article 2 : Il est enjoint au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur de réexaminer la candidature de M. E à l'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2022 dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 7 mai 2025 à laquelle siégeaient :

M. Davesne, président,

Mme Lamarche, première conseillère,

M. Tanzarella Hartmann, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2025.

La rapporteure,

M. LamarcheLe président,

S. Davesne

La greffière,

V. Lagrède

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions