mardi 24 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2306173 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET SWANN AVOCATS (SEL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 mars 2023, le 18 décembre 2024 et le 4 avril 2025, la société Valdélia, représentée par le cabinet Gossement Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 septembre 2022 par laquelle le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a fixé les montants de l'équilibrage définitif pour l'année 2020 et de l'équilibrage provisoire de l'année 2021 de la filière des déchets d'éléments d'ameublement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Valdélia soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée, en l'absence de transmission des données utilisées par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article 11.2 du cahier des charges, la fiabilité des données n'étant pas assurée ;
- elle méconnaît le point B.1 de l'annexe B du cahier des charges ;
- elle méconnaît l'objectif à valeur constitutionnelle d'accessibilité et d'intelligibilité de la norme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 novembre 2024, le ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société Valdélia ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 mars 2025 et le 17 avril 2025, la société Ecomaison, représentée par le cabinet Swann Avocats, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société Valdélia ne sont pas fondés.
Par une lettre du 7 avril 2025, le ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche a été invité, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à communiquer au tribunal les données de chaque éco-organisme ayant servi de base au calcul réalisé par l'ADEME pour déterminer le montant du niveau d'équilibrage, par mémoire séparé non soumis au débat contradictoire, suivant la procédure prévue aux articles R. 611-30 et R. 412-2-1 du code de justice administrative.
Le ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche a communiqué les pièces demandées le 24 avril 2025, par mémoire séparé non soumis au débat contradictoire.
Par ordonnance du 7 mai 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 15 mai 2025.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de commerce ;
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 27 novembre 2017 relatif à la procédure d'agrément et portant cahier des charges des éco-organismes de la filière des déchets d'éléments d'ameublement (DEA) en application des articles L. 541-1à, R. 543-20 et suivants du code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hombourger,
- les conclusions de M. Gualandi, rapporteur public,
- et les observations de Me Thomas, représentant la société Valdélia , et de Me Loubières, représentant la société Ecomaison.
Considérant ce qui suit :
1. En application du 10° de l'article L. 541-10 du code de l'environnement, les producteurs d'éléments d'ameublement sont soumis aux obligations prévues en application du principe de responsabilité élargie du producteur (REP). Les sociétés Valdélia et Eco-Mobilier (actuellement Ecomaison) ont été agréées comme éco-organismes pour cette filière, respectivement par des arrêtés du 22 décembre 2017 et du 26 décembre 2017. En application de l'article R. 543-245 du code de l'environnement et de l'article 11.2 de l'arrêté du 27 novembre 2017, elles sont destinataires, pour chaque année d'exercice, d'un équilibrage des contributions financières dont le principe et le calcul sont fixés par l'annexe B du cahier des charges.
2. Par une décision du 22 septembre 2022, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a fixé les montants de l'équilibrage définitif pour l'année 2020 et de l'équilibrage provisoire pour l'année 2021 de la filière des déchets d'éléments d'ameublement. Cette décision prévoit à son article 1er que la société Eco-mobilier est redevable de la somme de 1 930 306 euros à la société Valdélia au titre de l'équilibrage définitif de la filière DEA pour l'année 2020, et que Valdélia devra restituer 647 936 euros à Eco-mobilier compte tenu de l'équilibrage provisoire qui avait été fixé pour cette même année à 2 578 242 euros en faveur de Valdélia. L'article 2 de cette même décision prévoit que la société Valdélia est redevable de la somme de 4 283 271 euros à la société Eco-mobilier au titre de l'équilibrage provisoire de la filière pour l'année 2021. Par la présente requête, la société Valdélia demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". L'article L. 211-6 du même code dispose en outre que : " () Les dispositions du présent chapitre ne dérogent pas aux textes législatifs interdisant la divulgation ou la publication de faits couverts par le secret. ". Enfin, aux termes de l'article L. 151-1 du code de commerce : " Est protégée au titre du secret des affaires toute information répondant aux critères suivants : / 1° Elle n'est pas, en elle-même ou dans la configuration et l'assemblage exacts de ses éléments, généralement connue ou aisément accessible pour les personnes familières de ce type d'informations en raison de leur secteur d'activité ; / 2° Elle revêt une valeur commerciale, effective ou potentielle, du fait de son caractère secret ; / 3° Elle fait l'objet de la part de son détenteur légitime de mesures de protection raisonnables, compte tenu des circonstances, pour en conserver le caractère secret. "
4. La décision attaquée vise les articles L. 541-10, R. 543-245, R. 543-252 du code de l'environnement et le cahier des charges annexé à l'arrêté interministériel du 27 novembre 2017, notamment le mécanisme d'équilibrage prévu en son paragraphe 11.2 et son annexe B. Elle est donc motivée en droit.
5. S'agissant de la motivation en fait, la décision du 22 septembre 2022 vise la décision du 17 septembre 2021 ayant enjoint à la société Eco-mobilier à payer la somme de 2 578 242 euros à Valdélia au titre de l'équilibrage provisoire de l'année 2020 et le courrier du 14 septembre 2022 de l'ADEME transmettant les résultats des calculs d'équilibrage définitifs pour l'année 2020 et provisoire pour l'année 2021 au regard des données déclarées et transmises par les éco-organismes. Le courrier de l'ADEME, annexé à la décision attaquée, précise les sources de données utilisées, qui proviennent des déclarations transmises sur la plateforme " système déclaratif des filières REP " (SYDEREP).
6. Si la société Valdélia n'a pas accès aux données ainsi déclarées par la société Eco-maison, il ressort toutefois des pièces du dossier que ces données, s'agissant des contributions perçues par catégorie d'élément d'ameublement et des quantités de déchets collectés par canal de collecte, ne sont pas librement accessibles au public, dès lors qu'elles ne figurent pas dans les données listées à l'article L. 514-10-14 du code de l'environnement, ni aisément accessible aux personnes familières du secteur. En outre, ces données, contenant des informations économiques et financières pour les contributions, et pouvant révéler une stratégie commerciale ou industrielle pour les quantités collectées par canal, revêtent une valeur commerciale pour les éco-organismes concernés, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils n'aient pas mis en œuvre les mesures de protection raisonnables pour en conserver le caractère secret. Par suite, les données concernées doivent être regardées comme protégées par le secret des affaires et l'ADEME ainsi que le ministre pouvaient à bon droit ne citer que leur origine. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation de la décision attaquée, à supposer même qu'il puisse être utilement soulevé par la société Valdélia, doit donc être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 11.2 du cahier des charges annexé à l'arrêté interministériel précité du 27 novembre 2017, intitulé " Mécanisme d'équilibrage de la filière REP des DEA ", que " Ce mécanisme garantit que chacun d'entre eux contribue équitablement aux coûts de collecte, de tri et de traitement des DEA encourus par les éco-organismes et les collectivités territoriales et leurs groupements. / Le mécanisme d'équilibrage, tel que défini en annexe B, permet d'assurer une répartition équitable des obligations des éco-organismes, en proportion des parts de marché des catégories d'éléments d'ameublement des adhérents au titulaire, des contributions perçues en amont par le titulaire et des DEA collectés et le cas échéant soutenus, par le titulaire ". Le point B.3 de l'annexe B de ce cahier des charges prévoit que : " I. - Au plus tard le 30 juin de chaque année N, le titulaire transmet au ministre chargé de l'environnement () les différentes données de l'année N-1 le concernant permettant le calcul de l'équilibrage en année N (). Avant le 15 septembre de l'année N, le ministère chargé de l'environnement () détermine le montant de l'équilibrage () / III. - Régularisation de l'équilibrage : () / Avant le 15 septembre de l'année N+1, le ministère chargé de l'environnement () détermine le montant de la régularisation de l'année N-1 qui les concernent chacun, sur la base des données définitives. () "
8. La société Valdélia soutient que le ministre a méconnu les dispositions de l'article 11.2 du cahier des charges et commis une erreur d'appréciation dans l'application de cet article, les sommes fixées ne permettant pas d'assurer une répartition équitable des obligations des éco-organismes, en absence de fiabilité des données, notamment des données pour l'équilibrage provisoire. Elle soutient qu'aucun contrôle des données n'existe, dès lors que celles-ci ne sont pas publiées ni accessibles et que ni le censeur d'Etat, prévu au III de l'article L. 541-10 du code de l'environnement, ni le contrôle annuel par le commissaire aux comptes, prévu au 3° du R. 541-86 du même code, ne permettent de vérifier la fiabilité des données. Elle souligne qu'il existe une différence de près de six millions entre l'équilibrage provisoire pour l'année 2021 et l'équilibrage définitif pour l'année 2020, qui ne peut selon elle s'expliquer dès lors que ni sa propre activité ni celle de ses adhérents n'ont varié significativement.
9. Toutefois, d'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment des données de chaque éco-organisme ayant servi de base au calcul réalisé par l'ADEME transmises hors contradictoire par le ministre, que les sommes demandées à la société Valdélia au titre de l'équilibrage provisoire pour l'année 2021 et au titre de l'équilibrage définitif pour l'année 2020 respectent les modalités de calcul définies à l'annexe B du cahier des charges avec, comme le précise le courrier de l'ADEME du 14 septembre 2022, un regroupement des catégories 1, 2, 3, 6 et 7, suivant les préconisations des éco-organismes dans leur référentiel de caractérisation.
10. D'autre part, en se bornant à faire valoir que son activité est restée inchangée, la société Valdélia n'établit pas que les données fournies par l'autre éco-organisme soient erronées, une variation de la contribution d'équilibrage pouvant provenir de changement dans les canaux de collecte, valorisés différemment, ou d'une augmentation du niveau de collecte d'Eco-mobilier ou des quantités mises sur le marché par les adhérents de ce dernier éco-organisme. En outre, la fiabilité des données transmises est vérifiée par différents mécanismes, dont le contrôle du commissaire aux comptes, l'autocontrôle périodique prévu au II du L. 541-10 du code de l'environnement, le contrôle externe des données mises sur le marché prévu par l'article 3.4.3 du cahier des charges et l'audit des prestataires collectant ou traitant les déchets prévus à l'article 5.5.2 du cahier des charges. Enfin, s'il est constant que l'équilibrage provisoire se fonde sur des données incomplètes, la société Valdélia ne peut utilement soutenir que le ministre aurait méconnu les dispositions de l'article 11.2 du cahier des charges ou commis une erreur d'appréciation dans l'application de cet article en prévoyant le versement d'une somme au titre de l'équilibrage provisoire pour 2021, dès lors que cet équilibrage provisoire est prévu à l'article B.3 de l'annexe B du cahier des charges.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article B.1 de l'annexe B du cahier des charges : " Le titulaire veille à ce que le montant de l'équilibrage financier ne dépasse pas 4% du total des contributions perçues par l'ensemble des éco-organismes l'année précédente et 10% des contributions perçues par chaque éco-organisme. En cas de dépassement, le titulaire justifie ce dépassement au regard de ses performances et de ses engagements pris dans sa demande d'agrément. Les règles de l'équilibrage pourront être revues par les ministres signataires. Les règles de calcul de l'équilibrage ainsi revues et retenues par les ministres signataires, après avis de la formation des DEA, sont intégrées au présent cahier des charges ".
12. D'une part, la société Valdélia ne peut utilement faire valoir la méconnaissance des seuils de 4% et de 10% fixés par l'article B.1, ces seuils s'appliquant aux seuls titulaires des agréments et non au ministre dans la détermination du niveau d'équilibrage, qui doit être fixé afin d'assurer une répartition équitable des obligations des éco-organismes, et alors au surplus que l'article B.1 ne prévoit qu'une obligation de justification en cas de dépassement des seuils. D'autre part, la société Valdélia ne peut davantage soutenir, à l'encontre de la décision attaquée, que le ministre aurait dû réviser les règles de l'équilibrage compte tenu de la différence importante entre l'année 2020 et l'année 2021, une telle révision n'étant pas une obligation et ne pouvant intervenir que pour les années postérieures.
13. En quatrième lieu, si l'annexe B du cahier des charges présente un caractère complexe en raison de la fixation des modalités de calcul de l'équilibrage par des formules mathématiques, cette circonstance n'est pas de nature à caractériser une méconnaissance de l'objectif de valeur constitutionnelle de clarté et d'intelligibilité de la norme, alors que les éco-organismes ont participé à l'élaboration de ce mode de calcul.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la société Valdélia n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 22 septembre 2022, par laquelle le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a fixé les montants de l'équilibrage définitif pour l'année 2020 et de l'équilibrage provisoire de l'année 2021 de la filière des déchets d'éléments d'ameublement. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris en ce qui concerne ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Valdélia est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Valdélia, à la société Eco-maison et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer.
Délibéré après l'audience du 3 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Séval, président,
Mme Hombourger, première conseillère,
M. Melka, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.
La rapporteure,
C. HOMBOURGER
Le président,
J.-P. SÉVAL
La greffière,
S. RAHMOUNI
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026