LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2303096

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2303096

mardi 28 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2303096
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantOSBORNE CLARKE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 février 2023, la société Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions, représentées par Me Le Mière, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner à la société Motorail de libérer sans délai l'emplacement occupé en gare de Paris Gare de Lyon, côté rue de Bercy ainsi que tout éventuel occupant de son fait, et de retirer à ses frais l'ensemble des éléments et biens meubles s'y trouvant ;

2°) de prononcer une astreinte définitive de 1 500 euros par jour de retard à compter de la notification, ou de la signification, de la décision à intervenir ;

3°) d'ordonner, que faute de libération de l'emplacement, elles pourront requérir le concours de la force publique pour procéder à son expulsion passé un délai maximal de huit jours à compter de la notification ou de la signification de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de la société Motorail la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à leur verser conjointement.

Elles soutiennent que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que l'occupation irrégulière des lieux fait obstacle à l'exécution des travaux de réaménagement de la gare de Lyon et de ses abords, et notamment ceux relatifs à la rue de Bercy ; l'emplacement occupé par la société Motorail doit accueillir le centre d'intervention pompier et le centre de sécurité incendie de la RATP ;

- la société Motorail bénéficiait d'une convention d'occupation domaniale qui expirait le 31 décembre 2022 ; il n'existe pas de contestation sérieuse, la société se maintenant dans les lieux illégalement.

La communication de la requête a été effectuée à la société Motorail, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Le Roux, vice-présidente de la 4ème section, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Roux, juge des référés ;

- les observations de Me Jovanovic, représentant la société Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions et de M. A, représentant la société Motorail.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. la société Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et sous astreinte, l'expulsion de la société Motorail et de tout occupant de son chef, de l'emplacement d'une superficie totale de 222 m² à Paris Gare de Lyon, situé au niveau 0 - côté rue de Bercy que la société Motorail occupe sans droit ni titre.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision. ".

3. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de ces dispositions, d'une demande d'expulsion d'un occupant du domaine public, il lui appartient de rechercher si, à la date à laquelle il statue, cette demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse. S'agissant de cette dernière condition, dans le cas où la demande d'expulsion fait suite à la décision du gestionnaire du domaine de retirer ou de refuser de renouveler le titre dont bénéficiait l'occupant et où, alors que cette décision exécutoire n'est pas devenue définitive, l'occupant en conteste devant lui la validité, le juge des référés doit rechercher si, compte tenu tant de la nature que du bien-fondé des moyens ainsi soulevés à l'encontre de cette décision, la demande d'expulsion doit être regardée comme se heurtant à une contestation sérieuse.

4. D'une part, il n'est pas contesté que la société Motorail n'est plus titulaire d'aucun titre l'autorisant à occuper l'emplacement d'une superficie totale de 222 m² à Paris Gare de Lyon, situé au niveau 0 - côté rue de Bercy depuis le 1erer janvier 2023, date à laquelle est arrivée à échéance l'autorisation d'occupation du domaine public prenant effet le 1er janvier 2022, qui ne prévoit aucune clause de reconduction tacite. La mesure d'expulsion ne se heurte, dès lors, à aucune contestation sérieuse.

5. D'autre part, le maintien sur les lieux de la société Motorail fait obstacle à ce que

les travaux de réaménagement de la gare de Lyon et de ses abords, et notamment ceux relatifs à la rue de Bercy soient exécutés suivant un calendrier établi en décembre 2022 s'échelonnant au cours de l'année 2023. Si la société Motorail a mis en doute, à l'audience, ce calendrier, les pièces qu'elles a produites ne permettent pas de remettre l'imminence des travaux. Dans ces conditions, tant l'urgence que l'utilité de la mesure d'expulsion demandée par les sociétés requérantes sont justifiées.

6. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la société Motorail, de libérer, sans délai l'emplacement d'une superficie totale de 222 m² à Paris Gare de Lyon, situé au niveau 0 - côté rue de Bercy ainsi qu'à celle de tous occupants de son chef, aux frais, risques et périls de l'intéressée. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer une astreinte.

Sur les conclusions tendant à autoriser les sociétés requérantes à requérir le concours de la force publique pour procéder à son expulsion :

7. Il n'entre pas dans l'office du juge administratif d'autoriser les sociétés requérantes à demander le concours d'un serrurier ou de la force publique pour l'exécution de la présente ordonnance. Ces conclusions présentées par les sociétés Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions doivent donc être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des sociétés Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à la société Motorail de libérer, sans délai l'emplacement d'une superficie totale de 222 m² à Paris Gare de Lyon, situé au niveau 0 - côté rue de Bercy, ainsi qu'à celle de tous occupants de son chef, aux frais, risques et périls de l'intéressée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête des sociétés Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés Retail et Connexions et SNCF Gares et Connexions et à la société Motorail.

Fait à Paris, le 28 février 2023.

Le juge des référés,

M-O. LE ROUX La greffière,

I. SZYMANSKI

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions