LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2313510

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2313510

lundi 13 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2313510
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET DE LA BRIERE AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... pour défaut d'intérêt à agir. Celle-ci demandait l'annulation d'une décision de la maire de Paris autorisant le changement d'usage de locaux d'habitation situés rue Saint-Jacques. Le tribunal a jugé que sa seule qualité de copropriétaire et d'habitante ne suffisait pas à établir une atteinte directe à ses intérêts propres. La requête a donc été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 juin 2023, le 2 mai 2025 et le 6 juin 2025, Mme C... B..., représentée par Me Benjamin, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 8 décembre 2022 par laquelle la maire de Paris a autorisé le changement d’usage de locaux d’habitation situés 169 rue Saint-Jacques à Paris (75005), ensemble la décision de rejet du recours gracieux et la décision modificative n° 24-290 du 6 juin 2024 ;

2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 3 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient que :

- la décision en litige n’est pas superfétatoire et constitue une décision administrative faisant grief ;
- elle a intérêt pour agir ;
- la décision du 8 décembre 2022 est entachée d’incompétence du signataire de l’acte ;
- le demandeur de l’autorisation n’avait pas qualité pour la solliciter ;
- la décision attaquée est entachée d’une erreur de fait ;
- elle est entachée de fraude ;
- elle méconnaît les dispositions de l’article L. 631-7 du code de la construction et de l’habitation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2025, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- l’arrêté du 8 décembre 2022 étant une décision superfétatoire, elle ne fait pas grief et n’est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir ;
- la requête est irrecevable dès lors que requérante n’a pas intérêt à agir ;
- les autres moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés.


Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 avril 2025 et le 20 mai 2025, la société du Port Royal, représentée par Me de La Brière, conclut au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- à titre principal, l’arrêté du 8 décembre 2022 étant une décision superfétatoire, elle ne fait pas grief ;
- à titre subsidiaire, les autres moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de l’urbanisme ;
- le règlement du plan local d’urbanisme de la Ville de Paris ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme A...,
- les conclusions de M. Grandillon, rapporteur public,
- et les observations de Me Diallo, représentant Mme B..., et de Me de la Brière, représentant l’association Société de Port-Royal.


Considérant ce qui suit :

1. L'association Société de Port-Royal a déposé, le 19 juillet 2019, une demande d’autorisation à un usage autre que l’habitation des locaux d’une superficie totale de 35,30 m2 situés au rez-de-chaussée, bâtiments C et D, de l'immeuble situé dans l’ensemble immobilier au 169 rue Saint-Jacques à Paris dans le 5ème arrondissement de Paris. Par une décision du 8 décembre 2022, la Ville de Paris a accordé cette autorisation à titre provisoire sous condition du respect de conditions de compensation. Le 6 février 2023, Mme B..., propriétaire d’un pavillon situé dans le bâtiment E de l’ensemble immobilier, a adressé à la Ville de Paris un recours gracieux, qui a donné lieu à une décision implicite de rejet née du silence de l’administration. Par un arrêté du 11 avril 2024, la maire de Paris a accordé à titre définitif l’autorisation de changement d’usage. La requérante demande l’annulation de ces décisions.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Pour justifier son intérêt pour agir contre les décisions en litige, la requérante se borne à se prévaloir de manière générale et abstraite de ses qualités de copropriétaire au sein de l’ensemble immobilier où sont situés les locaux faisant l’objet de l’autorisation de changement d’usage, et d’habitante d’un immeuble situé dans un secteur de compensation renforcé sans préciser auxquels de ses intérêts propres les décisions attaquées porteraient atteinte directement ou indirectement. En outre, si elle se prévaut également de sa qualité de contribuable de la commune, elle n’établit pas en quoi les décisions attaquées auraient des répercussions sur les finances de la Ville de Paris. Ainsi, les qualités qu’elle invoque ne sont pas de nature à lui donner intérêt pour demander l’annulation des décisions contestées.

3. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir de Mme B... doit être accueillie et la requête doit, dès lors, être rejetée comme irrecevable.

Sur les conclusions tendant à l’application de l’article L. 761 1 du code de justice administrative :

4. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité. Il peut même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation. »

5. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la Ville de Paris, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B... demande au titre des frais qu’elle a exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B... la somme de 1 800 euros à verser à l'association Société de Port-Royal au titre des frais de justice.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Mme B... versera à l'association Société de Port-Royal la somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.







Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... B..., à la Ville de Paris et à l'association Société de Port-Royal.




Délibéré après l'audience du 25 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Nathalie Amat, présidente,
M. Gaël Raimbault, premier conseiller,
Mme Paule Desmoulière, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2025.



La rapporteure,

Signé
P. A...

La présidente,

Signé
N. Amat

La greffière,




Signé
L. Thomas

La République mande et ordonne au préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions