LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2307843

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2307843

mercredi 12 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2307843
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

A une requête, enregistrée le 6 avril 2023, Mme C B, représentée A Me Pafundi, demande au juge des référés:

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile et de lui remettre une attestation de demande d'asile en procédure normale ainsi que le dossier de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de demande d'asile, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros A jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat à la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que son conseil, Me Pafundi renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que le préfet de police a refusé d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale à l'issue du délai de transfert, qui a expiré le 25 mars 2023, et qu'elle est convoquée le 13 avril 2023 en vue de l'exécution de son transfert ;

- le refus d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile dès lors que la France est responsable sa demande de d'asile depuis le 25 mars 2023, sans que le délai de transfert ait pu être prolongé au-delà de cette date, conformément au 2 de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013.

A deux mémoires en défense, enregistrés le 7 avril 2023 et le 11 avril 2023, le préfet de police, représenté A Me Termeau (selarl Actis Avocats), conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que la requérant s'est placée elle-même dans la situation d'urgence qu'elle invoque en ne respectant pas les obligations qui lui étaient faites de se présenter aux convocations de la préfecture de police ;

- il n'a porté aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale dès lors que les autorités italiennes ont été informées de la prolongation du délai de transfert et que la requérante s'est soustraite délibérément et intentionnellement à la mesure de transfert prévue en refusant le 6 février 2022 de consentir au test PCR requis pour entrer en Italie, alors qu'elle avait été informée du vol prévu à destination de Venise le 7 février 2022.

A un mémoire en défense enregistré le 11 avril 2023 dans le cadre du supplément d'instruction, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer, compte tenu de la convocation fixée au 13 avril 2023 de Mme B au Pôle Dublin en vue du réexamen de la situation administrative de l'intéressée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution,

- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme D pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 avril 2023, en présence de Mme Boudina, greffière d'audience :

- le rapport de Mme D ;

- les observations de Me Da Costa, se substituant à Me Pafundi, avocat de Mme B, qui conclut aux mêmes fins que sa requête, A les mêmes moyens, et soutient, en outre, que le refus d'enregistrer la demande d'asile de la requérante porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile dès lors que le délai de transfert est écoulé depuis le 25 mars 2023 ;

- et les observations de Me Termeau, représentant le préfet de police, qui conclut à mêmes fins A les mêmes moyens que dans le mémoire en défense et qui, en réponse à une question de la juge des référés indique que le second mémoire en défense a été produit afin de corriger des erreurs de fait et de date figurant dans le premier mémoire.

La clôture de l'instruction a été différée à l'issue de l'audience jusqu'à 17 heures, en vue de permettre au préfet de police de produire des éléments de nature à justifier la date du 25 août 2023 figurant sur le formulaire d'information sur la prolongation du délai de transfert produit à l'appui du premier mémoire en défense.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C B, ressortissante somalienne, née le 1er janvier 1981, a demandé l'asile en France le 14 avril 2021. La comparaison de ses empreintes digitales au moyen du système " Eurodac " a révélé qu'elle avait précédemment déposé une demande d'asile, respectivement, en Suisse le 17 juillet 2017, et en Allemagne le 13 août 2018. Les autorités de ces deux pays, saisies A les autorités françaises le 12 mai 2021, ont refusé le transfert de Mme B au motif que l'Italie avait accepté sa reprise en charge. Les autorités italiennes ont été saisies le 11 juin 2021 en application de l'article 14-1 du règlement (UE) n° 604/2013 et leur accord implicite a été réputé acquis le 12 août 2021. Placée en procédure Dublin, Mme B a fait l'objet d'un arrêté de transfert du préfet de police en date du 16 août 2021. Le délai de transfert a été suspendu en raison du recours contre la décision de transfert déposé le 24 août 2021 et a recommencé à courir à la suite du jugement du 24 septembre 2021 du tribunal rejetant ce recours. Le 3 février 2022, Mme B a été placée en centre de rétention administrative en vue de l'exécution de la mesure de transfert et a été avisée de la nécessité d'effectuer le test PCR obligatoire pour entrer en Italie ainsi que des conséquences d'un éventuel refus. Un vol à destination de Venise a été programmé à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle le 7 février 2022 à 10H10. Toutefois, le 6 février 2022, Mme B a explicitement indiqué sa volonté de ne pas se soumettre à la réalisation de ce test. A conséquent, un constat de fuite, dont a été informée l'intéressée, a été établi le 7 février 2022 portant le délai de transfert à dix-huit mois, soit jusqu'au 25 mars 2023. L'intéressée s'est présentée le 31 mars 2023 auprès des services de la préfecture police pour solliciter la délivrance d'une attestation de demande d'asile en procédure normale. Toutefois, les services de la préfecture de police lui ont alors remis une convocation pour le 13 avril 2023 en vue de l'exécution de la mesure de transfert vers l'Italie. Estimant que la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile depuis le 25 mars 2023, Mme B demande à titre principal à la juge des référés, saisie sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de Paris de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale et de lui remettre une attestation de demande d'asile ainsi que le formulaire de l'OFPRA de demande d'asile, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros A jour de retard.

Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit A le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit A la juridiction compétente ou son président. ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

Sur le cadre juridique du litige :

3. Aux termes, d'une part, de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée A l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".

