mardi 21 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2305316 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 mars 2023, M. N'Da Samuel A, retenu au centre de rétention administrative de Paris, demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 11 mars 2023 par lesquels le préfet de police, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné, d'autre part, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois et a procédé à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- cette décision est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet de police a communiqué les pièces de la procédure le 17 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations orales de Me Anwar, avocat commis d'office représentant M. A, qui maintient les conclusions et les moyens de la requête et relève la vulnérabilité psychologique du requérant s'agissant de son maintien en rétention administrative,
- et les observations de Me Floret, avocate du préfet de police, qui conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés et qu'il n'appartient pas au tribunal administratif de se prononcer sur la compatibilité de l'état de santé de l'intéressé avec son maintien en rétention administrative.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant ivoirien né le 1er janvier 1998, est entré en France, selon ses déclarations au mois de novembre 2018. Le 8 mars 2023, il a été interpellé pour des faits de port d'arme prohibé de catégorie D2, menaces de mort réitérées et dégradations volontaires de biens privés. Par deux arrêtés du 11 mars 2023, le préfet de police, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné, d'autre part, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trente-six mois. M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, commun aux décisions attaquées :
2. Les décisions attaquées sont signées par Mme C, attachée d'administration de l'Etat, adjointe au chef de la division des reconduites à la frontière, qui bénéficie d'une délégation à cet effet, en vertu d'un arrêté n° 2023-00059 du 23 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris n° 75-2023-056 du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ".
4. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment le 4° de l'article L. 611-1 précité et indique que la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à M. A par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 16 décembre 2019, notifiée le 23 décembre 2019, puis par la Cour nationale du droit d'asile par une décision du 12 octobre 2021, notifiée le 18 octobre 2021. Elle précise que l'intéressé, qui n'est pas titulaire d'un titre de séjour ou d'un document provisoire de séjour, et ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, elle ajoute qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale dans la mesure où il se déclare célibataire et sans enfant à charge. Par suite, cette décision, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a examiné la situation du requérant avant de lui faire obligation de quitter le territoire français.
6. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A, dont la demande d'asile a été rejetée, a été interpellé pour des faits de dégradation d'un bien appartenant à autrui, en l'occurrence le local d'une association, menaces de mort réitérées proférées contre le personnel de cette association et port d'une arme prohibée, alors que son comportement avait déjà été signalé aux services de police aux mois de novembre 2020, octobre 2022 et février 2023 pour des faits de menace de mort ou d'atteinte aux biens commise à l'encontre d'une personne chargée d'une mission de service public, dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, violation de domicile, rébellion et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D. En outre, il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal d'audition du 10 mars 2023, que le requérant est célibataire, sans enfant à charge, sans domicile fixe et sans profession. Dans ces conditions, il n'est, en tout état de cause, pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
8. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment les articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 précités. Elle indique, premièrement, que le comportement de l'intéressé, qui a été signalé par les services de police le 8 mars 2023 pour des faits de port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D, menace de mort réitérée, dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui et menace réitérée de crime contre les personnes, constitue une menace pour l'ordre public. Deuxièmement, la décision retient qu'il existe un risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français dans la mesure où, d'une part, l'intéressé s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement du 8 novembre 2021, d'autre part, il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes en l'absence de documents d'identité ou de voyage en cours de validité et d'une résidence effective et permanente en France. Enfin, la décision précise qu'aucune circonstance particulière de nature à remettre en cause la réalité du risque de fuite ne ressort des allégations de l'intéressé ni de l'examen de sa situation. Par suite, cette décision, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée.
9. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a examiné la situation particulière du requérant avant de refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.
10. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 6 du présent jugement, il ressort des pièces du dossier que M. A a été interpellé pour des faits de dégradation d'un bien appartenant à autrui, en l'occurrence le local d'une association, menaces de mort réitérées proférées contre le personnel de cette association et port d'une arme prohibée, alors que son comportement avait déjà été signalé aux services de police aux mois de novembre 2020, octobre 2022 et février 2023 pour des faits de menace de mort ou d'atteinte aux biens commise à l'encontre d'une personne chargée d'une mission de service public, dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, violation de domicile, rébellion et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D. En outre, il est constant qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Hérault le 8 novembre 2021. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le requérant a déclaré lors de son audition être sans domicile et dépourvu de documents d'identité. Par suite, il n'est, en tout état de cause, pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation ou d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
11. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
12. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise notamment l'article L. 721-4 précité, indique que M. A, de nationalité ivoirienne et dont la demande d'asile a été rejetée, n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme en cas de retour dans son pays d'origine ou dans son pays de résidence habituelle où il est effectivement réadmissible. Par suite, cette décision est suffisamment motivée.
13. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a examiné la situation particulière du requérant avant de fixer le pays à destination duquel il pourra être éloigné.
14. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, il est constant que la demande de protection internationale présentée par M. A a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile. En outre, le requérant n'apporte aucun élément ni même aucune précision sur les risques qu'il estime encourir en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, il n'est, en tout état de cause, pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
16. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai du 11 mars 2023 dont l'intéressé fait l'objet. Elle indique, d'une part, que son comportement représente une menace pour l'ordre public, d'autre part, qu'il allègue être entré sur le territoire le 16 novembre 2018 mais qu'il ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France, se déclarant célibataire et sans enfant à charge, enfin qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement du 8 novembre 2021 à laquelle il s'est soustrait. Par suite, cette décision, qui mentionne les éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois a été prise, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde.
17. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de police a examiné la situation de M. A avant de prononcer une interdiction de retour d'une durée de trente-six mois.
18. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit aux points 6 et 10 du présent jugement, il ressort des pièces du dossier que le comportement de M. A, qui s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, a été signalé à plusieurs reprises et de façon récente pour des faits de dégradation de biens, menaces de mort réitérées et port d'une arme prohibée. En outre, M. A, qui est célibataire, sans charge de famille, sans emploi et sans domicile, a indiqué être dépourvu d'attaches familiales en France. Dans ces conditions, le requérant n'est, en tout état de cause, pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation ou d'une erreur manifeste d'appréciation.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet de police du 11 mars 2023.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. N'Da Samuel A et au préfet de police.
Jugement lu en audience publique le 21 mars 2023.
La magistrate désignée,
E. BLa greffière,
A. DEPOUSIER
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026