LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2309131

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2309131

mardi 27 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2309131
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET N.G.A - NORBERT GRADSZTEJN AVOCAT (SELUR)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes indemnitaires de M. E et Mme C, qui sollicitaient la réparation de leur préjudice financier lié à l'accord franco-russe du 27 mai 1997 sur le règlement définitif des créances antérieures au 9 mai 1945. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute de l'État pour rupture d'égalité devant les charges publiques, estimant que cet accord les empêchait de recouvrer leurs créances auprès de la Russie. Le tribunal a jugé que le préjudice invoqué n'était pas spécial, car il concernait l'ensemble des porteurs d'emprunts russes, et qu'il se rattachait à un aléa normalement assumé par les investisseurs. Il a également refusé de saisir la Cour de justice de l'Union européenne, estimant que l'accord relevait des relations internationales et non du droit de l'Union. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité sans faute et l'absence de préjudice anormal et spécial.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2309131 le 21 avril 2023, M. A E et Mme D C, représentés par Me Gradsztejn, demandent au tribunal :

1°) de mettre à la charge de l'Etat une indemnité, à verser à M. E, d'un montant de 10 699 798,50 euros, assortie de l'intérêt au taux d'intérêt contractuel indiqué sur chacune des catégories de titres qu'il détient à compter de leur date d'émission, en proportion du nombre de ces titres, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 27 décembre 2022 et la capitalisation de ces intérêts en réparation du préjudice financier qu'il estime avoir subi du fait de l'accord du 27 mai 1997 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Fédération de Russie sur le règlement définitif des créances réciproques financières et réelles apparues antérieurement au 9 mai 1945 ;

2) de mettre à la charge de l'Etat une indemnité, à verser à Mme C, d'un montant de 23 627 275 euros assortie de l'intérêt au taux d'intérêt contractuel indiqué sur chacune des catégories de titres qu'elle détient à compter de leur date d'émission, en proportion du nombre de ces titres, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 27 décembre 2022 et la capitalisation de ces intérêts en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait du même accord du 27 mai 1997 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 3 000 euros, à leur verser à chacun, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité sans faute de l'Etat est engagée sur le fondement de l'égalité des citoyens devant les charges publiques du fait de l'accord franco-russe du 27 mai 1997 ;

- cet accord franco-russe les empêche de faire valoir leurs droits auprès de l'Etat russe ;

- leur préjudice est spécial en ce qu'il ne concerne que les porteurs d'emprunts russes ;

- leur préjudice est grave.

La requête a été communiquée au ministre de l'Europe et des affaires étrangères qui n'a pas produit d'observations.

II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2309134 le 21 avril 2023 et un mémoire enregistré le 28 septembre 2023 qui n'a pas été communiqué, M. A E et Mme D, C, représentés par Me Gradsztejn, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) de mettre à la charge de l'Etat une indemnité, à verser à M. E, d'un montant de 10 699 798,50 euros assortie de l'intérêt au taux d'intérêt contractuel indiqué sur chacune des catégories de titres qu'il détient à compter de leur date d'émission, en proportion du nombre de ces titres, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 29 décembre 2022 et la capitalisation de ces intérêts en réparation du préjudice financier qu'il estime avoir subi du fait de l'accord du 27 mai 1997 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Fédération de Russie sur le règlement définitif des créances réciproques financières et réelles apparues antérieurement au 9 mai 1945 ;

2) de mettre à la charge de l'Etat une indemnité, à verser à Mme C, d'un montant de 23 627 275 euros assortie de l'intérêt au taux d'intérêt contractuel indiqué sur chacune des catégories de titres qu'elle détient à compter de leur date d'émission, en proportion du nombre de ces titres, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 29 décembre 2022 et la capitalisation de ces intérêts en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait du même accord du 27 mai 1997 ;

3°) de saisir la Cour de justice de l'Union européenne de la question de la conformité de l'accord du 27 mai 1997, approuvé par la loi du 19 décembre 1997, au droit de l'Union européenne, en particulier compte tenu d'une violation par la France de l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne

4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 3 000 euros, à leur verser à chacun, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité sans faute de l'Etat est engagée sur le fondement de l'égalité des citoyens devant les charges publiques du fait de l'accord franco-russe du 27 mai 1997 ;

- cet accord franco-russe les empêche de faire valoir leurs droits auprès de l'Etat russe ;

- leur préjudice est spécial en ce qu'il ne concerne que les porteurs d'emprunts russes ;

- leur préjudice est grave ;

- l'accord du 27 mai 1997 méconnaissent l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ce qui justifie de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- l'accord du 27 mai1997 a entendu exclure toute indemnisation à la charge de l'Etat ;

- le préjudice invoqué par les requérants ne trouve pas son origine dans l'accord du 27 mai 1997 ;

- le préjudice invoqué par les requérants n'est pas spécial ;

- le préjudice invoqué par les requérants se rattache à un aléa normalement assumé par la victime.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- l'accord du 27 mai 1997 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Fédération de Russie sur le règlement définitif des créances réciproques financières et réelles apparues antérieurement au 9 mai 1945 ;

- la loi n° 97-1160 du 19 décembre 1997 ;

- le décret n° 98-366 du 6 mai 1998 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Calladine,

- les conclusions de Mme Laforêt, rapporteure publique,

- et les observations de Me Me Gradsztejn, représentant M. E et Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. M. E et Mme C sont devenus propriétaires, par héritage, de titres d'emprunt émis par l'Etat russe avant 1917. Estimant que l'accord du 27 mai 1997 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Fédération de Russie sur le règlement définitif des créances réciproques financières et réelles apparues antérieurement au 9 mai 1945 les empêchaient de rechercher auprès des autorités russes le remboursement des sommes auxquels ils estiment avoir droit, et que l'indemnisation perçue en conséquence de l'accord ne permet pas de couvrir, ils demandent au tribunal de condamner l'Etat à leur verser une indemnité respectivement de 10 699 798,50 euros et de 23 627 275 euros, sur le fondement de la responsabilité sans faute de l'Etat, pour rupture d'égalité des citoyens devant les charges publiques, afin de réparer les préjudices qu'ils considèrent avoir subis du fait de la conclusion de l'accord franco-russe du 27 mai 1997.

Sur la jonction :

2. Les requêtes nos 2309131 et 2309134, présentées par M. E et Mme C visent à la condamnation de l'Etat à réparer des préjudices nés du même fait générateur et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la responsabilité de l'Etat :

3. La responsabilité de l'Etat est susceptible d'être engagée, sur le fondement de l'égalité des citoyens devant les charges publiques, pour assurer la réparation de préjudices nés de conventions conclues par la France avec d'autres Etats et entrées en vigueur dans l'ordre interne, à la condition, d'une part, que ni la convention elle-même, ni la loi qui en a éventuellement autorisé la ratification ne puissent être interprétées comme ayant entendu exclure toute indemnisation et, d'autre part, que le préjudice dont il est demandé réparation, revêtant un caractère grave et spécial, ne puisse, dès lors, être regardé comme une charge incombant normalement aux intéressés.

4. Aux termes de l'article 1er de l'accord du 27 mai 1997 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Fédération de Russie sur le règlement définitif des créances réciproques financières et réelles apparues antérieurement au 9 mai 1945 : " La Partie française, en son nom ou au nom de personnes physiques et morales françaises, ne présente pas à la Partie russe ni ne soutient d'une autre manière les créances financières et réelles, quelles qu'elles soient, apparues antérieurement au 9 mai 1945, notamment : A. - Les revendications relatives à tous emprunts et obligations émis ou garantis avant le 7 novembre 1917 par le Gouvernement de l'Empire de Russie ou par des autorités qui administraient une partie quelconque de l'Empire de Russie, et appartenant au Gouvernement de la République française ou à des personnes physiques ou morales françaises ; (). " Aux termes du second alinéa de l'article 3 de cet accord : " La Partie française assume la responsabilité exclusive du règlement des créances financières et réelles qu'elle a renoncé à soutenir conformément aux conditions du présent Accord, ainsi que de la répartition des sommes perçues conformément au présent Accord entre les personnes physiques et morales françaises, conformément à la législation française en vigueur, sans que la responsabilité de la Partie russe soit engagée à aucun titre de ce fait. " Aux termes de l'article 5 de cet accord : " A compter de l'entrée en vigueur du présent Accord, aucune des Parties n'entreprend à l'encontre de l'autre Partie ou de personnes physiques ou morales de l'Etat de l'autre Partie (ou du prédécesseur de l'Etat de l'autre Partie) d'actions sur la base de créances financières et réelles de quelque nature que ce soit apparues antérieurement au 9 mai 1945. "

5. D'une part, les requérants, dont le préjudice résulte, selon eux, de la perte de valeur des titres émis avant 1917 par l'Empire Russe dont ils ont acquis la propriété par dévolution successorale, recherchent la responsabilité de l'Etat français du fait de l'accord franco-russe du 27 mai 1997 dont il résulte que l'Etat français s'est engagé, à l'égard de l'Etat russe, à ne pas apporter sa protection diplomatique au soutien de revendications relatives à tous emprunts et obligations émis ou garantis avant le 7 novembre 1917 par des autorités russes à des personnes physiques ou morales françaises. Toutefois, le préjudice dont les requérants sollicitent ainsi la réparation a pour origine directe le fait des autorités russes qui ont décidé, à partir de la fin de l'année 1917, de suspendre le paiement des coupons et dividendes de tous les titres placés à l'étranger puis refusé de reconnaître toute dette née de ces titres. Dès lors, le préjudice dont il est demandé réparation, en tout état de cause, n'est pas directement lié à la renonciation par l'Etat français, lors de la conclusion de l'accord franco-russe du 27 mai 1997, à l'exercice de sa protection diplomatique à l'égard de ses ressortissants porteurs de titres russes.

6. D'autre part, il résulte de l'instruction, en particulier du courrier de la sous-directrice des relations économiques bilatérales de la direction générale du trésor du 20 novembre 2013, versé à l'instance par les requérants, que le recensement opéré par le ministère des finances a permis d'identifier 315 219 porteurs d'emprunts qui détenaient environ 9 millions de titres. Au regard de la portée de l'accord franco-russe du 27 mai 1997, qui, en outre, concerne l'ensemble des détenteurs de créances financières et réelles à l'égard des autorités russes antérieures au 9 mai 1945, le préjudice invoqué par les requérants ne revêt pas un caractère spécial.

7. Il résulte des points 5 et 6 que les requérants ne sont pas fondés à rechercher la responsabilité sans faute de l'Etat français sur le fondement de l'égalité des citoyens devant les charges publiques.

8. En soutenant qu'en signant l'accord franco-russe du 27 mai 1997 l'Etat français aurait méconnu l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, en ce que cet accord les priverait de toute possibilité de faire valoir leurs droits auprès des autorités russes, les requérants contestent la conformité de l'accord franco-russe du 27 mai 1997 aux stipulations de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et recherchent ce faisant la responsabilité pour faute de l'Etat français. Toutefois, la responsabilité de l'Etat français, du fait de la conclusion de l'accord franco-russe du 27 mai 1997, n'est pas susceptible d'être engagée pour un motif autre que la rupture de l'égalité devant les charges publiques, fondement des conclusions des requêtes.

9. Il résulte de ce qui précède que la responsabilité de l'Etat n'est pas engagée. Dès lors, et sans qu'il soit besoin de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle relative à la conformité de l'accord du 27 mai 1997 à l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, toutes les conclusions des requêtes de M. E et Mme C doivent être rejetées, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, en tout état de cause, de l'article R. 761-1 du même code.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes nos 2309131 et 2309134 de M. E et Mme C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, premier dénommé par les requêtes, et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 13 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Simonnot, président,

Mme Calladine, première conseillère,

M. Kusza, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mai 2025.

La rapporteure,

signé

A. CALLADINE

Le président,

signé

J-F. SIMONNOT La greffière,

signé

M-C. POCHOT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2309131, 2309134/2-1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions