mardi 13 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2309326 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | COTTO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 avril 2023 M. et Mme C représentés par
Me Cotto, demandent au juge des référés du tribunal d'enjoindre au maire de Paris prendre un arrêté municipal demandant à la RIVP :
1°) de requérir une expertise afin de déterminer l'origine des fuites de fluides, baisse de pression et dysfonctionnements qui impactent le bon fonctionnement des canalisations communes d'alimentation en eau, de vidange et de chauffage pour être en conformité avec le règlement sanitaire de Paris ;
2°) d'exécuter les travaux nécessaires pour remettre en état les revêtements de parois et de sols détériorés par les infiltrations constatées le 04 octobre 2022 par le service d'hygiène dans leur appartement afin d'obtenir une surface adaptée à leur usage et non encore réparées ;
3°) de mettre à la charge de la mairie de Paris la somme de 1500 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative et aux entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- les désordres constatés n'ont pas fait l'objet de réparation suite à la visite du service de l'hygiène du 8 février 2023 et, la maire de Paris n'a pris aucune injonction en ce sens ;
- il y a urgence à intervenir dès lors que leur santé est en jeu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. (). "
2. M. et Mme C, locataires depuis le 22 septembre 2015 d'un appartement géré par la Régie immobilière de la ville de Paris, situé 29, rue Gilbert Cesbron dans le 17e arrondissement, font valoir qu'ils subissent des désordres importants, un taux d'humidité très élevé et la présence de moisissures sur les murs et plafonds de l'appartement. Un premier expert a préconisé, le 4 décembre 2020, la coupure du compteur d'eau froide dans l'appartement chaque nuit jusqu'à réparation de la fuite, par suite deux autres experts ont constaté au mois d'août 2022, que la chambre du fond n'était plus utilisable suite à un dégât des eaux, consécutif à une fuite sur canalisation des eaux usées, non réparée, dans la gaine technique de l'immeuble. Le 10 octobre 2022, le service d'hygiène a adressé une lettre de mise en demeure à la RIVP, puis a constaté le 8 février 2023, que les travaux de remise en état n'avaient pas été réalisés et que les murs, plafonds et sols étaient en cours d'assèchement. D'autres désordres ont été relevés par les requérants qui en ont informé la RIVP par courrier du 17 avril 2023. Faisant valoir qu'ils sont privés de la jouissance normale de leur appartement, que leur santé est en jeu et qu'ils sont au bord de l'épuisement moral, M. et Mme C demandent à titre principal au juge des référés du tribunal, d'enjoindre à la maire de Paris de prendre un arrêté municipal demandant à la RIVP de requérir une expertise afin de déterminer l'origine des fuites de fluides, baisse de pression et dysfonctionnements qui impactent le bon fonctionnement des canalisations communes d'alimentation en eau, de vidange et de chauffage pour être en conformité avec le règlement sanitaire de Paris et d'exécuter les travaux nécessaires pour remettre en état les revêtements de parois et de sols détériorés par les infiltrations constatées le 4 octobre 2022 par le service d'hygiène dans leur appartement afin d'obtenir une surface adaptée à leur usage et non encore réparées.
3. Toutefois, s'il relève de l'office du juge des référés de désigner un expert afin de constater des désordres et de préconiser des solutions réparatrices, celui-ci ne saurait enjoindre au maire de Paris d'obliger un organisme extérieur à " requérir un expert judiciaire " pour constater une absence de réparation de désordres déjà constatés.
4. Il s'ensuit que la requête de M. et Mme C, pour que dramatique que soit leur situation, doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à Mme A C.
Fait à Paris, le 13 juin 2023,
Le juge des référés,
J.-C. DUCHON-DORIS
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2309326/11
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026