LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2310456

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2310456

lundi 16 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2310456
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET BJMR AVOCATS (AARPI)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A B, praticien attaché à l'AP-HP, qui contestait le refus de prolongation de son activité au-delà de la limite d'âge. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de la signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il déclare irrecevable le moyen tiré d'un vice de procédure (défaut de consultation de la commission médicale), car soulevé tardivement dans un mémoire complémentaire après l'expiration du délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal juge que le refus de prolongation n'est entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, la décision étant fondée sur les dispositions des articles R. 6152-636, R. 6152-637 et R. 6152-424 du code de la santé publique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique enregistrés les 5 mai 2023, 25 juillet 2023 et 16 décembre 2024, M. D A B, représenté par Me Joliff, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 5 mai 2022 par laquelle la directrice des affaires médicales groupe hospitalo-universitaire Centre - Université Paris Cité de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) a refusé sa demande de prolongation d'activité ;

2°) d'enjoindre à l'AP-HP de le réintégrer au service de l'unité médico-judiciaire de l'Hôtel-Dieu pour le service des gardes de nuit, des samedis, dimanches et jours fériés ;

3°) de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée de vices de procédure dès lors que ni la commission médicale de l'établissement ni le médecin inspecteur régional n'ont été consultés ;

- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que l'AP-HP ne pouvait refuser sa demande de prolongation ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que ce refus est fondé sur une discrimination liée à l'âge et constitue une sanction déguisée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2024, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est tardive ;

- elle est irrecevable dès lors que la requête introductive d'instance ne comporte pas de moyens et qu'elle n'a pas été régularisée dans le délai de recours ;

- les moyens ne sont pas fondés.

Par un courrier du 2 mai 2025, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité du moyen relatif défaut de consultation de la commission médicale d'établissement ou du médecin inspecteur régional dès lors que la requête introductive d'instance enregistrée le 5 mai 2023 ne comportait que des moyens de légalité interne et que ce moyen, relatif à la légalité externe de la décision attaquée, a été soulevée pour la première fois dans le mémoire enregistré 25 juillet 2023, après l'expiration du délai contentieux.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique ont été entendus :

- le rapport de Mme Benhamou,

- les conclusions de M. Coz, rapporteur public,

- et les observations de Me Holchaker, représentant M. A B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a exercé en qualité de praticien attaché au sein du service de l'unité médico-judicaire (UMJ) de l'Hôtel-Dieu, qui dépend du groupe hospitalo-universitaire Centre - Université Paris Cité de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Né le 16 octobre 1954, il a atteint la limite d'âge le 16 mai 2021. Par une décision du 10 mai 2021, il a été autorisé à prolonger son activité pour une durée de six mois jusqu'au 15 novembre 2021. Par une décision du 30 novembre 2021, il a été autorisé à prolonger son activité au-delà de la limite d'âge pour une nouvelle durée de six mois, jusqu'au 15 mai 2022. Il a demandé le 2 mai 2022 la prolongation de cette activité. Par un courriel du 5 mai 2022, sa demande a été rejetée. Par la présente requête, il demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 mai 2022 :

En ce qui concerne la légalité externe :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 75-2022-02-08-00007 du 8 février 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial le 9 février 2022, le directeur général du groupe hospitalo-universitaire AP-HP Centre université Paris Cité a donné délégation à Mme E C, directrice des affaires médicales, à l'effet de signer, tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure les actes de fin de fonctions des praticiens attachés. Dès lors, le moyen tiré du défaut de compétence de la signataire de la décision contestée doit être écarté.

3. En second lieu, la requête sommaire enregistrée le 5 mai 2023 ne contenaient que des moyens relatifs à la légalité interne de l'arrêté attaqué. Si, dans son mémoire complémentaire enregistré le 25 juillet 2023, M. A B a soulevé des moyens tirés de ce que la décision attaquée serait entachée de vices de procédure, ces moyens, relatifs à la légalité externe, énoncés dans un mémoire enregistré après l'expiration du délai du recours contentieux intervenue le 6 juillet 2023 et qui ne sont pas d'ordre public, sont irrecevables.

En ce qui concerne la légalité interne :

4. Aux termes de de l'article R. 6152-636 du code de la santé publique applicable en l'espèce : " La limite d'âge des praticiens régis par les dispositions de la présente sous-section est fixée à soixante-sept ans pour les intéressés nés à compter du 1er janvier 1955. / A titre transitoire, la limite d'âge applicable à ces praticiens est fixée à : () 5° 66 ans et 7 mois pour ceux nés en 1954 () " Aux termes de l'article R. 6152-637 du même code : " Les praticiens attachés des hôpitaux peuvent bénéficier d'une prolongation d'activité dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles R. 6152-424 à R. 6152-427. " Aux termes de l'article R. 6152-424 du même code : " Les praticiens contractuels qui présentent une demande de prolongation d'activité doivent déposer celle-ci auprès du directeur de l'établissement dans lequel ils souhaitent exercer six mois au moins avant la date à laquelle ils atteindront la limite d'âge. / La prolongation d'activité est accordée par périodes de six mois ou un an sur avis motivés du chef de pôle ou du responsable de la structure interne d'affectation du praticien ainsi que du président de la commission médicale d'établissement et sur présentation d'un certificat médical d'aptitude physique et mentale délivré par un médecin agréé. / La décision est prise par le directeur de l'établissement qui notifie celle-ci au praticien trois mois au moins avant le début de la période de prolongation d'activité. "

5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A B a atteint la limite d'âge le 16 mai 2021. Or, contrairement à ce qu'il soutient, il résulte des dispositions susmentionnées que la prolongation d'activité n'est pas de droit mais subordonnée à l'accord de l'employeur. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que l'administration était tenue de lui accorder une prolongation jusqu'à ses soixante-dix ans. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par conséquent, être écarté.

6. En second lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport du chef du service de l'unité médico-légale, que M. A B connaissait des difficultés relationnelles avec ses collègues ainsi qu'avec les forces de police, qu'il a fait l'objet d'une plainte et a été, pour ce motif, écarté des permanences. Il occupait, par ailleurs, irrégulièrement une chambre de garde insalubre de l'hôpital. Par ailleurs, sa prolongation d'activité de six mois, accordée jusqu'au 30 novembre 2021, a été prise afin de lui permettre d'organiser son départ en retraite et malgré les avis défavorables du chef du service de l'unité médico-légale et du président de la commission médicale d'établissement. Il a bien été précisé dans cette décision que cette prolongation ne serait pas renouvelée et qu'il appartenait à M. A B de prendre ses dispositions pour préparer son départ en retraite. Ainsi, la décision de refus de prolongation contestée repose sur des motifs qui ne peuvent être regardés comme dépourvus de tout lien avec l'intérêt du service et ne saurait être regardée ni comme une sanction déguisée ni comme une discrimination liée à l'âge. Par conséquent, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'elle serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

7. Enfin, la circonstance qu'il ait pu poursuivre son activité au sein d'un autre centre hospitalier est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

8. Il résulte de ce qu'il précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par l'AP-HP en défense, que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par M. A B soient mises à la charge de l'AP-HP, qui n'est pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A B et à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Délibéré après l'audience du 2 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

M. Errera, premier conseiller,

Mme Benhamou, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juin 2025.

La rapporteure,

signé

C. BENHAMOULe président,

signé

J. SORINLa greffière,

signé

C. EL HOUSSINE

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./2-2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions