vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2306167 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BLANC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mars 2023, Mme A C, représentée par Me Blanc, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 3 février 2023 par laquelle le préfet de police a classé sans suite sa demande de titre de séjour en qualité de parente d'enfant français ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé lui permettant de travailler, dans le délai de 3 jours à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que
Sur l'urgence :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que mère d'un enfant français, né en 2017, à l'entretien et à l'éducation duquel elle pourvoit, elle se trouve dans une situation de précarité administrative, matérielle et financière.
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a méconnu l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que son dossier de demande de titre de séjour était complet ;
- elle a méconnu l'article L. 423-7 et suivant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle remplissait les conditions pour se voir délivrer le titre de séjour sollicité ;
- elle a méconnu l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2023, le préfet de police conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, au non-lieu à statuer.
Il soutient que Mme B est convoquée le 5 avril 2023 à 10h40 pour le dépôt d'un dossier complet et la remise d'un récépissé.
Par un mémoire, enregistré le 30 mars 2023, Mme B conclut au non-lieu à statuer mais maintient ses conclusions présentées au titre des frais d'instance.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 23 mars 2023, sous le numéro 2306170, par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention internationale sur les droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rohmer, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. Rohmer a présenté son rapport au cours de l'audience publique, tenue le 3 avril 2023 en présence de Mme Caillieu-Helaiem, greffière d'audience.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Par une ordonnance du 5 avril 2023 prise en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 6 avril 2023 à 12 heures.
Par un mémoire en date du 5 avril 2023, Mme B conclut au maintien de l'ensemble de ses conclusions. Elle fait valoir que si elle a été reçue en préfecture le 5 avril 2023 et si les pièces de sa demande ont été prises par l'agent de préfecture, aucun document ne lui a été remis revenant sur la décision attaquée. Il y a par conséquent toujours lieu de statuer sur la requête.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante ivoirienne née le 28 décembre 1986, en France depuis 2014, demande au tribunal de suspendre l'exécution de la décision du 3 février 2023 par laquelle le préfet de police a classé sans suite sa demande, présentée le 17 octobre 2022, en qualité de parente d'enfant français, au motif qu'une décision de reconduite à la frontière lui avait été notifiée, et l'a invitée à déposer une nouvelle demande.
Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de Mme B.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
4. Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2023, le préfet de police indique que Mme B a été convoquée le 5 avril 2023, à 10h40, en vue du dépôt d'un dossier de demande de titre de titre de séjour en qualité de parente d'enfant français. La requérante indique, dans son mémoire du 5 avril 2023, que les pièces de son dossier de demande de titre de séjour ont été prises par l'agent de préfecture sans qu'aucun récépissé ne lui soit remis à cette occasion. Toutefois la convocation de Mme B ainsi que la prise des pièces présentées par l'intéressée doivent être regardées comme caractérisant une reprise de l'instruction de sa demande de titre de séjour, sans que l'absence de remise de récépissé, qui peut être contestée par Mme B si celle-ci s'y estime fondée, n'ait d'incidence sur ce point. Le préfet de police doit ainsi être regardé comme ayant retiré sa décision du 3 février 2023 portant classement sans suite de la demande présentée par l'intéressée. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requérante présentées aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a, en conséquence, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par la requérante au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins de suspension et d'injonction.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, à Me Blanc, et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 14 avril 2023.
Le juge des référés
B. ROHMER
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026