4. Aux termes, d'autre part, de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 précité : " 1. Le transfert du demandeur () de l'État membre requérant vers l'État membre responsable s'effectue conformément au droit national de l'État membre requérant, après concertation entre les États membres concernés, dès qu'il est matériellement possible et, au plus tard, dans un délai de six mois à compter de l'acceptation A un autre État membre de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée ou de la décision définitive sur le recours ou la révision lorsque l'effet suspensif est accordé conformément à l'article 27, paragraphe 3. () ; 2. Si le transfert n'est pas exécuté dans le délai de six mois, l'État membre responsable est libéré de son obligation de prendre en charge ou de reprendre en charge la personne concernée et la responsabilité est alors transférée à l'État membre requérant. Ce délai peut être porté () à dix-huit-mois au maximum si la personne concernée prend la fuite. () ". Aux termes du paragraphe 2 de l'article 9 du règlement (CE) n° 1560/2003 du 2 septembre 2003, modifié A le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014 : " Il incombe à l'État membre qui, pour un des motifs visés à l'article 29, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013, ne peut procéder au transfert dans le délai normal de six mois à compter de la date de l'acceptation de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée, ou de la décision finale sur le recours ou le réexamen en cas d'effet suspensif, d'informer l'État responsable avant l'expiration de ce délai. À défaut, la responsabilité du traitement de la demande de protection internationale et les autres obligations découlant du règlement (UE) n° 604/2013 incombent à cet État membre conformément aux dispositions de l'article 29, paragraphe 2, dudit règlement ".

5. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'introduction d'un recours devant le tribunal administratif contre la décision de transfert a pour effet d'interrompre le délai de six mois fixé à l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, qui courait à compter de l'acceptation du transfert A l'Etat requis, délai qui recommence à courir intégralement à compter de la date à laquelle le jugement du tribunal administratif, statuant au principal sur cette demande, quel que soit le sens de sa décision, a été notifié à l'administration. Ni un appel ni le sursis à exécution du jugement accordé A le juge d'appel sur une demande présentée en application de l'article R. 811-15 du code de justice administrative n'ont pour effet d'interrompre ce nouveau délai. La prolongation de dix-huit mois du délai de transfert qui résulte du constat de fuite du demandeur est subordonnée à ce que l'Etat requérant qui ne peut procéder au transfert du fait de cette fuite en ait informé l'Etat responsable de la demande d'asile avant l'expiration du délai de six mois dont il aurait disposé pour procéder au transfert du demandeur si ce dernier n'avait pas pris la fuite. L'expiration du délai prolongé a pour conséquence que l'Etat requérant devient responsable de l'examen de la demande de protection internationale.

En ce qui concerne l'atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile :

6. Le droit constitutionnel d'asile, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié. S'il implique que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit, en principe, autorisé à demeurer sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande, ce droit s'exerce dans les conditions définies A le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En l'espèce, et ainsi qu'il a été indiqué au point 1, le recours dirigé A Mme B contre l'arrêté de transfert la visant a fait l'objet d'un jugement du tribunal en date du 24 septembre 2021, sous le numéro 2117988. Ce jugement a été notifié le même jour. Le délai de transfert, qui recommence à courir intégralement à compter de la date à laquelle le jugement du tribunal administratif, statuant au principal sur cette demande, quel que soit le sens de sa décision, a été notifié à l'administration, a été prolongé du fait du placement en fuite de Mme B, que cette dernière au demeurant ne conteste pas. Si la prolongation de dix-huit mois du délai de transfert qui résulte du constat de fuite du demandeur est subordonnée à ce que l'Etat requérant qui ne peut procéder au transfert du fait de cette fuite en ait informé l'Etat responsable de la demande d'asile avant l'expiration du délai de six mois dont il aurait disposé pour procéder au transfert du demandeur si ce dernier n'avait pas pris la fuite, il ressort de l'accusé de réception Dublin produit que l'information des autorités italiennes concernant la prolongation la prolongation du délai du transfert de Mme B de douze mois supplémentaires, soit jusqu'au 25 mars 2023, a été effectuée le 7 février 2022 et que les autorités italiennes en ont accusé réception le 8 février ainsi qu'il ressort de la preuve de délivrance du document Dublinet produite A le préfet de police. A conséquent, aucun élément ne justifie la date du 25 août 2023 figurant sur le formulaire d'information joint A le défendeur à ses observations ni n'explique la différence de date A rapport au même document produit A la requérante, sur lequel figure la date du 25 mars 2023. A suite, en refusant le 31 mars 2023 d'enregistrer la demande d'asile de Mme B, le préfet de police a porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile. Dès lors, la requérante, qui a été convoquée à la préfecture de police le 13 avril 2023 est fondée à soutenir que le refus d'enregistrement de sa demande d'asile est de nature à entraîner pour elle des conséquences graves caractérisant une situation d'urgence particulière au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Si, dans le cadre du supplément d'instruction qui a été ordonné après l'audience, le préfet de police a admis une erreur de date quant à l'expiration du délai de transfert et a produit une convocation de l'intéressée, fixée au 13 avril, à 11 heures, au Pôle Dublin, ce document, qui mentionne un réexamen de situation administrative, ne prive pas d'objet les conclusions de la requérante tendant à l'enregistrement de sa demande d'asile. Il s'ensuit qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet de police de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile de Mme B en procédure normale et de munir l'intéressée du dossier de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de demande d'asile, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de présente ordonnance, sans qu'il soit besoin, à ce stade, d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée.

Sur les frais de litige :

8. Sous réserve de l'admission définitive de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que son conseil, Me Pafundi renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de ce dernier le versement à Me Pafundi de la somme de 800 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée Mme B A le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros sera versée à Mme B.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme B est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile de Mme B en procédure normale et de munir l'intéressée du dossier de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de demande d'asile, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la présente ordonnance.

Article 3 : L'Etat versera à Me Pafundi, avocat de Mme B, la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Au cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B A le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros sera versée à Mme B.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Me C B, à Me Pafundi et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle et au préfet de police de Paris.

Fait à Paris, le 12 avril 2023.

La juge des référés,

D. D

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/9

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions