jeudi 12 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2314550 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET JL AVOCAT (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 26 février 2024, la juge des référés a ordonné une expertise à la demande de la Région Île-de-France et l'a confiée à M. D H, à M. A E, à M. B F et à M. C G, experts.
Par une note, enregistrée le 17 avril 2025, M. G, expert, sollicite l'extension de l'expertise à la société d'huissier Teboul et associés, à la société Qualiconsult Créteil et à la société Alphai-i et co.
Il soutient que la présence de ces trois sociétés est utile aux opérations d'expertise.
Par un mémoire, enregistré le 10 juin 2025, la société Qualiconsult représentée par Me de Cosnac informe le tribunal qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'extension sollicitée aux sociétés l'Étude Teboul et Associes, Qualiconsult, Alphai-I et Co.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant, ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties, formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / (.) ".
2. La gestion de douze lycées municipaux de la Ville de Paris a été transférée à la Région d'Ile-de-France à compter du 31 août 2021. La Région d'Ile-de-France estimant qu'un rapport d'audit sur l'ensemble des lycées transférés a montré un état de vétusté avancé des équipements impliquant des travaux d'urgence, a sollicité la désignation d'un expert. Par une ordonnance du 26 février 2024, la juge des référés a ordonné une expertise et l'a confié à M. G, expert. Celui-ci demande que l'expertise soit étendue à la société d'huissier Teboul et associés, qui a dirigé les opérations de constats contradictoires lors du transfert des établissements, à la société Qualiconsult Créteil a établi un audit de l'état des lieux de chaque établissement, et à la société Alphai-i et co en qualité d'économiste ayant établi l'estimation financière des travaux non réalisés à la date de chaque transfert d'établissement.
3. La demande d'extension de sa mission présentée par M. G entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Dès lors, il y a lieu d'y faire droit et d'étendre la mission de l'expert ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : L'expertise prescrite par l'ordonnance du 26 février 2024 sera conduite en présence de la société d'huissier Teboul et associés, de la société Qualiconsult et de la société Alphai-i et co.
Article 2 : L'article 7 du dispositif de l'ordonnance du 26 février 2024 est modifié en tant que l'expert déposera son rapport au plus tard le 5 septembre 2025.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Région Île-de-France, à la Ville de Paris, à la société d'huissier Teboul et associés, à la société Qualiconsult, à la société Alphai-i etco, à M. D H, à M. A E, à M. B F et à M. C G, experts.
Fait à Paris, le12 juin 2025.
La juge des référés,
M. Dhiver
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris chacun en ce qui le concerne ou à tous commissaires en ce qui concerne les voies d'exécution de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026