mardi 25 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2314460 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LUJIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 juin 2023, Mme C B D, représentée par Me Lujien, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au le préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'ensemble dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative moyennant sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat ou à son bénéfice dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée.
Elle soutient que
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour le 24 novembre 2022 et qu'elle s'est vue délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable du 9 février 2023 au 8 mai 2023, date depuis laquelle elle est en situation irrégulière et se trouve de ce fait privée de la possibilité de poursuivre sa scolarité et exposée à un risque d'éloignement ;
- les mesures demandées sont utiles et ne font pas obstacle à une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B D, ressortissante de nationalité colombienne, qui déclare être arrivée en France le 19 septembre 2015 munie d'un visa long séjour valant titre de séjour " étudiant ", a sollicité, le 24 novembre 2022, le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " sur la plateforme ANEF. N'ayant pas obtenu le renouvellement de son titre de séjour, Mme B D demande au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour lui délivrer un titre de séjour, ou, à défaut, lui délivrer un récépissé, l'ensemble dans un délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Sur les demandes d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de Mme B posso au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
4. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
5. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
6. Si Mme B D demande d'enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous afin de lui délivrer son titre de séjour, et, à titre subsidiaire, de lui délivrer un récépissé, il résulte de l'instruction que sa demande a été rejetée par un arrêté du préfet de police en date du 7 juillet 2023, lui faisant également obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, les mesures demandées par Mme B D seraient de nature à faire obstacle à l'exécution de l'arrêté du 7 juillet 2023.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B D tendant à voir ordonner au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour la délivrance de son titre de séjour et un récépissé dans un délai d'une semaine compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard doivent être rejetées, comme doivent être rejetées ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B D est admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B D est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de police de Paris et au bureau d'aide juridictionnelle.
Fait à Paris, le 25 juillet 2023.
Le juge des référés,
I. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026